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  • : Invitation au voyage
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  • : Blog d'un ancien voyageur installé à Valparaiso depuis 10 ans, au Chili, a voyagé aussi en Cargo. Résultat : textes en tout genre, carnet de voyage, photo, réflexions et même un peu de poésie dans ce monde de brutes.
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POURQUOI ?

Ce BLOG,
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2016 est une belle année

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ENFIN !!!!

Infotographidée de la semaine

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8 juin 2007 5 08 /06 /juin /2007 22:43

N’allez pas croire que je me fous de l’élection législative !
Mon intérêt de la chose politique n’est pas mort avec la victoire de Sarko 1er.
Mes idées, mes craintes, mes critiques, mes envies, mes attentes,
mes aigreurs et mes opinions sont les mêmes. Je n’ai pas bougé d’un iota.
C’est la raison principale qui explique mon apparent silence sur ce sujet.
Parce que je n’ai pas bougé d’un iota et que j’ai l’impression
que les gens en France, n’ont pas non plus bougé d’un iota.
Les seuls qui semblent avoir évolué ou bougé sont :
- Sarkozy de chez lui au Palais de l’Elysée
- Les amis de Sarkozy de chez eux à des postes à responsabilité limitée par
les désirs d’omnipotence de Sarko 1er
- Quelques traîtres du PS au gouvernement
- Quelques centristes de l’UDF qui sont allés soit au Modem
soit au Nouveau Centre
- Chirac de l’Elysée à la sous-location gratuite dans la maison d’un fortuné ami de 30 ans.
Comme on dit chez moi, chaque chose a une place et une place pour chaque chose… ou un truc dans le genre…
Alors, je me souviens, il y a cinq ans, du tsunami UMP après la victoire à l’africaine de Chirac et je me souviens que cela m’avait achevé…
J’aimerais que cela ne se repoduise pas.
J’aimerai que le score de la gauche et du centre face barrage à la (folle ?) politique de Sarkozy.
J’aimerais que les gens se mobilisent pour faire gagner le candidat,
quelqu’il soit, se présentant contre celui de l’UMP.
C’est un espoir, un rêve, une attente, un souhait.
Et j’y crois.
Puisque Sarkozy veut un gouvernement à l’image de la France
avec toutes les sensibilités, alors offrons lui un gouvernement
de gauche ou du centre…
Et faisons de cette élection un “piège au con”. 

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Published by Bertrand - dans Elections en France
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7 juin 2007 4 07 /06 /juin /2007 22:26
Aujourd’hui sera l’occasion d’une anecdote amusante.
Mais d’abord un peu d’histoire de l’urbanisme de Valparaiso.
En 1906, un terrible tremblement de terre détruisit un très grande partie de la ville qui, en 1917 subie de plein fouet l’ouverture du canal de Panama comme un coup de grâce.
C’est pourquoi le visiteur aujourd’hui a du mal à comprendre la juxtaposition dans cette vile d’immeubles ancien et qui témoigne d’un luxe ancien mais disparu aux côtés d’immeuble moderne, récent et de mauvaise facture.
Il est un immeuble que je trouve immonde, mais dont les Porteños sont fiers, parce qu’il fut le premier édifice moderne de la ville, et qui ressemble (pour moi) à un vulgaire building du genre cage à lapin en béton.
Je ne vous le montre pas en entier, vous n’y gagneriez rien, sinon les fils électriques inévitables à Valparaiso, les bus qui passent devant et rien d’esthétique. Bien que ce bâtiment conservent quelques signes qui furent la signature art-déco de l’époque, ses portes d’entrée et ses lanternes latérales, kitschissime, sans plus.
Et puis, en regardant le cliché de plus près avant de le sélectionner pour ce Blog, je remarque une silhouette derrière une fenêtre en haut à droite.
La définition de la photo étant assez élevée, je zoome sur mon ordinateur (ce que vous ne pourrez pas faire ici, car la définition est plus basse, désolé).
- C’est fou ce qu’on fait avec un appareil digital de nos jours.
- On n’arrête pas le progrès ma p’tite dame !
Et que vois-je qui se place derrière la fenêtre ?
Amusant non ?
Il aura fallu que je prenne une photo de la façade de cet édifice pour remarque ce squelette sans doute placé par un étudiant farceur.
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Published by Bertrand - dans Chili con carnet
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6 juin 2007 3 06 /06 /juin /2007 22:54
J’ai déjà beaucoup insisté ici sur l’importance de revenir pour revoir.
Revenir sur un endroit pour avoir un regard différent, un regard plus riche et plus profond, et surtout, un autre regard.
C’est pourquoi je déteste ces gens qui disent qu’ils ont fait tel ou tel voyage : « J’ai fait la Grèce, le Portugal et la Réunion ». Parce qu’on les écoute en les imaginant cochant une liste de toutes les destinations possibles… sans jamais envisagé de revenir au même endroit :
- Revenir, mais pour quoi faire, on l’a déjà fait y’a deux ans !

