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  • : Blog d'un ancien voyageur installé à Valparaiso depuis 10 ans, au Chili, a voyagé aussi en Cargo. Résultat : textes en tout genre, carnet de voyage, photo, réflexions et même un peu de poésie dans ce monde de brutes.
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2016 est une belle année

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ENFIN !!!!

Infotographidée de la semaine

 100 1144

Clic pour en savoir plus !

6 octobre 2010 3 06 /10 /octobre /2010 16:58

Il faudrait lire tout le Monde diplomatique et y supprimer les dérapages idéologiques pour n’en garder que la substantifique moelle, et comprendre combien l’Amérique latine, à l’instar de l’Afrique, a souffert et soufre encore de la schizophrénie importée de la vielle Europe, de celles des ténèbres, des pestes et famines, des guerres et des pogroms, de l’ultracatholicisme et des guerres de religions.

Il faudrait, à l’instar d’un Chavez, offrir à son meilleur ennemi le tristement actuel « Les veines ouverte de l’Amérique latine » d’Eduardo Galeano et en cadeau bonus « Tristes tropiques » de l’inoubliable Levi-Strauss.

Il faudrait que les Girondins de Bordeaux utilisent davantage ses « noirs » pour que la si belle et récemment classée à l’Unesco, ville de Bordeaux poursuive le remboursement de sa dette (financière comme morale) de s’être enrichie sur le dos du commerce d’esclaves d’Afrique à destination de l’Amérique. Une Amérique symbole d’El Dorado, où les plus tristes sires et les plus intégristes iront en masse durant 500 ans chercher à se faire sans scrupules des couilles en or, sur le dos des autres, au prix du sang et de la sueurs des plus faibles ou des sans grade.

 

DSC06941Il faudrait que l’on cesse d’appeler Américains les descendant du Mayflower, que l’on disent autrement, que l’on aille jusqu’à avoir le courage de changer le nom des USA… ou alors changer le nom du continent tout entier ou la moitié. Car il n'existe pas d'états du continent américains qui ne soit désunis des autres... Au diable le tristement fameux "l'Amérique aux Américains", il est temps de redessiner ce foutu continent.

Il faudrait tant de choses pour changer le cours des choses et y voir un peu plus clair sur ce continent symbole tout à la fois de paradis et d’enfer, de métissage et de discrimination, de révolution et de coup d’état.

A suivre…

 

[Pour lire tous les articles de la série "America America",

c'est ici :

http://bertrand-bertrand.over-blog.com/article-america-america-l-integrale-58602815.html ]

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4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 01:37

Auparavant, aux temps d'antan, d'avant que je sois porteño,

je disais que la vie était cruelle,

que le monde était monde

et que l'Homme était toujours seul, malgré tout,

tout simplement parce qu'il est un et unique.

Les philosophes des Lumières débattaient de la sociabilité de l'Homme,

de son côté inné, des lois de l'acquisition (sociale ou culturelle) etc.

Je disais ceci, je lisais cela.

Un Moi ou un Foucault.

Le balancement des idées, à la recherche d'un improbable équilibre,

car il n'y aurait pas de problèmes sinon des solutions,

car il n'y aurait point de questions sinon des réponses aux questions.

C'était avant de connaître le Chili, Valparaiso, l'Amérique.

 

 Ivan Cabezon - Minotauro 

 

                                              "Minotauro" de Ivan Cabezon

L'Amérique est cruelle parce qu'elle est née de la cruauté.

L'Amérique est difficile et exigeante parce qu'elle fut violée, saccagée et trompée.

L'Amérique est un  paradis aux alouettes où les taureaux n'ont pas les honneurs.

Et le Chili, enfant de l'Amérique violée par un Europe conquérante,

paie chaque jour ce difficile lignage.

A suivre...

 

[Pour lire tous les articles de la série "America America",

c'est ici :

http://bertrand-bertrand.over-blog.com/article-america-america-l-integrale-58602815.html ]

 

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1 octobre 2010 5 01 /10 /octobre /2010 00:42

[Ici, le texte intégral, corrigé, légèrement modifié et dans l'ordre

(mais sans les images) de ceux apparaissant

sous la catégorie "America America"

et aux titres "America America America XYZ]

 

                                   

                                                AMERICA AMERICA !

  

Auparavant, aux temps d'antan, d'avant que je sois porteño,

je disais que la vie était cruelle,

que le monde était monde

et que l'Homme était toujours seul, malgré tout,

tout simplement parce qu'il est un et unique.

Les philosophes des Lumières débattaient de la sociabilité de l'Homme,

de son côté inné, des lois de l'acquisition (sociale ou culturelle) etc.

Je disais ceci, je lisais cela.

