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  • : Invitation au voyage
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  • : Blog d'un ancien voyageur installé à Valparaiso depuis 10 ans, au Chili, a voyagé aussi en Cargo. Résultat : textes en tout genre, carnet de voyage, photo, réflexions et même un peu de poésie dans ce monde de brutes.
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Ce BLOG,
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2016 est une belle année

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ENFIN !!!!

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28 février 2007 3 28 /02 /février /2007 23:17
La France rayonne à travers le monde... depuis tellement longtemps qu’à l’instar de ces étoiles lointaines que l’on continue de voir dans la ciel alors que l’on sait qu’elles n’existent plus, la France brillera encore longtemps.
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Je suis tombé par hasard devant cette maison à Santiago
et son architecture m’a beaucoup intrigué et intéressé,
mon inconscient travaillait sans que je le comprenne.
Lorsqu’on est français et que l’on voyage, on mesure la chance d’être né et d’avoir grandi en France, pas seulement pour la démocratie, les Droits de l’Homme, la Sécurité sociale et la Paix, mais aussi et surtout pour la connaissance, la culture et l’éducation gratuite et de qualité dans laquelle on baigne sans plus s’en rendre compte en enfants gâtés que nous sommes.
Seulement, confrontés à l’autre dans son pays à lui, souvent notre « culture » le dépasse (n’étant pas allé au Japon, en Chine ou en Iran, sièges de civilisations anciennes, je ne serai pas exhaustif sur mon observation).
Ce pavillon a été dessiné par un Français, construit en France et monté pour l’exposition universelle de 1898 à Paris, celle de la Tour Eiffel (Gustave Eiffel qui ira ensuite au Pérou et au nord du Chili construire des églises et des ponts et rêvera de construire un immense ligne de chemin de fer en Amérique).
Ce pavillon était celui représentant le Chili à l’Exposition.
Ce pavillon sera ensuite démonté et remonté à Santiago.
Il est aujourd’hui un musé interactif pour les enfants et une école d’art.
L’inconscient me taquinait la racine.
Et puis, nombreux sont les détails qui caressent l’œil dans le sens du beau
et qui me ramènent en France.
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Y a-t-il un autre endroit que Valparaiso dans le monde pour taguer aujourd’hui sur les murs le Petit Prince ? Il y aurait Coihaique, sur la Carreterra austral où se trouve un lycée Saint-Exupéry...
Du coup, on se prend à rêver que les grands écrivains sont venus vivre
leur éternité dans le superbe cimetière de Valparaiso.
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Published by Bertrand - dans Pourquoi Valparaiso
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27 février 2007 2 27 /02 /février /2007 23:07

Depuis la nuit des temps, les plus beaux des voyages des hommes ont pour raison une et une seule : la femme.
Relisons l’Odyssée durant laquelle Ulysse parti à Troie pour une histoire de femmes, revient pour retrouver sa femme, mais va rencontrer sur sa route toutes les femmes.
Dans l’Europe chrétienne, les grands voyageurs partiront pour une femme ou pour l’autre, pour la Reine d’Espagne qui financera les traversées océaniques, ou pour l’honneur de la première d’entre toutes à leurs yeux à l’époque.
                                                           Clic ?
Pucha ! Bertrand nous met la Vierge sur son Blog, ça va être terrible…
La place de la femme est très importante pour décrire, expliquer et comprendre l’histoire des civilisations et du monde.
Actuellement, en ce début du XXIe siècle, la condition de la femme n’est pas aussi bonne qu’on voudrait nous le faire croire. Il suffit de voyager un peu pour s'en rendre compte.
La femme continue pratiquement partout d’être sous-payée, pas prioritaire pour les études, cantonnée à la maison, mère trop jeune souvent pour des grossesses non désirées, victime sexuelle toujours en première ligne en temps de guerre mais aussi en temps de paix, victime de trafic en tout genre et dont l’image est en permanence prostituée sur tous les support publicitaires du monde.
Alors, il est légitime de se demander s’il est important, utile ou parfaitement futile de placer une femme à la tête d’un pays pour améliorer la condition féminine dans un pays.