Mais, me voilà piégé un peu par mon idée.
Me voilà à Valparaiso que j’ai bien envie de montrer, mais voilà que je me rends compte qu’il me devient difficile de la photographier.
Mon œil s’est habitué à la ville et est devenu extrêmement exigent.
Foutue exigence que mon œil exerce sur moi, en parfait petit dictateur.
Alors, il me faut faire des efforts ou avoir de la chance pour à présent réussir une photo de Valparaiso qui soit autre chose qu’un joli mural un tag sympathique.
Parce que les maisons de couleur, les cerros escarpés ou les vues e la baies me deviennent familiers, mêmes s’il demeurent sans doute pour 90 % des visiteurs de ce Blog parfaitement exotiques.

Valparaiso n’est jamais aussi lumineuse que sous le soleil. Ce n’est pas une lapalissade que de le dire, ce soleil de 32 degrés de latitude sud de l’hémisphère sud brille fort, même en automne et permet toujours de faire de la jolie photo comme celle-ci, ci-dessus.
Pour l’anecdote, c’est une façade colorée d’un hostal qui, dont l’intérieur n’est pas à la hauteur de l’espoir suscité par la beauté de son apparence extérieure. D’autant qu’en étant allé rencontrer son propriétaire pour des renseignements, j’ai constaté qu’il avait un discours aux résonances politiques qui ne me plaisaient guère.
Mais quand il n’y a pas le soleil, il ne s’agit pas forcément de mettre l’appareil photo en hibernation, mais de chercher autre chose : un thème original ou un angle nouveau.
Et voilà, il suffit, pour une fois, de gravir quelques marches de plus que d’habitude pour découvrir un angle de vue inédit d’un bâtiment pourtant mille fois regardé. Et ce bâtiment, ancien collège allemand, siège de millions de souvenirs de jeunes issus de l’immigration européenne (ces mêmes qui, après avoir joué aux billes ou au foot dans sa cour de récréation, sont allés sans comprendre, se foutre sur la gueule dans les tranchées), en surplomb du cerro Concepcion de Valparaiso, prend un autre relief.
Voilà comment, par la mème occasion, rappeler qu'en photographie, comptent la lumière et la composition...
Et l'oeil ? pfff, mon oeil !
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5 juin 2007 2 05 /06 /juin /2007 23:11