Un Moi ou un Foucault.

Le balancement des idées, à la recherche d'un improbable équilibre,

car il n'y aurait pas de problèmes sinon des solutions,

car il n'y aurait point de questions sinon des réponses aux questions.

C'était avant de connaître le Chili, Valparaiso, l'Amérique.

L'Amérique est cruelle parce qu'elle est née de la cruauté.

L'Amérique est difficile et exigeante parce qu'elle fut violée, saccagée et trompée.

L'Amérique est un  paradis aux alouettes où les taureaux n'ont pas les honneurs.

Et le Chili, enfant de l'Amérique violée par un Europe conquérante,

paie chaque jour ce difficile lignage.

 

Il faudrait lire tout le Monde diplomatique et y supprimer les dérapages idéologiques pour n’en garder que la substantifique moelle, et comprendre combien l’Amérique latine, à l’instar de l’Afrique, a souffert et soufre encore de la schizophrénie importée de la vielle Europe, de celles des ténèbres, des pestes et famines, des guerres et des pogroms, de l’ultra catholicisme et des guerres de religions. 

Il faudrait, à l’instar d’un Chavez, offrir à son meilleur ennemi le tristement actuel « Les veines ouverte de l’Amérique latine » d’Eduardo Galeano et en cadeau bonus « Tristes tropiques » de l’inoubliable Levi-Strauss.

Il faudrait que les Girondins de Bordeaux utilisent davantage ses « noirs » pour que la si belle et récemment classée à l’Unesco, ville de Bordeaux poursuive le remboursement de sa dette (financière comme morale) de s’être enrichie sur le dos du commerce d’esclaves d’Afrique à destination de l’Amérique. Une Amérique symbole d’El Dorado, où les plus tristes sires et les plus intégristes iront en masse durant 500 ans chercher à se faire sans scrupules des couilles en or, sur le dos des autres, au prix du sang et de la sueurs des plus faibles ou des sans grade.

Il faudrait que l’on cesse d’appeler Américains les descendant du Mayflower, que l’on disent autrement, que l’on aille jusqu’à avoir le courage de changer le nom des USA… ou alors changer le nom du continent tout entier ou la moitié. Car il n'existe pas d'états du continent américains qui ne soit désunis des autres... Au diable le tristement fameux "l'Amérique aux Américains", il est temps de redessiner ce foutu continent. 

Il faudrait tant de choses pour changer le cours des choses et y voir un peu plus clair sur ce continent symbole tout à la fois de paradis et d’enfer, de métissage et de discrimination, de révolution et de coup d’état.

 

La lecture pourrait être un moyen de mieux comprendre ce qu'il s'est passé entre le premier pas de Colomb sur la future Saint Domingue en 1492  et la dernière tentative de coup d'état en Equateur.

Mais il faut brûler Tintin et ses stéréotypes.

Non, il faut lire les écrivains que l'on classe comme latino, Carlos Fuentes, Garcia Marquez, etc.

On pourrait lire par exemple "Moi le suprême" d'Augusto Roa Bastos,  "La mort d'Artemio Cruz" et bien sûr "la fête au bouc" de Vargas Llosa.

Un Vargas Llosa enfin récompensé (et donc absout de son errement libéral à la faveur de son talent d'écriture, ce qui permettra de le ranger avec Céline sur l'étagère des talentueux maudit).

Hubert Artus sur Rue89 écrit : " Comme beaucoup d'écrivains d'Amérique latine, Vargas Llosa va du général au particulier (alors que le mouvement des littératures européenne et anglo-saxonne, elle, part du caractère particulier pour aller au général)."

Voilà une différence essentielle.

Construite par des Européens au détriment des Natives (Indiens, autochtones, Amérindiens, Indigènes... ne rayez aucune mention inutile !), l'Amérique n'est pas stable parce qu'elle fut construite comme une pâle copie de ce que les Colons regrettaient d'avoir laissé derrière eux avec toutes les déformations dues à l'embellissement de la distance, du temps et de la nostalgie.

De ces cités coloniales dont l'Unesco classe régulièrement les vestiges au Patrimoine de l'Humanité pour en faire des lieux de spéculations immobilière et de tourisme de masse, on note les cicatrices des Angalis et leur style Elisabethin, les Espagnols et leurs balcons de bois ou leur paseo arborés, les Français et les façades de pierre imposantes, etc.

On construisit des cathédrales, des églises, des chapelles à tour de bras.

On fit des ports, des routes, des ponts.

On apporta des chevaux, des chiens, des vélos, des voitures, des locomotives, des pestes et une certaine idée du paradis.

Re re re re voir "Mission" et accepter de ne pas tout comprendre.

