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  • : Blog d'un ancien voyageur installé à Valparaiso depuis 10 ans, au Chili, a voyagé aussi en Cargo. Résultat : textes en tout genre, carnet de voyage, photo, réflexions et même un peu de poésie dans ce monde de brutes.
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POURQUOI ?

Ce BLOG,
pour partager
les émotions du voyage,
les envies d'ailleurs,

les besoins d'autre chose.
Vous offrir 
le désir de partir,
de voyager,
de vous sauver.

2016 est une belle année

ce BLOG renaît

ENFIN !!!!

Infotographidée de la semaine

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15 juillet 2016 5 15 /07 /juillet /2016 01:05

Donc mon père raconte les choses les plus invraisemblables.
Il faut enprendre son partie, il aime raconter des histoires dans lesquelles il brille.
Donc ce soir il me rappelait un de ses plus grans souvenir, un grand moment.
Il se trouvait à Barcelone chez un certain... ??? (là il va falloir que je lui demande, il semble que ce soit une grande famille catalane), ils étainet une vingtaine à souper chez ce grand personnage quand ce dernier soudain a dit "Bonb allez, j'ai envie d'aller boire un verre sur les ramblas", et les voilà tous partis sur les ramblas.
Jusque là, celui qui écoute ne voit pas très bien où il veut en venir,
même si c'est son père.
Et alors il poursuit son récit. Soudain ils ont vu accourir une personne qui criait "il est mort il est mort il est mort". Et soudain les ramblas ce sont transformés en un lieu de joie extrême et de débauche. Franco était mort ! Et mon père, jamais à court d'illustrations qui ajoute "les gens faisait l'amour sur les tables". Alors ils ont vu les gendarmes à cheval arriver. Mais le chaos était tel qu'il était impossible de rien.
Et mon père, l'oeil brillant sourit, il y était.

Selon mon père (2)

 

Sincèrement, quand je l'entends parler de Barcelone, avec ses détails sur les ramblas couvert de nourritures, je pense que mon père n'a jamais mis les pieds dans la capitale catalane.
D'ailleurs, le meilleur moment pour y être, n'est-ce pas le jour de la mort de Franco ?
Añlors, je me dis, quand j'aurai son âge et que je raconterai que j'etais au Chili le jour de la mort de PInoichet, qui voudra bien me croire ?

Selon mon père (2)
Published by Bertrand
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13 juillet 2016 3 13 /07 /juillet /2016 22:50

Mon père est né en septembre 1938.Quand la guerre éclate, il a un an.
Son père, mon grand-père, part au front, il reviendra des camps de prisonniers d'officiers militaires (il était médecin) en 1944 en bien mal en point, très malade et affaibli.
Par chance, ma grand-mère avec des biens et des terres agricoles,
et est partie se réfugier à la campagne.

Mon père a toujours aime les histoires arrangées à sa sauce.
On le dit menteur, je préfère mitomane.
Il y a toujours un grain de vérité de tout ce qu'il raconte, sauf qu'il embélie, enjolive, transforme, oublie, se glorifie, invente et s'enterre tout seul dans son histoire invraisemblable.

Donc, daprès lui, une division américaine venue libérer la France et qui filait sur Royan a fait halte dans la maison familiale, près de Bergerac, et bien sûr, ils ont logé l'état major. Là, mon père qui avait donc 6 ans a vu pour la première fois de sa vie, un Noir. Grand, musclé, une véritable force de la nature. Il avait, selon ses dires, autour de sa ceinture des choses qu'il avait pris pour des grenades, mais que le Noir prenait, dégoupillait et buvait, puisque c'étaient des jus de fruit concentrés. Et là mon père raconte qu'il a découvert son premier savon, son premier dentifrice et ses premiers chocolats.

J'écoute mon père patiemment, comme je regarderais un film d'époque.

Selon mon père...