La Vierge n'a pas avorté !
Cela ne fait pourtant pas de l'avortement un pêché...
Le Chili expérimente ce thème actuellement avec
la Presidenta Michelle Bachelet. Celle-ci porte l’espoir de millions de Chiliennes, mais également les peurs de ces mêmes ou autres Chiliennes. Entendons-nous bien, parfois l’obstacle le plus grand à davantage de liberté, d’autonomie et d’égalité pour les femmes, vient des femmes elles-mêmes, celles qui ont peur que ça change, celle qui préfèrent subir parce que c’est la seule chose qu’on leur a appris, ou bien celles qui se sentent incapables d’indépendance et qui jalousent avec cruauté toute femme affichant travail divorce et joie de vivre.
Alors La Bachelet a réussi, non sans mal, à imposer la pilule du lendemain accessible dès l’âge de 14 ans sans l’accord des parents dans un pays qui interdit l’avortement dans tous les cas, y compris en cas de danger pour la mère ou de viol (y compris incestueux).
Et pourtant, Bachelet est une femme qui a vécu en Allemagne de longues années, qui est médecin de formation, vivant en concubinage, etc.
Pour l’anecdote, il fut une époque au Chili où le seul établissement scolaire à accueillir les enfants de parents séparés était le lycée français de Reñaca… cocorico.
Je crois que la France (que de nombreux habitants du monde considèrent comme une femme) est le meilleur pays pour défendre la condition féminine dans le monde. Alors, nous ferons avec elles ou pour elles, les plus beaux des voyages.
Amis francais et francaises, aimons et aidons les femmes du monde entier.
Mais pour cela, nous devons aussi balayer devant notre porte, prendre garde au retour de la question de l’avortement, améliorer l’égalité des salaires et accepter qu’elles occupent des postes à responsabilité dans tous les domaines, y compris politiques.
Cessons de les discriminer et aimons-les, tout simplement.
Mais nous vivons avec nos représentations et nos fantasmes et à une époque où les couvertures des magazines féminins n'ont rien à envier aux couvertures des revues pornographiques, la confusion des genres forcément trouble l'appréhension des problèmes.
Les codes se troublent, parce que l'image de la femme se banalise vers le bas.
Mais depuis la nuit des temps, il faut être deux pour faire l'amour.
                                                                 Clic ?
Mais attention, je rappelle que le sexe c'est bon !
Contrairement à ce que veulent nous imposer tous les intégrismes du monde et qui nous cassent les couilles (et je mets dans le même sac les intégristes des trois religions du Livres sans discrimination) avec leur pureté et leur reproduction (je vous signale que les USA dépensent des millions pour financer des associations et des fondations dispersées dans le monde entier pour imposer ses idées sur l'abstinence, la virginité, le sexe qui est mal, etc. et l'origine du monde au pays de l'Eden avec la pire des choses : le pêcher originel...)
C'est fou, je suis né en 69, année érotique, à une époque où on disait "faisons l'amour pas la guerre" et qu'aujourd'hui rien ne semble avoir changé, alors que de plus en plus de femmes accèdent aux postes à responsabilités et n'hésitent pas, elles non plus, à envoyer leurs enfants se faire tuer (un clin d'oeil à Condie Rice)...
Si dans le monde un homme sur deux est une femme,
la femme qui s'engage est-elle un homme politique ?

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27 février 2007 2 27 /02 /février /2007 00:31
Je suis né du mariage de l’eau et du feu, de la rencontre du froid et du chaud, de l’air et du vide, du silence et de la musique.
La famille de ma mère était de la bourgeoisie des villes, catholique aimant la modernité, le progrès, la pêche et le rugby.
La famille de mon père était de la bourgeoisie de la campagne. Protestante aimant la rigueur et la tradition, la chasse et le football.
Je vous laisse imaginer les conversations au repas de mariage entre les deux familles !
Et puis, six ans plus tard, comme l’a si bien écrit un ami de mes parents en introduction de sa thèse en médecine intitulée « Enurésie et latéralité » (en gros les gauchers contrariés feraient davantage pipi au lit) :
" Il aura suffi d’un taunus."
        Clic ? (si vous ne comprenez pas, c’est normal, mais vous pouvez me proposer vos interprétation sur le terme de taunus).