Re re re voir " Aguirre ou la colère de dieu" et accepter de tout comprendre, hélas.

La violence existait bien sûr avant la colonisation européenne, on en a les "témoignages" de la part des Incas.

L'Homme est violent par Nature, si la même mère nature l'y pousse.

Mais quel mot plus fort que "violence" pourrait qualifier ce qu'il s'est passé durant la conquête colonisatrice des Espagnols et Portugais, puis des Français, des Anglais et autres Européens avides, cupides et aveuglés par l'ambition ?

 

A ceux qui trouvent que les trois premiers textes parus ici sous le titre “America America America” sont brouillons, confus, sans queue ni tête et trop subjectifs, je voudrais répondre longuement avec des arguments, des justifications, des exemples. Mais il me faudrait du temps, de l’énergie, une certaine discipline, quasiment une vocation. 

A partir de combien de temps devient-on américain ?
Je suis venu une première fois au Chili il y a cinq ans et demi,

Mais auparavant, j’avais passé trois semaines à Cuba, deux semaines en Californie et dix jours sur l’île de la Martinique (c’est l’Amérique la Martinique ?).

Et puis cela fait maintenant plus de quatre ans que je vis à Valparaiso, au Chili.

Suis-je devenu un Américain ? Au sens géographique du terme, oui !

Au sens politique, cela dépend. Je ne suis ni illégal, ni clandestin.

Je suis un émigré davantage qu’un expatrié.

Et si les expatriés ont si mauvaise réputation, c’est d’abord et avant tout parce qu’ils gagnent plus d’argent que les autochtones avec qui ils vont partager la vie un temps déterminé, sans forcément chercher à s’intégrer. L’expatrié ne choisit pas forcément, ou du moins, n’est que rarement à l’initiative de son déménagement.

Pourtant l’Amérique est synonyme d’immigration, volontaire ou non.

« Melting pot » aiment à revendiquer les Gringos du nord.

Et au Chili, les descendants de migrants allemands se reconnaissent encore par leur blondeur, leur grande taille et leur patronyme. Et lire le générique de fin d’un film chilien c’est comme lire le générique de fin d’une mega co-production européenne. Le Chili n’a-t-il pas orchestré l’immigration allemande dès 1852 ? 

De même les Croates ne sont-ils pas arrivés en masse (sous le nom de yougoslaves), suivant les Italiens, les Français et les espagnols bien sûr ?

Et c’est sans parler de l’immigration palestinienne (c’est en Europe la Palestine ? Israël participe bien aux compétitions européennes de football, non ?)

Etre incontinent ne signifie ni perdre son continent d’origine, ni être contre les continents, ni contre la tectonique des plaques.

Tais-toi et nage ! Putain mais que c’est loin l’Amérique.

Non pas loin en distance, sinon en culture.

 

Américanité, dis-moi ton nom ¡ 

Anciennement continent du nouveau monde, envahit par le nouvellement vieux monde, largement et culturellement détruit et reconstruit à la sauce de la vieille Europe, l’Amérique est une vieille polytraumatisée qui aurait bien besoin d’une thérapie de longue haleine, genre psychanalyse.

Elle se croit jeune alors qu’elle est plus que millénaire, parce que ses parents adoptifs (pour ne pas dire abusifs) ont voulu lui faire oublier ses racines asiatiques, allant jusqu’à la métisser avec du sang triangulaire africain.

Confondue, elle en oublie son âge réel, ses racines, ses langues, sa beauté.

Quel drapeau pour représenter quelle couleur de peau ?

Quelle boisson pour célébrer quel jour férié ?

Quelle lune pour éclairer quel animal symbole ?

Quelle langue avec quel type d’écriture ?

L’Amérique est-elle une île bordée de deux océans qui se font la guerre ? 

L’Amérique est-elle un deux ou trois continents à la fois ?

L’Amérique existe-t-elle ?

 

 

America America Sur-America, devrais-je écrire.

En effet, l’élection de la première femme présidente du Brésil, le prix Nobel de littérature au péruvien Mario Vargas Llosa, la libération des 33 mineurs chiliens de leur prison souterraine, sont autant de bonnes nouvelles qui déplacent lentement le curseur du centre d’inertie du monde américain du nord vers le sud.

Et tandis que le président Obama, englué dans le pétrole du golfe du Mexique, noyé dans le tea party, coincé en Afghanistan, de plus en plus dépendant de la Chine et de moins en moins influent sur la partie sud de l’ancien nouveau continent, le Brésil gagne en puissance économique et diplomatique, le Venezuela, Cuba et la Bolivie font cavalier seuls et les pouvoirs se modifient.