Et ce soir, il me parla des supposées recherches généalogiques que feraient sa cousine Nicole et qui auraient enfin abouti sur un point important de savoir à propos de deux branches de la famille, deux aieux qui avaient décidé de partir de France, il y a a bien longtemps, puisque mon père évoque "l'Edit de Nantes", en dèrapant un poil.
Et donc, ca y est, on sait, selon lui. L'un est parti en Amérique, en Floride ou par-là, et l'autre en Afrique du sud et un descendant de cet aieul aurait même fait parti, comme ministre, des derniers défenseurs de l'Apartheid avant Mandela. Fichtre !!!!!

Là encore, je regarde le film, j'imagine les paysages, les séquences tragiques des départ depuis le port de Bordeaux...

Selon mon père...

Régulièrement je me dis que je devrais noter toutes ces histoires que mon père raconte et répète, pour retracer sa vraie biographie, celle qu'il a vraiment vécu dans sa tête, celle qu'il aime raconter.

Published by Bertrand
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1 juillet 2016 5 01 /07 /juillet /2016 16:34

Vamos a votar el 3 de julio para camiar Valparaiso

A votar el 3 de julio
Published by Bertrand
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22 avril 2016 5 22 /04 /avril /2016 19:23

J'ai souvent dit autour de moi qu'il était bon de relire le livre de Saint Exupéry tous les 5 ou dix ans, affirmant qu'avec le tems et la maturité acquise, chaque nouvelle relecture apporte un éclairage distinct, enrichissant le lecteur.
Je confirme et signe !

 

Les Petits Princes

Mais il est un autre petit Prince qui a marqué ma vie.
Petit il l'était avec moins d'un mètre soixante sous la toise.
Mais un talent énorme et des musiques sur lesquelles j'ai transpiré, sué, ri, exulté, etc.
Sa musique accompagne mon adolescence, mon émancipation, ma jeunesse.
Jusqu'à cet album curieux qu'il fit pour la bande annonce de l'aadaptation cinématographique de Batman en 1988, disque introuvable et improbable, étrangement rejetée par les producteur du film !
De Purple Rain à Scream, de 1999 à Love Symbol,
il m'aura fait bouger et frêmir le bougre !
Et là encore, il me surprend de mourir à 57 ans.
Putain que c'est dur de vieillir comme Bowie quand on a du talent !


 

Les Petits Princes
Published by Bertrand
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27 mars 2016 7 27 /03 /mars /2016 18:57

Palmyre, ce mot a toujours été magique pour moi.
Depuis ma plus tendre enfance, ce nom résonne à mes oreilles,
depuis ma première visite...
Mais ne vous méprenez pas,
pour moi Palmyre était un zoo !!!!

Palmyre

En effet, je passais tous mes mois de juillet
à Saint Palais sur Mer, juste à côté de Royan.
Et LA sortie la plus magique était d'aller passer la journée
au parc zoologique de la Palmyre, juste à côté.
Installé en pleine forêt, on pouvit y voir les faunes dans de grands espaces,
qui faisaient oublier la captivité.
Les singes, les dauphins, les aras, le tapir et les babiroussa,
j'enrichissais mon vocabulaire animalier nourri
aux documentaires télévisés des Cousteau et compagnie.
Ornithorynque, gnou, oryx et orque,
atèle, mandril et ouistiti,
phacochère et zébu.
Et je ne devins ni vêtérinaire, ni safariste !


 

Palmyre

"Et nous voilà ce soir" comme chantait Jacques Brel.
Et aujourd'hui, Palmyre ne me fait plus rêver mais pleurer,
car la Palmyre, la vraie, l'authentique
souffre depuis plusieurs année de la guerre.

Quelle connerie la guerre !
 

Published by Bertrand
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23 mars 2016 3 23 /03 /mars /2016 14:06

Hier, comme un réflexe de survie,
je postais ici-même les paroles
de la chanson de Jacques Brel "Bruxelles"
en réaction aux attentats perpétrés dans la capitale de la Belgique.
Parce que la musique doit sonner plus fort que les bombes,
parce que la culture doit l'emporter sur l'obscurantisme,
parce que la Belgique est un pays neutre
où les talents ont éclot en nombre.

Ne cassons pas nos jouets !

