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  • : Blog d'un voyageur égaré à Valparaiso, au Chili, qui a crapahuté en Argentine et Pérou et voyagé aussi en Cargo. Résultat : textes en tout genre, carnet de voyage, photo, réflexions et même un peu de poésie dans ce monde de brutes.
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Viernes 27 noviembre 2009 5 27 11 2009 15:12

Il est bien loin désormais le temps où je m’enorgueillissais de mes soi disantes compétences en santé publique. Je mesure cet abyssal espace-temps qui me sépare de mon autre vie antérieure quand parfois je lis des informations qui contiennent des mots que j’usais et dont j’abusais professionnellement parlant.

Des mots tels que « prévention », « sida », « contamination », « téléthon »…

Or, il se trouve que ces jours-ci, dans la presse française que je continue de consulter grâce à Internet et qui me permet de relativiser ma vie d’expatrié au bout du monde, on parle beaucoup de sida, de grippes, de téléthon, de vaccination, etc.

Alors, « je me souviens je me rappelle…

Je me souviens je me rappelle » (comme le chante si bien Daniel Darc).


Nous sommes en 2009 et le sida est toujours là, toujours aussi présent, toujours aussi dévastateur, malgré les mobilisations, les millions de dollars, les sidactions et autres préventions… Mais le fait qu’il ait touché les homosexuels masculins et les usagers de drogues, le fait qu’il se propage aussi sous le manteau à travers l’adultère, la multiplication des partenaires et que le meilleur rempart est la confiance et le souci de l’autre, tout ça en font une maudite maladie sans fin.

Et si l’on rajoute à cela toutes les conneries annoncées, depuis l’enculage des singes verts jusqu’au complot des laboratoires pharmaceutiques en passant par le virus inventé par les Blancs pour tuer les Noirs ou les empêcher de procréer…

No coment ! (j’ai encore reçu un Spam de ce type de contenu il y a à peine deux semaines).

Pour la grippe, c’est autre chose… et d’ailleurs quelque chose que je ne comprends pas bien… J’ai dû rater quelques épisodes… zut alors…  J’ai pas réussi à voir celui où les lobby pharmaceutiques réussissent à convaincre les pouvoirs publics français du bien fondé d’une vaccination générale… J’en suis resté au match PSG-OM  suspendu et à la psychose mondiale dans les aéroports.

Quelqu’un peut-il m’éclairer ?

Quant aux Téléthon, sidaction, collecte caritative et autre création de fondation privé pour résoudre des problème publics, à l’heure de la crise économique largement accentué par les dérives d’individus sans scrupules qui ont joué avec le feu avec l’argent des autres, à coup de spéculation, d’argent sale, de montage de cavaleries et autres énôôôôrmes arnaques, il y aurait en ce moment un bon coup de balai à donner. Le privé ne peut se substituer aux pouvoirs publics, y compris pour les plus nobles cause, pour la bonne et simple raison que les pouvoirs publics devraient prendre en charge ce qui touche la collectivité, quelle que soit la minorité de cette collectivité concernée.

Par ailleurs, il devrait éthiquement être interdit de spéculer sur les marchés boursiers ou dans l’immobilier avec des fonds collectés pour de « bonnes causes ».

Y’en a marre des téléthons et autres collectes médiatiques qui vomissent les souffrances humaines en gros plans pour récolter un argent qui devrait en toute logique sortir du budget de l’Etat lors du vote du budget au Parlement. Mais nos chers hommes politiques préfèrent, semble-t-il, tâter du myopathe en direct à la télévision que mouiller la chemise au Parlement pour défendre ce même myopathe avant qu’il n’étouffe d’espoir déçu. Sont-ce les mêmes qui promettent de donner au Téléthon et qui ne disent rien quand la police va chercher un enfant de sans papier à l’école ?

Et au Chili me direz-vous ?


La grippe a tué, alimentant la panique mondiale, les premiers titres des journaux télévisés… c’était hier, non il y a un mois, non davantage ? Depuis la qualification de la Roja pour la prochaine coupe du monde en Afrique du sud et en attendant le dénouement des élections présidentielles à la fin de l’année, y’a plus trop de place pour une grippe…

Quant au sida… ils en sont encore au débat sur l’homosexualité puisque les deux principaux candidats à la présidentielle ont décidé de montrer ouvertement des homosexuels dans leurs spots de campagne, ce qui a eu pour effet d’offusquer grandement l’Eglise catholique qui l’a clairement et bruyamment fait savoir.