Un Breton patientant à Valparaiso parce que le cargo qui devait le ramener en Europe était en retard me dit, tandis que nous nous promenions que le concept de psy pour voyageurs égarés (échoués ?) à Valparaiso serait un travail tout à fait pertinent.
Cette ville piège, port du bout du monde n’en finit pas de voir passer des âmes belles et riches mais souvent blessées.
Mais moi l’ego, qu’irais-je faire dans cette galère quand je vois, si je m’écarte légèrement de mon propre sujet, avec du recul, que le premier à devoir consulter serait ce « je ».
Par exemple, pourquoi tandis que j’ai besoin d’acheter des chaises pour accueillir mes amis chez moi, au lieu de les asseoir sur des tabourets métalliques, rigides et froids, je m’obstine à acheter des tables.
Monsieur Freud sauta-t-il me donner le symbole de la table qui semble revêtir actuellement pour le « moi de mon ego » une importance primordiale quand je vais d’acte manqué en acte manqué au niveau du « moi de la chaise » ? Oui dois-je contacter Monsieur Meuble ?
Autre exemple, tandis que depuis longtemps je lutte avec hargne et résolution contre les méfaits de la télévision, je me dirige lentement mais (qui sait ? sûrement ?) vers un travail audiovisuel pour la télé.

 Cela me rappelle le livre de Christian Martel, « les décisions absurdes » qui tend à démontrer que les fonctionnements collectifs de la société sont  source parfois de décisions qui vont à l’opposé de l’objectif poursuivi. Il en faudrait des psychothérapies de (grands) groupes…
Mais, ne dit-on pas que les cordonniers sont les plus mal chaussés ? Ayant grandi au milieu de parentaux tous plus ou moins dans la médecine ou la santé, j’ai pu constaté qu’eux même étaient légers avec leur propre santé.
Alors, mes capacités d’écoute seraient-elles appropriées à la réception de discours personnels d’autrui égarés à Valparaiso, comme pour les aider à rebondir mieux et plus loin, tandis que je resterais agrippé à mon cerro ?
Un ami me disait que de tous les étudiants inscrits en psycho,  si 30 % le faisaient avec talent et capacités, 30 % le faisaient pour tenter de régler leurs propres problèmes par eux-mêmes (plutôt que de consulter) et 30% étaient simplement égarés dans leurs études.
Il est fou de constater qu’ici comme ailleurs et sans doute partout dans le monde, chacun continue de voir la paille dans l’œil du voisin sans apercevoir la poutre dans son propre œil.
Ce serait pour moi comme faire un Blog de voyage tandis que je ne voyage plus vraiment en ce moment.
- Oui, mais Bertrand, votre voyage est autre actuellement.
- Ah bon docteur ?
- Oui, bien sûr.
- Et comment est-il mon voyage ?
- Ca, Bertrand, c’est à vous de le trouver par vous-même.
- Ah, je m’en serais douté de cette réponse. C’est toujours pareil, faut tout trouver tout seul. Mais dites-moi docteur…
- Oui Bertrand ?
- Vous lisez mon Blog parfois ? 
- Non ! Je ne mélange pas les genres. Je suis votre psy, pas votre public.
- Donc, vous pensez qu’exhiber comme ça, notre dialogue est inconvenant ?
- Oui !
- Oui, mais les gens ne sont pas dupes, ils savent que c’est parfaitement inventé.
- Je n’en suis pas sûr. Qui vous l’assure ?
- Euh…
- Regarder les commentaires, on voit bien que si la majorité saisit la teneur de vos propos, il en est quelques-uns qui dérapent, et avant de vous énerver dessus, demandez-vous en premier lieu ce qui vous touche et vous fait réagir.
- Oui, bien sûr.
- Souvenez-vous que chacun est seul face à son ordinateur, face à un texte froid et sans tonalité, chacun l’interprète avec ses propres capacités, ses humeurs du moment, ses intelligences. La seule bouée, c’est soi-même. Et si soi-même on est un peu fragile, Internet peut se révéler un piège terrible. Parce qu’au lieu de combler les failles, il les accentue et les exploite.
- Comme Valparaiso ?
- Vous croyez, Bertrand, que Valparaiso c’est comme Internet ou comme votre Blog ? C’est intéressant…
- Vous voyez, je progresse.
- Oui, et ce sera tout pour aujourd’hui.
- Ah voilà, c’est toujours pareil, c’est quand ça devient intéressant que la séance se termine.
_ Mais Bertrand, si vous alliez à l’essentiel dès le début de la séance au lieu de circonvolutionner, ce serait différent.
- Comme pour le texte du jour ?
- Oui !