Je suis donc né bourgeois, je ne vais ni le regretter, ni le nier, ni le refouler.
Le terme de bourgeois sera interprété avec des a priori positifs ou négatifs par chacun selon ses origines sociales, sa culture, ses idées politiques, etc.
L’Histoire de France a eu ses bourgeois de Calais, puis ces bourgeois qui firent la révolutions puis ceux qui furent la cible de mai 68…
Parfois, sournois, j’aime à rappeler que les grand révolutionnaires furent quasiment tous des personnes issues de familles dites bourgeoises (Lénine, Guevara, Castro, Danton…).
Mais, c’est à moi et à moi seul de porter le fardeau hérité de mes deux familles.
                                                      Clic ? (tiens c'est où ca ?)
Alors, quand une chilienne passant par chez moi me raconte que lors d’un travail d’enquête sociale elle vit des familles se partager des logement exigus, m’expliquant que dans mon appartement actuel peuvent s’entasser trois ou quatre familles entières, soit une vingtaine de personne, alors que je l’occupe seul, forcément mes origines bourgeoise apparaissent au grand jour. C’est aussi pour cela que je fais de mon leu de vie un lieu ouvert aux autres. Un ami en sous loue une partie pour en faire un local professionnel, une autre pièce sert à la fois de chambre d’ami permanente et de lieu de réunion ou de rencontre pour refaire le monde et, voire, faire la révolution.
Mais, je me souviens avoir vu. La semaine dernière, amarré dans le port de Valparaiso, un yacht immense (environ 80 mètres de longs) qu’occupait une famille de 8 personnes.
Me voilà petit bourgeois non frustré de ne pas apparaître aussi insultant avec la modeste vie des Porteños.
Or il faut ben reconnaître qu’actuellement, contrairement aux idées républicaines, le pouvoir en France (et encore plus au Chili qui se targue pourtant d’être une république) appartient avant tout aux possédant et non au peuple tout entier. Et ceux-ci ont la chance d’être représentés autant par la droite que par la gauche modéré type socialiste caviar.
J’abhorre un Fabius, non pas pour ses origines familiales, il n’y peut rien, mais pour être responsable d’une loi sur l’impôt sur la grande fortune dont le calcul ne tient pas compte des œuvres d’art… Comme ces bourgeois gras et fat qui diraient en montrant négligemment de leurs doigts boudinés :
- Ces croûtes-là ? Non, une bouchée de pain…
Il est des pays où certains rêvent tous les jours de la bouchée de pain.
Il ne tient qu’à ceux qui ont, de partager avec ceux qui n’ont pas.
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26 février 2007 1 26 /02 /février /2007 01:24
Alors que je peux trouver un camembert assez goûteux dans les rayons des  supermarchés de Valparaiso, les fromages savoureux au lait cru de la France me manquent (ici ils cuisent tous les laits).
Alors que le moindre vin chilien est savoureux et séduisant dès la première gorgée et que les producteurs commencent à proposer des assemblages de cépages intéressants, la riche variété des vins français me manque (ici ils formatent un vin à la consommation immédiate et homogénéisent les goûts)
Alors que je peux de temps en temps savourer un bon film dans une des rares salles de Valparaiso, l’offre exceptionnelle cinématographique parisienne me manque (ici c’est le royaume des blockbusters US et l’exception culturelle française m’apparaît presque désormais comme une belle utopie)
Alors que le temps passé ici me permet de construire de belles amitiés, mes amis de Paris ou d’ailleurs me manquent (ici, c’est trop loin pour prendre la voiture ou e train et faire des visites impromptues).
Je suis vraiment dans un autre pays, sur un autre hémisphère avec une autre langue, une autre culture, un autre rythme, d’autres gens et d’autres lois, d’autres vents et d’autres pluies, un autre soleil qui tourne dans le ciel par le nord.
Un drôle de pays où les chiens épousent les chats.

                                                             Clic ?
Un drôle de pays où tout semble possible… presque tout… et surtout le plus inattendu…
Un drôle de pays où les vêtements sont intelligents.