Quant au Teleton local, sorte de fondation privée qui en appelle chaque année à l’approche de l’été à la générosité de tout un chacun pour palier les réelles insuffisances de prise en charge sanitaire et sociale des handicapés au Chili, il n’a pas lieu cette année à cause des élections présidentielles.

Gavés au coca et aux chips, férus de fast-food et autre comida chatarra (littéralement « bouffe de merde »), les Chiliens affichent de superbes taux d’obésité. Premiers consommateurs d’alcool du continent latino-américain et second buveur de coca-cola derrière le Mexique, les Chiliens, à défaut de gagner la prochaine coupe du monde de football, pourraient bien apparaître comme le premier vrai pays victime de la malbouffe.

Quand un litre de soda vaut moins cher qu’un litre de lait, quand un paquet de chips hyper gras et salés et moins cher que des légumes, quand le pain-margarine et le thé sucré remplit mieux les estomacs qu’un potage accompagné d’un peu de poisson… Quand la nécessité économique, les taux de crédits usuriers et le coût de la vie trop élevés pèsent sur les épaules des parents, ce sont les enfants et futurs citoyens qui trinquent et qui enflent.


A l’heure ou presque partout dans le monde l’obésité est devenu un signe de pauvreté et de manque d’éducation avant d’être un signe de malnutrition, il est de plus en plus difficile de faire de la prévention.

Et recevoir dans sa galerie d’art des touristes venus du monde entier permet de mesurer l’ampleur de l’atroce épidémie galopante d’obésité qui nous menace, tant l’image du Nord-américain atrocement obèse est une réalité gélatineusement tremblante et trébuchante sur les cerros de Valparaiso.

Mais il vaut mieux un monde où tout le monde mange à sa faim chez Mac Donald, qu’un monde où la faim tue les enfants, non ?

D’ailleurs, après avoir savouré l’excellent dessin animé « Ratatouille », il a bien fallu accepter de voir « Pluie d’hamburger », non ?

Il est bien loin le temps où j’aurais cassé du McDo en chuquant du foie gras à l’Armagnac.

Il est bien loin le temps de la savante illusion depuis mon point de vue de Parisien aisé.

Por Bertrand - Publicado en: La crise rend aveugle - Ver los 3 comentarios
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Martes 24 noviembre 2009 2 24 11 2009 13:28

Je ne sais pas d’où ma mère a sorti l’idée que je n’associais pas le sport à une dimension culturelle des sociétés humaines.

Certes, je ne suis pas GérardHolzophile pour aller crier « vive le sport » à chaque coin de rue.

Mais quand même, après avoir usé gamin  mes chevilles et genoux au football, mes poignets et mon dos au tennis, mon humeur et ma sociabilité à la natation, mon masochisme au handball, ma trouille et mon vertige au ski…

Après avoir pleuré sur Séville 82, râlé sur Berlin 2006.

Après avoir mesuré combien sont énormes 10 centimètres avec Abdelatif Benazzi.

Je ne peux mentir et dire que le sport n’est rien, ni sans fonds ni contenu.

Mais cette remarque maternelle, récemment lu dans un mail, me donne l’occasion de parler sport, parce que se sont accumulés plusieurs points sportifs que j’avais bien envie de triturer un peu.

D’abord, n’oublions pas de fêter le retour en première division des Santiago Wanderers, l’équipe de football de Valparaiso, qui sont en vert comme mes idoles stéphanoises de ma jeunesse de footballeur ou j’aimais arborer le numéro 7 de Dominique Rocheteau dont j’avais davantage la chevelure que le talent.

Ensuite n’oublions pas non plus de fêter, comme il se doit, la qualification pour la prochaine Coupe du monde de l’équipe national du Chili, second de sa poule derrière le Brésil, mais devant l’Argentine, le Paraguay et l’Uruguay.

N’oublions pas non plus de fêter dignement la qualification française, obtenue de main de maître et avec un style propre, personnel, mais non unique ni inédit. Il faut savoir utiliser tous les aspects du jeu et des règles quand on veut gagner. Demandez aux Italiens qui tombent comme des chiffes molles à la moindre pichenette, demandez aux Portugais qui goûtent à caresser violemment les mollets des adversaires, demandez aux Allemands qui oublient tout scrupules ou toute pitié quand ils ont un ballon dans les pieds, demandez aux Anglais qui balancent des lobes à tour de jambes comme ils joueraient à « va chercher la baballe »… Les Français, incapables de se motiver pour jouer contre des équipes de provinces, ont choisi le côté obscur de la force et comme en football, seul le résultat compte… J’aimerais serrer la main de Thierry Henri qui vaut aujourd’hui de l’or et plus de 800 000 euros pour Domenech.

