Si on chantait Valparaiso, il y en aurait des facons...
D'abord, ce sont les marins qui ont montré l'exemple,
avec cette version franchouillarde du "Good bye Farewell"
qui devient "Nous irons tous à Valparaiso"
Ensuite, les gens qui vivaient ici-même, avec amour et humilité
comme le Gitano Rodriguez :
Ensuite, on a glorifié et vanté la Joya del Pacifico,
comme dans l'hymne d'entre les hymnes de Lucho Barrios :
Mais, ma version préférée, c'est celle de l'auteur interprète
et immense poète Patricio Manns, parce que les mots touchent davantage à la réalité de pauvreté, d'humilité, de beauté simple et encore un peu sauvage :
Plus récemment, après son passage par Valparaiso,
Dominque A compose son propre Valparaiso,
amoureux intimiste et nostalgique:
Plus étonnant cette version de Sting :
Ou encore, une accusation de trahison de la part du grand chanteur Joe Vasconcelo,
dont les relations avec la ville furent chaotiques (à l'instar de Paris avec Taxi Girl par exemple)
:
Voilà, il y a des milliers de versions de chacune de ces chansons présentées ici et reprises sans cesse par les uns et les autres.
Parfois sort une nouvelle écriture, une nouvelle mélodie, mais ce sont d'abord les habitants qui choissisent ou non de s'approprier les thèmes à venir...
Source d'inspiration permanente des artistes de passage, la ville de Valparaiso porte en elle sa propre musique, les chiens qui aboient, les trolleys qui grincent, les ascenseurs qui couinent, les mouettent qui rient, les bateaux qui font chanter leurs sirènes, les marchands ambulants qui usent d'astuces vocales, de pipeaux, d'appeaux, de crécelles pour attirer le chaland, etc.
Maestro... musica !

déterminé ou tranporté par le hasard,