Le Chili, qui se rêve en Suisse de l’Amérique latine, est assis sur un immense trésor (cuivre, lithium, or, argent, fer, charbon, gaz, pétrole) qu’un jour il récupèrera à 100% au lieu d’en brader une grande partie aux multinationales étrangères comme actuellement.

Le Brésil, aidé d’un potentiel démographique énorme, et d’un développement économique impressionnant est en train de devenir le géant américain qu’il mérite et les prochains Jeux Olympique et Coupe du Monde de football à venir seront le point d’orgue de ce retour à la normale sur cette partie oubliée, négligée et phagocytée du continent américain.

 

Plusieurs processus de réunion, d’unification, de collaboration, de mise en commun sont en cours en Amérique latine afin de supprimer les tutelles impérialistes, les pressions politiques, les influences diplomatiques nord-américaines, européennes ou asiatiques. Certaines institutions naîtront de ces processus, d’autres mourront, mais les plus malins voient bien que l’Europe a énormément gagné à se regrouper autour d’une entité politique, économique et sociale. Et l’Amérique du sud se voit davantage comme une nouvelle Europe que comme  des Etats-Unis d’Amérique du sud, même si les Yankees tentent de leur vendre ce concept.

Et il est bien stimulant actuellement de vivre au Chili où tout pousse à une allure folle, et pas seulement les forêts, les fruits, les vignes, sinon également les tours, les autoroutes, les lignes de métro, les stades. Ils prévoient en 2011 l’inauguration de 162 nouveaux supermarchés (un tous les deux jours dans un pays d’à peine 17 millions d’habitants).

La croissance a ici un parfum d’espoir, de rêve, d’utopie.

La culture de la construction est ici amplifiée par la culture de la reconstruction du fait de la sismicité du pays.

Construire ici revêt une double signification de créer et de survivre.

Mais n’allez pas croire pour autant que je veuille honorer les bienfaits du libéralisme dans ce processus de développement économique.

Le capitalisme existe à la seule et unique condition qu’il y ait des pauvres. Et plus il y a de pauvres plus le capitalisme galope. Mais le XXIe siècle est une nouvelle ère où la connexion au monde via Internet permet un échange d’informations, de connaissances, de rêves et d’utopies qui sera tôt ou tard un frein aux abus, et cela, la Chine, du haut des ses 5 millénaires l’a compris bien avant les autres en mettant la censure d’Internet au cœur de sa politique dictatoriale d’un autre âge.

Au contraire, le Chili est un pays ouvert, intrinsèquement ouvert, aux étrangers, aux progrès, aux idées des autres. A la seule condition que cela ne nuise pas aux intérêts des puissants de ce pays, familles oligarchiques qui se partagent le territoire, les entreprises et les partis politiques. Mais à l’instar des familles balzaciennes qui s’effondrent avec le temps et la nature humaine, ces châteaux sont appelés aussi à finir en ruine.

 

Le rêve américain semble donc reprendre du poil de la bête, surtout de ce côté-ci de l’hémisphère, comme il fut le cas, presque cinq siècles auparavant avec els conquistadores, comme il fut le cas aussi avec la ruées vers l’or et l’argent, aux temps des Potosi et autres Marga Marga.

  

Tandis que je lis le dernier article sur l’épidémie de Cholera qui touche Haïti (1110 morts et 18 300 infectés au moment de rédiger ces lignes), plusieurs réflexions envahissent en même temps mon esprit. En fait, « réflexions » n’est peut-être pas le meilleur terme, disons plutôt observations, réactions ou commentaires.

D’abord parce que à l’instar du chili, Haïti a connu un féroce tremblement de terre au début de l’année qui a secoué la fumeuse « opinion publique internationale », émouvant un ventricule sans en toucher l’autre.

Ensuite parce que les plus observateurs verront que les soldats chiliens forment le gros des troupes de casques bleus déployés dans l’ex colonie française.

Enfin parce que justement, en tant qu’ancienne colonie française et géographiquement très proche de départements français (Guadeloupe et Martinique pour les nuls en géographie), Haïti justifierait que la France, donneuse de leçons et d’humanisme droit-de-l’hommiste, s’investisse bien davantage que par l’intermédiaire de french doctor ou d’associations d’adoption douteuses.

 

Relisons Dany Laférière, visionnons le film « Sud » de François Ozon, relisons l’histoire de la première patrie indépendante d’Amérique, élargissons nos connaissance en relisant « la fête au bouc » du fraîchement nobélisé Mario Vargas Llosa, prenons plaisir à revoir la (provisoirement) trilogie de « Pirates de Caraïbes » avec l’excellentissime Johnny Deep, ouvrons les yeux sur nos statistiques de suicides dans nos belles îles françaises (la Réunion par exemple), regardons l’Histoire du Brésil, exigeons de la richissime ville de Bordeaux un vrai et gigantesque musée à la mémoire de toutes les victimes du commerce triangulaire qui enrichit tant la future capitale viticole.