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Published by Bertrand - dans Autoportrait
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4 juin 2007 1 04 /06 /juin /2007 23:02

En ce moment, j'ai davantage envie de montrer des photos que de m'exposer avec des mots...
Moins (mois/moi) de texte à lire pour ceux qui passent par ici.
Moins (mois/moi) de lignes à rem,plir pour moi.
Moins (mois/moi) d'idées à creuser.
Mais moins (mois/moi) de réflexion en perspective.
"Réfléchir c'est désobéir !" me dit un jour un officier pendant mon service militaire.
Et la tendance actuelle de la globalisation et du tout télévision me pousse à croire que cette boutade militaire est en train de devenir vérité.
De cette radicalisation généralisé du tout consumérisme émerge une ombre dictatoriale qu'il ne semble possible de combattre que par la désobéissance ou la résistance.
Parce qu'entendre mille fois par jour, à la radio ou la la télévision, ou à lire autant de fois sur les panneaux publicitaires ou dans les revues "achetez achetez achetez achetez", finalement, on est proche du sentiment de culpabilité
à la fin du jour de n'avoir rien acquis.
Et presque, le panier vide, on prendrait le maquis.

Et puis, en voyant cette photo et après avoir passé quelques minutes sur Internet à regarder l'actualité politique, spontanément, j'ai pensé à Super Dupont.
Ne me demandez pas pourquoi.
Et puis, souriant des malices de quelques synapses qui fonctionnent encore sous mon crâne, je me suis demandé si le seul qui pouvait encore sauver la France du n'importe quoi, n'était pas, justement, Super Dupont.
Alors, en attendant qu'il se manifeste,
et au cas où il aurait besoin d'une doublure lumière,
je suis un entraînement spécial.


Qui pourrait croire que cette photo a vraiment été prise,
il y a quelques jours, à Valparaiso ?

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Published by Bertrand - dans Autoportrait
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3 juin 2007 7 03 /06 /juin /2007 23:47
Ou comment réunir deux images et construire un pont entre
une publicité stupide livrée sur chaque plateau d'un Mc Donald
et un instant amical dans le charmant village de pêcheur de Horcon.


Pour faire une réalité, il ne faut pas un rêve, il en faut trois !



Evidemment, petit clin d'oeil à Raymond Devos qui disait un truc du genre :
"Un fois rien, c'est rien. Deux fois rien, c'est pas mieux. Mais trois fois rien, c'est déjà quelque chose. "
Mais ici, quelle est la réalité ?
Quelle est le point de contact entre une offre promotionnelle d'un fast-food branché d'un pays d'Amérique latine et trois habitants retraités d'un village de pêcheurs prisé le week-end par les habitants de la capitale de ce même pays ?
Je vous laisse pensifs ?
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Published by Bertrand - dans Chili con carnet
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3 juin 2007 7 03 /06 /juin /2007 05:34