J’en profite pour donner mon pronostic pour cette première coupe du monde africaine, une finale Chili – Allemagne avec un but plein de réalisme à la 89ème minute pour les Allemands devant des Chiliens bourrés à la coke mais en pleine mauvaise descente. Les Allemands avaient éliminés les Brésiliens en demi, des Brésiliens réduits à 9 après deux crises de nerfs et les Chiliens avaient éliminés les Français en poule de qualifications et les Italiens en demi finale sur deux penaltys litigieux.

Assez parlé foot !


J’aime assez ce blog : http://contre-pied.blog.lemonde.fr/

Parler de sport sans se contenter de donner des résultats et sans reporter les paroles vides, creuses, inutiles et vacuites des sportifs et de ceux qui les font se défoncer (dans tous les sens du terme… voir ce blog pour mesurer vraiment les tenants et aboutissant du mot dopage dans le sport : http://www.dopage.info/ )

Le sport est culturel, le sport est culture, parce qu’il est la pointe de l’iceberg de tout le côté obscur de l’Homme : compétition, argent, pouvoir, dopage, tricherie, fanatisme, nationalisme, chauvinisme, crétinisme… La télévision, le marketing, l’argent et globalisation ont terminé la caricature, la complétant d’une immonde universalité de la compétition sportive élevée au pinacle de la pureté.

Le cyclisme est gangrené par le dopage, on pense que le football, le rugby, l’athlétisme et la natation idem. L’argent pourrit tout, y compris les plus Coubertin des entraîneurs.

La publicité omniprésente a asservi le sport à son argent, tissant un lien entre victoire et rentabilité, occultant celui entre défaite et pauvreté.

La précarité sportive sera sans doute un thème que quelques courageux exhumeront en 2050 sous les huées de millions de supporters drogués aux écrans plats toujours plus grands, aux ralentis toujours plus scénarisés et aux résultats toujours plus inutiles.

Déjà, certains clubs n’ont pas besoin de gagner pour exister et fructifier.

Le sport est culture, je poserais donc cinq questions
dignes du grand oral de Science Pô :

Question 1 : A quoi ça sert de voir 50 match de football par an ?

Question 2 : Pourquoi lutter contre le dopage ?

Question 3 : Sport ou spectacle ? Expliquez comment la main de Maradona justifie celle de Thierry Henry ?

Question 4 : L’argent de la publicité a-t-il sauvé le sport ?

Question 5 : Mens sana in corpore sanum : sport ou eugénisme ?


Je ne vous parlerai pas de l’asexualisation des sportifs, des ces hommes sans poils et de ces femmes sans rondeur, tous deux aux corps luisants et sculptés dans l’imagerie esthétisante des corps torturés par la compétition et la réussites sportives autant que médiatique.

« Qu’importe la défaite pourvu qu’on ait la première page de l’Equipe ! » gueuleront bientôt les présidents de clubs.

Je ne vous parlerai pas non plus de ces jeunes casseurs qui ont trouvé dans les rencontres sportives le prétexte pour se retrouver et casser tout ce qui leur tombe sous la main.

Je ne voua parlerai pas de ces trafics d’humains entre les grands clubs d’Europpe et les villages affamés d’Afrique.

Je ne vous parlerai pas de l’effet de serre des courses de Formule 1 ou les ravages écologiques des sites ou se déroulent les rallyes dans le monde.

Je ne parlerai pas non plus de l’association publicitaire entre alcool, cigarette, boissons (toxiques et) énergisantes et le monde du sport.

Je ne vous parlerai pas non plus de la ploutocratie du CIO, de la FIFA, de la FAA, qui n’ont rien à envier au soviétisme.

Ayant vu sur un mur « les football est l’opium du peuple »,

je finirai juste en disant : Faites du sport avec modération.

PS: Si le sport devient spectacle, combien de temps pour qu'il redevienne un art ?

Por Bertrand - Publicado en: Idées et prises de tête - Ver los comentarios
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Sábado 21 noviembre 2009 6 21 11 2009 13:48

Il y a quelques tours, un ami me parlait de Facebook.

Je ne comprenais pas tout

Et au fur et à mesure que je m’en rendais compte, je vieillissais et me sentais vieillir.

Cela me rappelait l’époque où, allant souvent au cinéma, je pouvais mesurer combien je vieillissais en remarquant qu’avec le temps, de moins en moins de publicités avant le film m’étaient réellement adressées.

Je sortais du cœur de cible, comme ils disent.

Mais bon, nous savons bien, même si nous nous mentons, d’une part que nous vieillissons tous, tous ensembles, et que le temps va à la même vitesse, seconde par seconde, que l’on soit Golden Boy à Wall street ou Gourou au fin fond du Tarn et Garonne.