 

Et demandons-nous pourquoi la France brade-t-elle depuis toujours la dimension américaine des choses. A vendre la Louisiane, à oublier les Québécois et les Cajuns, les Basques exilés de Miami à Punta Arenas, à négliger ses anciennes colonies américaines, qu’elles soient restées sous le giron de Marianne comme nos DOM, TOM (et autres Jerry) ou qu’elles soient parties vivre « libres ».

 

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26 septembre 2010 7 26 /09 /septembre /2010 20:19

Je n'ai actuellement aucune envie d'écrire

sur ce qu'il se passe en France

(grèves, expulsions illégitimes de Gitans, traumatismes post Xynthia,...)

Je suis partagé entre affliction et colère.

La colère est mauvaise conseillère

et l'affliction, l'apitoiement ou la pitié sont trop égoïstes pour s'exprimer.

verrouiller

                                                     Clic pour déverrouiller

 

Je n'ai pas davantage envie d'écrire sur le Chili,

pays actuellement schyzophrèniquement inquiet,

entre 33 mineurs coincés à 700 mètres sous terre.

34 Mapuches en grèves de la faim,

un président qui se débrouille sur ces deux fronts,

en oubliant un peu les victimes du derniers tremblement de terre,

les victimes de la crise et de l'ultralibéralisme

et les pressions internationales sur la gestion politique des peuples originaires/indigènes.

 

Je préfère encore inhaler les vers...

(allez les verts ?)

 

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18 septembre 2010 6 18 /09 /septembre /2010 20:37

Tandis que le Chili tout entier célèbre avec passion et liberté son (quasi) bicentenaire, durant ses fêtes folkloriques (et nationales) des Fiestas Patrias, la France devient l’épouvantail du monde.

Tandis que le président actuel du Chili, Sebastian Piñera, invite ses cinq prédecesseurs à célébrer avec lui officiellement l’unité du pays et ses deux ans ans d’indépendances, le pre´seident actuel francais, Nicolas Sarkozy, se met à dos la Justice, les syndicat et certaines communautés de son propre pays, en plus du Parlement européens et quelques responsables politiques du monde entier.

Tandis que le Chili est partagé entre le désir de célébrer librement et avec toute désinhibition son bicentenaire ; le souci de voir sortir vivant ses 33 mineurs coincés à 700 mètres sous terre et la crainte de voir un des 32 prisonniers Mapuche en grève de la faim mourir tragiquement... la France est en train de se déchirer sur des thèmes et avec des propos qui (sans doute malgré ceux qui réfutent les comparaisons les amalgmes ou les mauvais réflexes) fleurent bon ces maudites années trente du siècle passé.

L’Europe fut construite d’abord et avant tout pour la paix entre ses principaux membres : Allemagne, Angleterre, Italie et France.

Une paix après des siècles de massacres et de boucheries au nom de principes devenus obsolètes, archaïques, égoïstes, etc. Une paux tant désiree après les atrocités nazi puis soviétiques.

Rappelons qu’avant de persécuter les Juifs, on persucuta les Gitans...

 

Salvador Amenabar - Retrato de niña                          Non ce n'est pas une Gitane... Juste un portrait peint par Salvador Amenabar

D’ailleurs Juifs et Gitans furent toujours persécutés. (je vous invite à lire La peur en occident de Jean Delummeau pour vous rafraîchir la mémoire.

Alors Sarkozy et ceux qwui l’entourent peuvent s’offusquer des amalgames ou conmparaisons, mais ce sont eux qui ont allumé la mèche sans se soucier ni du passé, ni des lois, ni des susceptibilités internationnales, expulsant de France des Européens à àrt entière quand la Franc construit depuis plus de 60 ans la paix comme un des pays principaux de la construction de l ?union Européenne.

Grave contradiction schyzophrène et égoïste.

Mais au nom de quoi au juste ?

Et pour quelle raison ?

Sinon par atavisme ?

Que l’on ne s’y trompe pas.

Quand surgit une seule critique de la politique de Sarkozy, on peu légitimement pensé à de la subjectivité.

Mais quand il s’agit à la fois du gouvernement des USA, des députés de l’Union européenne, de la presse internationals, de juges francais, de syndicats, de parlementaires, de membres de l’oppositions, de bloggers, etc. Force est de reconnaître que le président de la France est en train de mener le pays vers quelq eu chose de bien plus grave qu’il ne le pense ou le prévoit lui-même.