Faut pas le croire, faut le vivre.
C’est dimanche.
Et on n’est un peu ensablé avec le projet de A à Z… non ?
On pourrait aujourd’hui jouer avec la lettre K.
Personnellement, c’est la lettre que je déteste le plus au scrabble. Les Z, W, X et Y ne m’emmerdent jamais autant que ce foutu K. Pour moi, le K est un cas.
Et puis, je pense à Kafka, au K, à képi, okapi, volapuk, mon Kiki, ma Tonkiki ma Tonkiki, ma Tonkinoise…
Alors  quand je vois cette affiche… imaginez un peu ma joie…
Ca se passe comme ça chez Falabella.
Oui parce que le F en forme d’intégrale mathématique sur fond vert sur l’affiche, c’est le logo de la multitienda Falabella, propriété d’une des familles les plus riche du Chili.
Explication de texte : « Tu Parka », ne veut pas dire « Tu pars quand ? » mais comme c’est l’automne ici et que l’hiver pointe déjà le bout de son nez, il est temps d’acheter une parka…
Explication d’image : convenez que cette photo d’affiche aurait pu être prise n’importe où dans le monde… Cette affiche n’a rien de chilien… C’est beau la mondialisation !
C’est juste un K d’école.
Mais la lettre K ici est aussi beaucoup employé pour durcir le ton, les revendiKtion, les Kritiques… Comme sur ce tag, par exemple.
Oui, la culture poubelle…
On en a un bel exemple donc sur la première image…
Parce que depuis que la pub se fait des couilles en or tout en s’achetant une respectabilité sur le dos des ados incultes, ignorants et esclaves du consumérisme, on ne peut plus rien dire. Souvenons nous de l’émission la plus décérébrante de la TV française, Culture Pub, qui sous couvert de nous apprendre soi disant à apprécier le talent des publiciste, nous faisait prendre des vessies pour des lanternes et à ravagé des millions de cerveaux.
Donc, en ce dimanche où les plus courageux vont chier derrière l’église,
je dirai juste pour conclure que la « Pub c’est du KK »…

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Published by Bertrand - dans Dimanche de A à Z
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1 juin 2007 5 01 /06 /juin /2007 22:37
Ce sera un samedi léger.
Parce que contrairement à ce que croit deviner une commentatrice assidue, je ne suis pas plus hargneux que d’habitude.
Il y a un peu plus d’un an et demi déjà, je voulais pousser ici une fois par semaine une coup de gueule, du genre « on ne rit plus »... De là été née la rubrique « Idées et prise de tête ».
Parce que le voyage ne doit pas se faire naïf ou aveugle. Traverser le monde encourage certes l’émerveillement dans la découverte, mais ne doit pas rendre indifférent à ce que l’on voit : la pauvreté, la répression, l’isolement, la pollution...
Gardons les yeux ouverts et la lucidité avec soi.
Mais aujourd’hui est léger.
Voire blasphématoire...

Non, vraiment, la Vierge en dame pipi... comment le croire dans un pays aussi imprégné de catholicisme ?
Mais bon, ne jamais se priver de sourire ou de rire, quand ce n’est pas aux dépends de quelques victimes.
Mais le Chili est tout de même un pays où l’on rit.
Déjà, à la base, les Chiliens sont souriants, naturellement.
Mais les Chiliens aiment aussi les blagues, les farces, ils aiment rire, parce que durant de longues époques, ils n’avaient que cela comme richesse, le rire, pour se cacher des malheurs de la pauvreté, du destin implacable des tremblements de terre, des maladies, des naufrages et des incendies.