Ne cassons pas nos jouets !

Chacun a un bout de Belgique dans son coeur,
parfois sans le savoir.
Moi-même, j'ai passé trois semaines à Bruxelles
dans les années 90, et j'en garde un souvenir ému,
par la beauté des lieux, des places et des édifices,
par la gentillesse des gens, par la gastronomie et la culture.
Il faut dire que Brel a toujours résonné là où j'ai vécu,
il faudrait aussi ajouter que Henri Michaux a marqué
ma maturité littéraire et poétique.

Et pour terminer, mon témoin de mariage est belge.

Laissons jouer les enfants.

Laissons jouer les enfants.

 

Parce que la Belgique en général et Bruxelle en particulier,
plus que les moules et les frites et davantage que Tintin et Milou,
c'est aussi le coeur de l'Europe,
un pays multiculturel, multilingue, une mozaïque de religions,
un pays dont les frontières ont beaucoup valsé
entre les invasions barbares, les guerres de Religions,
les Empires, Hitler et Staline.
C'est le plat pays de tous qui offre la meilleure bière au monde entier.
Et si vous passez pas Anvers, vous verrez même la statue de Gulliver.
Tout ca pour dire que cela me parait surréaliste
que l'on puisse en vouloir aux Belges,
ou détester la Belgique.

Ceci n'est pas une histoire belge !

Ceci n'est pas une histoire belge !

Et cela donne envie de prende exemple
sur l'un des symboles de la capitale belge, le Maneken Piss.
Et de pisser sur tous les intégrismes,
d'uriner sur tous les terrorismes,
de se vider la vessie sur tous les obscurantismes.
"Pissons, pissons, pissons,
qu'un sang impur abreuve leur sillons !"

Published by Bertrand
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22 mars 2016 2 22 /03 /mars /2016 13:22

C'était au temps où Bruxelles rêvait
C'était au temps du cinéma muet
C'était au temps où Bruxelles chantait

C'était au temps où Bruxelles bruxellait

Place de Broukère on voyait des vitrines
Avec des hommes des femmes en crinoline
Place de Broukère on voyait l'omnibus
Avec des femmes des messieurs en gibus
Et sur l'impériale
Le cœur dans les étoiles
Il y avait mon grand-père
Il y avait ma grand-mère
Il était militaire
Elle était fonctionnaire
Il pensait pas elle pensait rien
Et on voudrait que je sois malin

C'était au temps où Bruxelles chantait
C'était au temps du cinéma muet
C'était au temps où Bruxelles rêvait
C'était au temps où Bruxelles bruxellait

Sur les pavés de la place Sainte-Catherine
Dansaient les hommes les femmes en crinoline
Sur les pavés dansaient les omnibus
Avec des femmes des messieurs en gibus
Et sur l'impériale
Le cœur dans les étoiles
Il y avait mon grand-père
Il y avait ma grand-mère
Il avait su y faire
Elle l'avait laissé faire
Ils l'avaient donc fait tous les deux
Et on voudrait que je sois sérieux

C'était au temps où Bruxelles rêvait
C'était au temps du cinéma muet
C'était au temps où Bruxelles dansait
C'était au temps où Bruxelles bruxellait

Sous les lampions de la place Sainte-Justine
Chantaient les hommes les femmes en crinoline
Sous les lampions dansaient les omnibus
Avec des femmes des messieurs en gibus
Et sur l'impériale
Le cœur dans les étoiles
Il y avait mon grand-père
Il y avait ma grand-mère
Il attendait la guerre
Elle attendait mon père
Ils étaient gais comme le canal
Et on voudrait que j'aie le moral

C'était au temps où Bruxelles rêvait
C'était au temps du cinéma muet
C'était au temps où Bruxelles chantait
C'était au temps où Bruxelles bruxellait

Published by Bertrand
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20 mars 2016 7 20 /03 /mars /2016 14:36

Il me plaît de savoir Dany Laférière à l'Académie francaise.
J'apprécie de vivre à Valparaiso.
J'adore le chocolat noir.
Je supporte les Girondins de Bordeaux.
​J'aide certains artistes de Vaparaiso.
J'ai beaucoup d'estime pour les époux Badinter.
J'ai dévoré tous les livres de Philip Roth.
Je rafole des ostiones.
J'ai une préférence pour le sucré.
J'idôlatrais Bashung, Gainsbourg et Noir Désir.
J'aime mon épouse.