                                                                   Clic ?
C’est lundi, ici aussi.
C’est lundi et j’ai des manques.
Je rêve d’un magret de canard aux cèpes flambé à l’Armagnac et accompagnés de pommes de terre sautées dans la graisse de canard, buvant un Pessac-Léognan.
Je rêve de m’engouffrer dans une veille salle obscure de Paris et au sortir de la séance appelés un bon ami pour partager un ballon de rouge dans un de ces troquets sympas que Paris collectionne.
Je rêve de musées nationaux gratuits au premier dimanche de chaque mois et d’overdose d’art et de trésors.
Je rêve…
Je rêve pour combattre les manques.
C’est lundi.
Heureusement, ensoleillée et radieuse, Valparaiso me sourit.
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24 février 2007 6 24 /02 /février /2007 22:47
J’ai mangé mes meilleures sardines grillées dans des rues en pentes, sous un soleil généreux et dangereux, sur des trottoirs remplis d’escaliers qu’arpentaient de petites femmes brunes résolues à grimper sans cesse jusqu’au ciel, jusque chez elles.
Les  maisons colorées d’azulejos s’y empilent jusqu’en haut des collines et s’écroulent dans la faille centrale de cette capitale, jusqu’à sombrer dans l’océan.
                                                                Clic ?
Bien que ces drôles de poissons soient sortis de l'eau du lac le plus haut du monde (le Titicaca) et que nous pourrions croire qu’il s’agit, dans cette description introductive, de cette Valparaiso maintes fois décrite ici, il n’en est rien, nous sommes en Europe, à 12 000 kilomètres de Valparaiso.
Nous sommes à Lisboa, Lisbonne comme nous l’appelons en France, parce que les Français font chier tout le monde à vouloir changer le nom des capitales, de London en Londres, de Roma en Rome, de Hamburg en Hambourg, de Köln en (eau de) Cologne… et de Chile en Chili !
Je reste persuadé que Lisbonne aura beaucoup influencé Valparaiso.
Même si cette dernière fut aussi bâtie, développée et enrichie par les "apports étrangers " des Allemands, Anglais, Français et Espagnols, les Portugais ne sont pas en reste. En témoignent d’abord les noms portugais présents sur de nombreuses tombes des vieux cimetières.
Mais ce qui, à moi, me frappe le plus, c’est une sorte de ressemblance (comme entre deux cousins) entre les Chiliens et les Portugais, pas seulement d’un point de vue physique que par un attitude.
Les Chiliens sont trop timides, humbles, discrets et peu sûrs d’eux pour être vraiment italiens ou allemands. Ils ne supportent pas la critique ou l’esprit critique et donc ne sont pas comme les Français. Et ils manquent de confiance en eux pour être espagnols. Ils sont modestes, humbles et généreux, vous ouvrent les bras et leur cœur facilement et, en ce sens, me font penser aux habitants de Lisbonne rencontrés durant ce court séjour que je fis il y a quelques années.
Lisbonne m’apparut comme une des plus belles villes d’Europe, construite en bordure de l’océan Atlantique sur des collines escarpées, à l’instar d’une Valparaiso sur le Pacifique. Et, à Lisbonne aussi, se mélangent les riches et les pauvres, le moderne et l’ancien, les couleurs des maisons et les musiques du voisinage, les odeurs de cuisine délicieuses et les rires des enfants dans les rues. Comme à Paris ou à Valparaiso, il faut déambuler pour apprécier Lisbonne. Il faut monter et descendre sans cesse, tourner pour découvrir d’autres ruelles, d’autres quartiers pittoresques, d’autres ambiances et s’immerger pleinement dans l’âme du Fado.
Et ce tango Porteño de Valparaiso, plus dans le lamento que celui
de Buenos Aires me rappelle les lamentations  sublimes des chanteuses de Fado entendues à Lisbonne.
Lisbonne est une ville qui me fascina, tant par son riche patrimoine que par la gentillesse de ses habitants.
                                                                Clic ?
Je me rends comte aujourd’hui que cette vision positive du port portugais m’aida sans doute à apprécier Valparaiso sa cousine chilienne.
Lisbonne est une ville qui garde une place privilégier dans la trajectoire de mes voyages.
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23 février 2007 5 23 /02 /février /2007 23:07
A force de courir dans tous les sens, de faire le guide tant professionnellement qu’en amateur…
A force de faire des allers-retours entre Santiago et Valparaiso (chaque fois plus d’une heure et demi de trajet, parfois bruyant, parfois trop chaud…)…
A force de courir sous le soleil estival qui n’épargne personne…
A force de me plonger un peu plus profondément dans la langue de Cervantès à la sauce Allende, comme si je voulais battre des records d’apnée…
A force de veiller parce que les soirées de Valparaiso et de Santiago sont attirantes, intéressantes et enivrantes…
A force de réfléchir sans cesse aux projets, aux idées, aux voyages, au futur…
Je ressens comme un petit coup de fatigue.
                                        Rrrrrrrrrrr Clizzzzzzzzzzzzzzc ?
En ce moment, tout me demande un effort, tout me fatigue vite,
je vis sur mes réserves et ces dernières s’épuisent.
Mais je ne veux pas lâcher le Blog qui m’oblige à faire des choses
que j’aime faire.
Mais je ne veux pas fermer les yeux sur Valparaiso
qui est trop belle pour détourner le regard.
Mais je ne peux pas rester silencieux quand je vois l’évolution politique en France (l’homme qui a fait s’abattre les haches sur la porte de l’Eglise
Saint-Bernard remplie de sans-papiers vient d’être nommé à la tête du Conseil Constitutionnel ce qui confirme bien la séparation de l’Eglise et de l’Etat en France… où vomir ?).
Mais je ne veux pas dormir.
                                                            Mmmmmmm Clic ?
Juste une petite sieste, une pause, un moment en suspension.
Juste un arrêt sur image, sur une belle image alors…
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23 février 2007 5 23 /02 /février /2007 00:28
J'aime beaucoup Magritte.