D’autre part, nous savons que toute cette mode, cette modernité, cette course à la technologie qui alimente la course au consumérisme n’est pas en mesure de supprimer l’essentiel, même si certains intellectuels frileux le redoutent, même si certaines statistiques sont inquiétantes, même si on en a marre de passer pour un plouc ou un crétin sans téléphone portable, sans Internet ou sans GPS.

La télévision n’a pas tué le livre, le GPS n’a pas tué le bon vieux plan ni la carte Michelin.

L’informatique dans les bureaux n’a pas supprimé le papier. Au contraire !

Le mail ne tuera donc pas la carte postale.

 

D’autant que, il faut bien le reconnaître,
ça fait tellement plaisir de recevoir une carte postale.

Un petit geste, une attention, une pensée qui se matérialise et devient beau.

Une image, un peu de texte, qui va voyager on se sait trop comment, et arriver à destination…

J’ai déjà ici, je le reconnais, fait l’éloge de la carte postale, mais il se trouve qu’il est arrivé récemment une petite histoire qu’il me faut vous conter.

 

D’abord il faut rembobiner le film, revenir à l’époque où je hurlais contre les injustices sociales envers ces pauvres immigrés des centres Sonacotra du Val d’Oise venus en France souffrir sur les chaînes de montage des voituriers français et piégés par la politique d’immigration. Il fallait les voir, ces pauvres ères, seuls dans leur foyer, cassés par les années de travail, usés de solitude et de vie en communautés, rongés par le diabète, la malnutrition et l’ennui.

A l’occasion, j’avais rencontrés une personne formidablement active, volontaire, engagée.

Lorsque je décidais de me sauver de France, on se disait au revoir.

En voyage je lui envoyais une carte postale, comme clin d’œil de la vie et dire que tout va bien.

Et puis ce fut le silence.

Pas de réponse, pas de carte postale, pas de mail, plus rien.

De passage en France une première fois on s’était retrouvé pour raconter nos mésaventures respectives, chacun de son côté du monde gavé d’injustices sociales, mais sauvé par la littérature.

Mais lors de mon second passage plus rien.

Plus rien pendant presque trois ans.

Jusqu’au petit miracle.

Un mail arrive dans ma boîte.

C’est elle, revenue du passé.

Elle a repris un livre dans lequel elle retrouve une carte postale.

Celle envoyée par mes soins il y a trois ans et sur laquelle j’avais pris soin à l’époque, de noter mon adresse mail.

Une vieille adresse Hotmail, peu utilisée…

Elle décide de me recontacter… Grâce à ce petit bout de carton qu’elle avait alors glissé en guise de marque page dans un livre qu’elle a rouvert, comme ça…

 

Les cartes postales sont comme des petites graines que le vent emporte et qui germeront peut-être un jour, ici ou là-bas, selon le soleil, le vent, les oiseaux et le destin.

Il n’y a pas de hasard, juste le coup de pouce de celui qui veut que les choses bougent.

Ici-même, j’avais d’ailleurs proposé de renverser le cours des choses et avait alors demandé au lecteurs de mon blog (à l’époque où je caracolais en tête du TopRank d’Overblog) de m’envoyer une carte postale. Constatant que c’était toujours celui qui partait qui envoyait des cartes et que voyager ne supprimait pas l’envie et le plaisir de recevoir des cartes postales de ceux qui restent.

J’avais alors reçu de nombreuses cartes de partout : Londres, Saint Petersbourg, Paris, etc.

Le nom de Valparaiso fait rêver les Européens, mais les noms de Paris, Londres, Berlin font rêver les Latinos. Alors, pourquoi ne pas nous envoyer une carte postale de votre ville, de votre patelin, de votre village ?
Comme la première fois que j’avais lancé l’idée, vous recevrez une carte postale de Valparaiso en retour
[mon adresse Bertrand Coustou - Galos 685 - Cerro Alegre - Valparaiso - Chili ].

Et c’est ainsi que nous sèmerons aux quatre coins du globe, de petites graines de sourires.
Por Bertrand - Publicado en: Ces petites idées qui changeront le monde - Ver los 1 comentarios
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Domingo 15 noviembre 2009 7 15 11 2009 23:01
Le rouge à Valparaiso est à l'image des noirs de Soulages...
infiniement profonds.

Je n'aurai pas la chance d'aller voir l'exposition de Soulages à Paris,
mais j'aurai la chance de découvrir d'autres rouges sur la baie de Valparaiso.