Le Gitan, le Rom, la roulotte, le Gypsie, le voleur de poule, la belle silhouette de Gitane sur les paquet de cigarette... ce sont des identités fortes et vieille de mille années.

 

Salvador Amenabar - naturaleza muerta             Voleur de poule ? Non, chouette morte pendue par les pieds, peint pas Salvador Amenabar

Cibler une politique coercitive sur une seule communauté,

c’est faire preuve de discrimination, c'est interdit par la loi.

 

Et merci Martin pour ton dessin :

http://vidberg.blog.lemonde.fr/2010/09/18/la-france-change-dimage/

 

Et merci Salvador pour tes superbes tableaux.

PS : tiens un nouveau blog pour apprécier l'art de Valparaiso :

http://buga.over-blog.com/

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6 septembre 2010 1 06 /09 /septembre /2010 22:26

Regarder tous les soirs les nouvelles images enregistrées 700 mètres sous terre des 33 mineurs chiliens et boliviens coincés au fond après un éboulement en attendant que l'on creuse un trou plus grand pour les faire sortir, ne s'apparente-t-il pas à du voyeurisme ?

Comme un triste reality show, plus vrai que nature,

quand la réalité (justement) dépasse la fiction.

Et pendant ce temps, au Chili aussi, 32 Chiliens emprisonnés de la communauté Mapuche sont en grève la faim depuis plus de 54 jours pour demander à ce que leur jugement n'entre pas dans le cadre de la loi antiterroriste (oui on est au Chili pas aux USA).

33 mineurs d'un côté, 32 Mapuches de l'autre,

les uns au nord, les autre au sud,

et c'est tout le Chili qui souffre en silence.

 

DSC06781.JPG                                                             Clic murmure !

 Les prochaines Fiestas Patrias s'annoncent donc compliquées

pour le nouveau président Sebastian Piñera.

Elles promettaient pourtant d'être splendides ces festivités nationales

agrémentéees d'un bicentenaire vendu au meilleur marketing.

C'était avant le changement de président,

car la programmation a été initiée par l'actuelle opposition.

C'était avant le tremblement de terre du 26 février,

car des milliers de victimes coninuent d'attendre d'être déscemment relogés.

C'était avant l'éboulement de la mine

qui a montré le retard en matière sociale des mineurs,

et avant la grève de la faim des prisonniers Mapuches

qui montre que la droite n'a pas l'air plus douée pour régler le problème

que ne le fut la "gauche" au pouvoir durant les 20 dernières années.

DSC06742.JPG

                                                                   Clic vitaminé !

Heureusement que le Chiliens est toujours prêt à faire la fête,

à danser la cueca et boire du pisco

en se bourrant d'empanadas et de viande grillée...

Comme si de rien n'était.

Es lo que hay poh'!

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1 septembre 2010 3 01 /09 /septembre /2010 14:17

Une surcharge de travail,

un petit refroidissement,

un tas de petites préoccupations,

les imprévus et autres surprises typiques de la vie porteña à Valparaiso,

me font prendre un peu de retard dans la rédactions des prochains textes

à paraître de ce côté-ci de la blogosphère.

DSC06542

                                Parce que Valparaiso est un film permanent...

 

Je prépare ainsi:

- un second texte sur les 33 mineurs coincés au fond de leur mine,

et sur les 22 Mapuches en grève de la faim, (le premier ici)

- une lettre ouverte à Bernard K.,  notre Ministre des affaires étrangères,

(souvenez vous !)

- une lettre ouverte à l'Unesco,

et d'autres surprises.

Je vous demande juste un peu de patience,

d'autant que je me suis lancé dans l'amélioration de ce blog

(Christina, j'attends ton mail pour un deal)

 

En attendant, allez là : http://www.maitre-eolas.fr/
Ca peut toujorus servir !

 

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26 août 2010 4 26 /08 /août /2010 23:07

Qu’il est loin le temps où un Daniel Guichard pouvait être fier de chanter son père « le gitan le gitan le gitan… »

Qu’il semble loin le temps où l’on pouvait regarder avec plaisir et passion les histoires abracadabrantesques des Tziganes ou autres Gitan de notre cousin Kusturica, et son temps des Gitans et autres manouches avec ou sans Jazz et avec ou sans Tony Gatlif… Qui ça ?.

Qu’il semble étrange de se rappeler qu’on est allé admirer un gitan faire danser les taureaux sous les applaudissements de bourgeois en délires des arènes andalouses.

Qu’il semble vain de croire en la construction d’une Europe qui tous les jours, sur le territoire français, se fissure sous la pression d’un radicalisme populiste prévu et prémédité.

 DSC06745                                                                                              Clic ?