J'aime aussi beaucoup Desproges !
Etonnant non ?
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Published by Bertrand - dans Concours quizz
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22 février 2007 4 22 /02 /février /2007 00:14
Ô tempora Ô mores
Autre temps, autres moeurs.
L’agonie de Fidel Castro, la mort de Pinochet et la prise de pouvoir de la gauche de façon légitime sur presque tout le continent de l’Amérique ne semble toujours pas perturber les USA, trop occupés qu’ils sont sans doute à sauver les meubles en Irak, en Afghanistan, en Corée du Nord, au Japon, en Allemagne, en Israël et je ne sais plus où encore.
Il faut dire que les « bons » prétextes se font rares, puisqu’il n’est plus question de communisme, de terrorisme ou d’intérêt industriel…
Les USA sont en train de construire un mur au sud, avec le Mexique (voir à ce titre Babel pour un aperçu de la frontière USA-Mexique), mais ce mur est un mur qu’ils construisent en face de tout le continent américain (à l’exception du Canada).
Les pays latino sont en train de se construire un pouvoir et une légitime résistance est en train de s’organiser. Et il faut reconnaître que bien avant les agitations de Chavez, c’est bien Lula et son immense Brésil qui ont ouvert la voie à un « autre possible ».
Alors, tandis que Rio affiche les deux faces de Janus de la violence et du carnaval, je peux vous donner la solution de la septième photo.
                                                           Clic ?
C’est une vue aérienne de Sao Paulo. Je vous ais un aveu, j’ai un pu menti.
Peut-on dire que j’ai posé le pied au Brésil ? Puisque la seule fois, ce fut lors d’une escale en avion lors de mon retour en France. Une escale en zone internationale… Y’a-t-il un spécialiste du droit international dans la salle ?
Cette photo, elle a dû passer par ici il y a longtemps.
Parce que survoler Sao Paulo donne le vertige. Non pas d’être en l’air et d’avoir peur de tomer et d’écraser quelques bidonvilles. Non, cela donne l vertige parce que cette ville de 20 millions d’habitants est immense, sans fin, sans limites, démesurée, inhumaine.
La survoler en avion, cela paraît interminable. Et depuis le hublot, à base altitude puisque l’on va atterrir, on devine et distingue les quartiers riches (avec ses beau carrés bleus piscine) des quartiers pauvres (gris marrons).
Mais heureusement, les boutiques de luxe de la zone internationale de l’aéroport permet de ne pas oublier que le Brésil est un pays où il y a aussi des gens riches.
D’ailleurs, j’ai appris qu’en ce moment, les touristes les plus nombreux à venir au Chili sont justement ces Brésiliens qui ont la chance de pouvoir se payer des vacances.
                                                        Clic ?
Je vous remets une photo prise depuis l’avion, mais cette fois, sans civilisation. Juste parce que j’aime beaucoup voir le monde perché dans un avion. Il est beau.
Et pourtant, paradoxalement, c’est en pouvant le voir si beau de là-haut qu’on le pollue le plus… l’avion est le moyen de transport le plus polluant. Quand osera-t-on le dire ?
C’est pourquoi, il faut remercier un autre Bertrand, Arthus, qui a fait ses superbes photos de la Terre vue du ciel, le livre le plus pollueur du monde (pour faire les photos en avions et hélicoptère) et pour fabriquer le livre… mais celui qui donne le plus envie de protéger notre Planète bleue… quand est-ce que les USA vont penser à signer le protocoles de Kyoto au lieu de jouer à la guerre ?
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Published by Bertrand - dans Concours quizz
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21 février 2007 3 21 /02 /février /2007 00:28