Il fallait bien rire ou mourir triste.
Et le Pisco est sans doute un des meilleurs moyens de dérider le Chilien et de l’aider à rire.
Et tandis que le Pisco a sur moi un effet terrible et me casse la tête à la moindre gorgée, il a sur le Chilien un effet désinhibiteur incroyable. S’en va d’un coup sa timidité et son humilité si forte à jeun. Mais, dépassée la modération et le Chilien, comme le Basque du Petit Bayonne, s’en va vomir comme n’importe quel étudiant découvrant les excès acides de l’alcool... dans les chiottes de la Vierge Marie et partout ailleurs où le caniveau se fera accueillant.
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Published by Bertrand - dans Chili con carnet
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1 juin 2007 5 01 /06 /juin /2007 03:45
Aujourd'hui, comme je tique, je décortique... l'actu et le reste.
Il était normal qu’en tant
populaire personnalité de la vie mondaine parisienne, que L'acteur et réalisateur Jean-Claude Brialy, meurent peu de temps après avoir constaté combien cette vie parisienne a changé depuis l’élection de Sarko 1er. Paix à son âme !
C'est la Journée mondiale sans tabac ? Faites moi rire… Pendant ce temps, le même jour on apprend que la police bolivienne a découvert le plus important laboratoire de production de cocaïne jamais repéré dans le pays.
Et pendant que Sarkozy pilote un gouvernement rempli de traites ou d’anciens coupables, le gouvernement colombien prépare la prochaine sortie de prison "de 350 à 400 guérilleros" des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC - marxiste). C'est beau le monde !
Et si la Colombie reste le plus grand producteur mondial de cocaïne à ce jour et que 95% des hommes politiques de ce pays sont considérés comme corrompus, il ne faut y voir aucun lien avec l’annonce de la compagnie colombienne Avianca qui a passé 38 commandes fermes à Airbus
de 33 moyens courriers A319 et A320 et de cinq longs courriers A330-200,
et a pris des options sur 32 autres appareils. Pas plus qu’il ne faut croire que je veux évoquer les troubles actuel au sein d’EADS…
Tout cela pour vous montrer combien la lecture de l’actualité peut-être amusant et instructive, mais parfaitement relative, avec la distance et le fait de vivre à12000 kilomètres de chez soi, dans l’autre hémisphère.
Alors, voilà, il y a une nouvelle radio sur Internet, spécialement faite pour nous, les Français de l’Etranger. C’est gentil ca de penser à nous quand on n’est représenté au Parlement que par quelques sénateurs croulants qu’on n’a même pas le droit de choisir.
La radio s’appelle « Couleur France », personnellement, je trouve ce nom horrible et légèrement nationaliste, mais « Radio France » était déjà occupé.
A vrai dire, je ne sais pas quoi en penser de cette radio. Enfin presque !
D’abord il y a une chronique du guide du Routard. Je dois avouer qu`écouter une chronique du Guide du Routard me brouille l’écoute ( ;-)) tant j’ai de reproches et de critiques à leur faire.
Ensuite on apprend que cette radio travaille étroitement avec le Ministère des Affaires étrangères, ce qui veut dire ce qui veut dire au niveau de l’impartialité de l’information, mais bon, à présent que TF1 est
avec Sarko 1er
et que Colombani a été viré du Monde et que Libé est moribond et que tous les autres grands média impartiaux en France on pris une grosse claque… on va pas jouer les difficiles. D’autant que cette radio est faite pour nous, rien que pour nous. Presque ce serait la voix officielle de la France que j'y croirais... presque !
A l’instar de France Info, elle est pleine de chroniques du genre « comment téléphoner de l’Etranger » et ils nous parle de Skype à la fin après nous avoir énuméré toutes les possibilités payantes.
Et puis on nous dit aussi qu’en cas de quelque chose de grave dans le monde  on est tout de suite au courant. Et de préciser qu'ils parleraont de Bettancourt plusieurs fois par jour... C'est vrai qu'elle aussi elle aussi c'est une Francaise à l'Etranger.
Et puis, avec Couleur France, je peux connaître la météo de San Francisco ou de Pékin, c’est chouette.
Hier, le type il a dit texto « Au Chili sortez vos parapluies » et donne la température de Santiago. Le pays faisant 4500 kilomètres de long
pour 200-300 de larges, j’aime ce sens de la précision radiophonique.
Et puis, heureusement, il y a les sponsors, comme cette société d’assurance pour les Français à l’Etranger, forcément… Oui, parce qu’avant d’abuser de délit de faciès pour pleurer sur les abus des soi-disant Etrangers qui abuseraient de la sécu, le gouvernement actuel pourrait s’intéresser au sort des Français hors des frontières… (qui ont contribué à la victoire de
Sarko 1er, mais pas moi).
Bref, je ne suis pas sûr que cette radio ait du succès.
D’abord parce qu’on peut écouter sur Internet toutes les radio de
Radio France et donc France Info. Qu’ensuite vouloir donner des conseils au Français de l’Etranger avec un seul media c’est être bien naïf sur les conditions de vie de ces Etrangers. Chaque pays est différent et dans certains pays fédéraux, les différences sont multiples.
Parce qu’en plus, le site Internet des Affaires Etrangères est très bien fait quand on cherche un info,. Parce qu’un Français qui a un problème ne va pas attendre que sorte la rubrique qui l’intéresse pour résoudre son cas. Quand on est à l’Etranger, c’est tout de suite que l’on veut la réponse.
Et mon conseil à moi, c’est de jeter le Guide du Routard et de demander au gens sur place, avec la langue des signes s’il le faut.
Enfin, si vous être curieux, c’est là www.couleurfrance.net
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Published by Bertrand - dans Chili con carnet
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31 mai 2007 4 31 /05 /mai /2007 00:26