Laissons donc parler Henri Michaux :

MUERTE DE UN PÁJARO

Tenía un color magnífico; era un Carpintero,

Le descargué mis perdigones,

Pareció titubear, luego cayó sobre una ancha hoja de palmera.

Lo tomé en mi mano. Era así: oro, negro, rojo.

Lo palpé, le desplegué las alas, lo examiné minuciosa y largamente: Estaba intacto.

Debió morir de una conmoción súbita

Por Bertrand - Publicado en: Les mots des autres - Ver los 1 comentarios
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Martes 10 noviembre 2009 2 10 11 2009 17:37
(prononcez Kooohhlcrout')
Ne demandez pas pourquoi un tel titre,
c'est une vieille histoire familiale d'un mot (presque) inventé
pour décrire un plat cuisiné fait de restes en fourre-tout, indigeste et étouffe-chrétien.
Un peu comme le texte d'aujourd'hui.
Grâce à Beto Martínez, nous pouvons imaginer ce plat !

Parce que le Chili s'apprête à élire son nouveau président de la République,
tandis que l'actuelle Presidenta, Michelle Bachelet, caracole dans les sondages
et ne peut pas se représenter,
et que quatre hommes tentent de lui succéder à coups de discrours creux,
de promesses à la "demain on rase gratis",
et de sourires hypocrites,
parce que la Constitution chilienne "made in Pinochet"
et le système économique ultralibéral les empêche d'être ambitieux et révolutionnaires.
Rien de choquant, pas même les coupures publicitaires
en plein débats télévisé entre les quatre candidats
.
Qui portera le chapeau du "Viva Puro Chile" ?

Parce que l'on a beau vivre depuis plusieurs années dans un autre pays,
avec une autre langue, un autre vin et sans fromage,
on n'en oublie jamais vraiment sa culture, sa langue maternelle,
sa personnalité forgée de mille et une subtilités exagérées et critiquables,
parce que trop francais...
Et surtout parce que les locaux, les Indigènes,
ceux qui étaient là avant,
ceux qui ne vous attendez pas,
ne vous pardonneront jamais que vous êtes un immigrant.
Le Francais coloniserait-il  malgré lui ?
Pris en flagrant délire de consommation alègre de vin chilien !

Parce que l'art est un sport de haute voltige.
Artistes ou amateurs, acheteurs, collectionneurs ou visiteurs de galeries,
marchand ou commissaire priseur,
esthète ou barbouilleurs,
combien de muscles entre les pinceaux ?
L'oeil, un muscle de plus pour entre dans l'art.
L'art n'est jamais inaccessible !

Et vous pouvez de nouveau cliquez sur les photos pour poursuivre le voyage.
Et vous pouvez aussi aller lire les réponses à vos commentaires les plus récents.
Et vous pouvez aussi :
- arrêter de boire de l'eau en bouteille
- supprimer le repassage
- regarder moins la télé
- m'envoyer une carte postale pour ma collection et faire de même pour vos grands parents
- passer une journée sans prononcer le nom de Sarkozy
- acheter votre première oeuvre d'art

Vous pouvez aussi laisser un commentaire...
Et terminer votre Kohlkrut !
Por Bertrand - Publicado en: Le voyage de Beltran - Ver los 3 comentarios
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Oublions 2012

J'aurais bien voulu être le clown, le joker, le troublion, le porteur d'idées, le chevalier errant à l'illustre figure de proue du bateau qui naviguerait à contre-courant du libéralisme rampant pour proposer un monde meilleur.
J'aurais voulu croire en des matins meilleurs en 2012.
Mais un an de Sarkozy, la crise qui va faire des ravages en 2009, Obama aux USA et la prochaine mort de Fidel Castro après 50 ans d'une révolution cubaine à moitié réussie... auront eu raison de mes utopies idéologiques, politiques et humanistes.
Je n'aurai pas davantage la force de croire accéder un jour à la mairie de Valparaiso*.
Vous pouvez toujours lire les ouvrages suivant :

-Les ambitions désavouées d'Alain Fleischer
-La peur en occident de Jean Delummeau
-Les veines ouvertes de l'Amérique latine de Eduardo Galeano
-La stratégie du choc de Naomie Klein
-Aimer, s'aimer, nous aimer de Bernard Stiegler
-Kaddish pour l'enfant qui ne naîtra pas de Imre Kertész
-La lutte avec l'ange de J.P. Kauffmann
-La tache
de Philip Roth
Mais ne comptez plus sur moi pour vous mâcher le travail !
2012. c'est trop loin, trop haut, trop bête !
Bonne année 2009.

*.PS : à lire au dixième degré, of course !

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