Cela fait déjà plus de trois ans que je clame haut et fort sur ce Blog que l’époque pue les années 30 du XXe siècle, ces années où fleurissaient un peu partout les idées nauséabondes en « isme », franquisme, fascisme, nazisme, etc.

Et la France, depuis sa Cagoule et ses factions, jusqu’à ce fameux Etat Français collaborationniste de notre bon maréchal ne sera pas en reste.

 DSC06777                                                                                     Clic ?

Mais aujourd’hui, une France à deux vitesses dans une Europe à deux vitesses.

On en avait déjà eu un aperçu quand certains pays commencèrent à accepter certains européens comme électeurs de certaines élections locales, mais pas tous.

Cela aurait certainement plu à Coluche de voir qu’en plus des Arabes, on a aussi des Européens plus égaux que d’autres.

Et les grincheux, champions du monde de la râlerie collective, les Gaulois, eux, ils pleurent sur leur sort et expulse non seulement leurs mauvaises humeurs mais aussi les indésirables qui, selon les critères à la mode gouvernementale, sont de plus en plus nombreux. Après les sans-papiers (et leurs enfants) que l’on traque et rafles, les Afghans que l’on chartérise dans leur pays en guerre (mais si !), c’est le tour des Roms de faire les frais d’une certaine dérive discriminatoire, raciste et classiciste de la belle et noble politique humanitaire française dont l’encore actuel ministre Bernard Kouchner représente l’étendard.

On avait eu la porte de Saint Bernard à la hache, l’Afghan sacrifié, l’enfant de sans-papier en larmes… voici maintenant la Route du Rom !

Y aura-t-il un tour pour les Juifs ?

 DSC06770                                                                        Clic ?

Mais on a aussi une France qui pleure son image internationale mise à mal par le bilan réactionnaire et la manipulation par la peur de l’ancien ministre de l’intérieur devenu président de la république, dont les discours n’ont rien à envier à ceux de l’autre borgne de service. Une France qui regrette, une France qui ne sait plus, une France qui souffre, qui a froid l’hiver, qui a faim les fins du mois.

On se demande encore qui a voté Sarkozy aux dernières présidentielles et qui ose encore en être fier aujourd’hui. Alain Minc peut-être, qui oubliant les 60 ans de construction de l’Europe pacifique avec l’Allemagne traite le pape d’Allemand…

 

Pour une fois que le pape dit quelque chose de sensé, et en français en plus.

D’ailleurs en ce moment, les curés me plaisent, de ceux qui pour protester contre la politique sarkoziste, n’hésitent pas à manifester leur mécontentement. On croyait que tous les abbés Pierre étaient morts depuis que la police fouinait sans permis dans les communautés Emmaüs, on se trompait.

 DSC06769                                                                                                   Pan !

Finalement on ne sait pas trop s’il vaut mieux être mineur chilien coincés à 700 mètres sous terre avec 32 collègues pendant deux ou trois mois le temps de creuser un trou pour sortir, ou être Gitan dans une Europe qui prône le libéralisme sans la liberté.

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21 août 2010 6 21 /08 /août /2010 14:53

[Dernière minute : les 33 mineurs sont vivants, les forages ont permis d'accéder à un refuge au fond de la mine, à plus de 700 mètres de profondeur, d'où il est ressorti un mpapier manuscrit : "Estamos bien en el refugio los 33". Le forage est un trou d'environ 15 cms de diamètre, il manque désormais de faire un forage d'un diamètre de 60 centimètres pour les sortir de là... il va falloir encore du temps et de la patience !]

 

Depuis presque quinze jours maintenant, trente trois mineurs sont coincés au fond d’une mine du nord du Chili après un tragique et imprévisible éboulement.

Le pays entier est en émoi et craint pour le pire tout en prenant chaque bonne nouvelle comme une ponctuelle salvation.

Les média sont mobilisés, le gouvernement aussi. Les propriétaires, eux, servent plutôt de boucs émissaires à demeurer discrets et silencieux.

 

DSC06862Coincé entre tiers-mondisme et ultra modernité, le Chili se retrouve une fois de plus en plein grand écart politico-culturo-socio-économico-merdique.

D’un côté nous avons une voix officielle qui vante les chiffres spectaculaires de croissance économique, de développement culturel et social, de diminution de la pauvreté, de développement industriel, de modernité, de progrès. Une voix ? Non un véritable chœur composé du gouvernement, des media (qui appartiennent tous à la droite chilienne qui elle-même tient les rênes économiques et aussi le gouvernement depuis l’élection de Sebastian Piñera à la présidence), du FMI, des organismes bancaires et/ou boursiers, etc.