 

J'aime
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14 mars 2016 1 14 /03 /mars /2016 18:10

Hier donc, je me poser la question du OÙ.
Les habitants de la planète Terre sont perdus,
et leur XXIe siècle manque de boussole.
Où aller en vacances ?
Où frapperont les terroristes de Daesh ?
Où tombera le prochain avion ?
Où envoyer les réfugiers ?
Où planquer son argent ?
Où la montée des eaux avec le réchauffement sera la moins tragique ?
Où partir de Terre, sur Mars ou sur la lune ?
Où sont passées les baleines et les rhinocéros ?

Qui sommes-nous ?
D'où venons-nous ?
Où allons-nous ?
Cette trilogie n'a peut-être jamais été aussi proche de notre présent.
Internet et les réseau sociaux, à travers leur virtualité
ayant crée un OÙ virtuel et terriblement accaparant,
aspirant les esprits et les fois. 
Avec pour résultat, unhe échappée belle de nombre d'êtres humains
que la triste réalité n'intéresse plus.
Et nous nous rapprochons chaque jour davantage du film "Matrix".
Et de moins en moins de gens savent où aller...

 

Je crie ton nom !

Je crie ton nom !

La liberté de chacun s'arrête où commence celle de l'autre.
Ne la fuyons pas mais allons-y ensemble.

 

Published by Bertrand
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13 mars 2016 7 13 /03 /mars /2016 20:34

Comment ne pas se sentir Turc ou Ivoirien après les attentats de ce dimanche ?
Comme nous nous étions sentis Charlie puis Bataclan ?
Le monde bascule vers un vide dangereux et triste,
et la Nature a horreur du vide.
Les élections régionale de ce même jours noirci par les attentats,
en France comme en Allemagne, témoigne d'un radicalisme, d'une droitisation,
d'une peur évidente qui se traduit par un désir de sécurité, d'autorité,
mais traduit aussi un certain égoïsme, un certain individualisme,
un poil de racisme ou de discrimination, pas mal de préjugés,
beaucoup d'ignorance et, trois fois hélas, de la peur.
De cette peur impalpable, avec laquelle jouent certains politiques populistes,
tels des apprentis sorciers...
Mais la peur est mauvaise conseillère,
la peur est source d'erreurs et d'errements.

Aimons la différence de l'autre, sans chercher à comprendre.

Aimons la différence de l'autre, sans chercher à comprendre.

Je vis à Valparaiso,
port mythique de légende de la côte chilienne,
devenu destination touristique.
Et durant l'été austral qui se termine,
j'ai pu constaté un grande augmentation dans le temps et la durée
du nombre de touristes étrangers, et notamment beaucoup plus d'Européens.
Ou irons les touristes en 2016 si ca pète partout ?
Le Chili n'est pas touché par le terrorisme, ni par Zika,
ni par le paludisme ni la dengue.
Alors que le pays, construit par de nombreuses communautés variées,
depuis plusieurs siècles (Italienss Espagnols, Francais, Allemands, Croates, Turcs, Palestiniens, Libanais...) et aujourd'hui par les Péruviens et les Colombiens,
est un melting pot qui abrite la plus grande communauté palestinienne
(qui a d'ailleurs son propre club de football, Palestino),
la paix règne.
Sauf dans le sud où la communauté indigène Mapuche lutte comme elle peut pour récupérer des droits et aussi terres qu'elle possédait avant l'arrivée des colons.

 


 

Vive le Chili !

Vive le Chili !

Alors, tous ces Européens qui veulent voyager, voir du pays,
se changer les idées, prendre l'air,
tous se posent la même question :

- Mais où aller ?

Published by Bertrand
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