Je l’ai dit et répété, le Chili est un pays cosmopolite et, toute proportion historique et temporelle gardée, c’est un peu la France du continent américain. Certains diront que ce sont les Espagnols qui ont conquis et développé le pays.
D’autres diront que ce sont les Anglais qui ont su en faire un pays riche et prospère.
D’autres encore diront que ce sont les Allemands.
La France aussi a connu les invasions, les colonisations, les mélanges, les Espagnols, les Anglais ou les Allemands sont venus s’installer dans nos campagnes, sans mugir parfois.
Mais le plus amusant au Chili, c’est de regarder attentivement le générique de fin d’un film au cinéma pour se rendre compte à quel point le Chili est avant tout européen. Des noms basques côtoient des noms allemands, italiens, espagnols, français, etc.
Mais, les Chiliens eux-mêmes, ne savant pas reconnaître l’origine européenne d’un patronyme… Ne sachant pas que Etcheverry, forcément, c’est pas Breton.
Bon, bien sur Pinochet, Bachelet… on se doute.
Et puis, il y a les croates aux noms parfois imprononçables…
Mais bon, ces métissages, ces mélanges, ces immigrations, font que le Chili présentent une société aux très nombreuses facettes.

Facettes parfois inattendues, car toutes les immigrations ne se sont pas dissoutes dans le Chili et il existe encore en 2007 des classes de jeunes filles blondes comme les blés dans quelque établissement scolaire répondant à un nom du genre « Collège allemand de Santiago » ou quelque chose dans le genre.
Quant à la question des origines Mapuche ou indigènes des uns ou des autres, elle demeure encore très sensible et taboue. D’ailleurs, plus on monte dans l’échelle sociale et plus elle est taboue cette question du sang indien qui coulerait dans les veines des Chiliens.

 

Heureusement le patriotisme et les  valeurs nationales sont là pour mettre tout le monte d’accord.

Car le Chili a une forte tradition militaire et guerrière que les années de dictatures après deux siècles de gouvernance ultra droitière n’a pas amoindrie.
Et si on peut octroyer à l’Angleterre la qualité de l’Armada chilienne, on peut se demander quelle sont les sources d’inspirations des militaires chiliens aujourd’hui, et surtout depuis que le Chacal est mort.

Ha, l’esprit cartésien… l’armée chilienne pourrait être cartésienne.
J’ai entendu un jour quelqu’un dire que durant la dictature, les élèves officiers avaient deux livres de chevet : « Mein Kampf » d’Adolphe H. et « Le mémorial de Sainte-Hélène «  de Napoléon B.
Rumeur, calomnie, fausse croyance, vengeance... je ne sais pas.
Je sais juste que l’on trouve énormément d’exemplaires de « Mein Kampf » sur tous les étals des bouquinistes de tout le pays, mais je n’ai encore jamais trouvé le moindre livre signé de l’Empereur.
Cela mériterait une enquête…

 

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