Et ce chœur de louanges montre à qui douterait ce qu’il entend par « bonne santé économique », « chiffres record d’exportation », « progrès et développement socio-économique » : statistique et courbe ascensionnelles, construction de routes, autoroutes (à péages) et ponts en tout genre, érection de tours toujours plus vitrées et toujours plus hautes, ouverture de malls et autres casinos partout du nord au sud, entreprises aux résultats florissant, activité portuaires et aérienne en  pleine croissance, tourisme toujours plus important, etc.

Mais, est-il vain de rappeler que la réalité chilienne est toute autre, avec presque un tiers de la population sous le seuil de pauvreté, avec une des disparités de la répartition des richesses les plus injustes du continent latino-américain, avec un salaire minimum qui frise l’esclavagisme et l’exploitation et une discrimination qui subsiste.

 

DSC06854Tout est à crédit ici, y compris la vie.

Comme cette vie de ces mineurs dont les conditions de travail, en toute relativité, sont sans doute identiques à celles de mineurs du XIXe siècle et qui firent les beaux jours des riches banquiers européens de l’époque.

Et le Chili dont l’une des caractéristique identitaire et culturelle est la recherche de la modernité, ne cesse ces jours-ci de chercher à comprendre comment la réalité de ces mineurs coincés dans cette mine après un accident, de ces mineurs chiliens, pas même immigrés, qui n’ont ni assurance, ni bonnes conditions de travail, vont payer le prix fort d’une réalité à deux siècle des discours les plus bling-bling de son nouveau président idoine.

Depuis les années de lutte pour son indépendance, cherchant à se libérer du joug archaïque de la couronne espagnole pour les modernes idées révolutionnaire d’indépendance démocratiques et républicaines, jusque à aujourd’hui où tout en tentant de supprimer les bidonvilles il construit des tours ultramoderne, le Chili a pris l’habitude des grands écarts, à l’instar de sa géographie physique atypique, de sa localisation sur le globe, de sa sismicité, etc.

Même la dictature de Pinochet rechercha la modernité à travers la mise en place d’une politique économique et financière ultralibérale des Chicago boys.

Même ces vieux ascenseurs sur Valparaiso furent en leur temps le comble de la modernité innovante.

Mais l’indépendance fut baignée du sang de la trahison.

La dictature ruina le pays, économiquement comme culturellement.

Les ascenseurs de Valparaiso ont rouillé et ne desservent plus les quartiers les plus pauvres.

 

DSC06837Mais les mines, elles, continuent de fonctionner, parce qu’il continue d’être rentable, pour quelques privilégiés sans scrupules, d’envoyer de pauvres bougres surendettés à plus de 700 mètres sous la terre pour extraire quelques dollars qui paieront leurs retraites au soleil. Le tout, sous l’œil attendri et ému d’un état impuissant à dicter des règles de conditions du travail digne du XXIe siècle.

Il manque un Jaurès sous ces latitudes.

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Published by Bertrand - dans Chili con carnet
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12 août 2010 4 12 /08 /août /2010 13:48

 

Lorsqu'ils sont venus chercher les communistes

Je me suis tu, je n'étais pas communiste.

Lorsqu'ils sont venus chercher les syndicalistes

Je me suis tu, je n'étais pas syndicaliste.

Lorsqu'ils sont venus chercher les juifs

Je me suis tu, je n'étais pas juif.

Puis ils sont venus me chercher

Et il ne restait plus personne pour protester.

 

 

Fils du pasteur luthérien Heinrich Niemöller et de sa femme Paula née Müller.

D'abord militaire décoré lors de la Première Guerre mondiale, Niemöller s'orienta vers la théologie après avoir éprouvé les horreurs de la guerre.

Niemöller fut arrêté en 1937 et envoyé au camp de concentration de Sachsenhausen. Il fut ensuite transféré en 1941 au camp de concentration de Dachau. Libéré du camp par la chute du régime nazi, en 1945, il se consacrera par la suite, jusqu'à sa mort en 1984, à la reconstruction de l'Église protestante d'Allemagne et prendra de plus en plus de distance avec les milieux conservateurs de ses origines pour devenir un militant pacifiste.

 

(Merci Wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Martin_Niem%C3%B6ller)





Combien sommes nous à avoir réagi face

aux rafles d'enfants de sans-papier dans les écoles ?

Commes sommes nous à avoir été scandalisés

quand ils ont attaqué la porte de l'Eglise Saint Bernard à la hache ?

Combien sommes-nous à avoir montré notre désapprobation

à la recrudescence des charters ?

Combien sommes-nous aujourd'hui à offrir aide et assistance aux Roms ?



Et pendant ce temps, on commence officiellement à montrer du doigt la France à l'ONU qui s'inquiète des dérives racistes et discriminatrices au plus haut de l'Etat.



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