Quoi ! Des cohortes étrangères
Feraient la loi dans nos foyers !
Quoi ! Des phalanges mercenaires
Terrasseraient nos fiers guerriers !
Dieu ! Nos mains seraient enchaînées !
Nos fronts sous le joug se ploieraient !
De vils despotes deviendraient
Les maîtres de nos destinées !

C’est beau, c’est tellement beau et en cette période préélectorale,
cela prend tellement plus de sens… surtout maintenant que Papon est raide comme une saillie. (Le Pen a -t-il perdu une voix ?)
Je m’égare.
Les Chiliens plus âgés ont connu l’époque du Français obligatoire dans les écoles. Ce n'est plus le cas aujourd'hui et les jeunes ont bien du mal avec les langues étrangères, quelles qu'elles soient...
Les Chiliens plus âgés peuvent chanter (phonétiquement) la Marseillaise !
Etonnant  non ?
Oui, parce que bien sûr le couplet introductif d’aujourd’hui provient de notre superbe hymne national, chant de guerre pour l’armée du Rhin.
Cet hymne qu’entonnent nos sportifs avec joie et détermination,
sans se rendre compte de la violence des paroles.
Cet hymne que Gainsbourg a tenté d’enjoliver.
Ecouter un Chilien chanter la Marseillaise fait le même effet que d’écouter pour la première fois la version reggae du beau Serge.

                                                       Clic ?
Vous l’aurez compris, nous sommes donc en France.
Superbe édifice  que sans doute certains ont reconnu
ou ont fait semblant de reconnaître.
C’est un des plus beaux du IVe arrondissement de Paris.
Et si deux farfelus ont pensé á la Jamaïque et à la Colombie,
la plupart ont bien joué. Bravo !
J’ai un moment hésité à placer un cliché de la France dans ce jeu, et puis, plus on est loin de son pays, plus les racines ont du sens et plus l’instinct des origines ressort…    COCORICO…  Oui b on je sais, c'est l'année du Cochon qui commence, mais moi, dans l'astrologie chinoise, je suis coq !
Etonnant non ?
Et, il y a quelques jours, je suis entré dans un des deux plus beaux antiquaires de Valparaiso. Et j’ai vu ça :

                                                                    Clic ?
Bon, pardon, le cliché n’est pas terrible, mais j’ai voulu le faire discrètement et les néons sont impossibles avec le reflet du verre…
Bon, je ne vais pas aussi tenter de vous faire deviner ce que cette gravure représente… quoique, vue votre imagination en ce moment, ce pourrait être très amusant.
Cela se passe à Versailles, si si.
Mais point de Marseillaise.
Les Prussiens sont à Versailles, nous sommes en 1871…

 

Cette gravure, il m’aura donc fallu venir au Chili pour la voir, une gravure représentant une défaite française… Et je me suis alors demandé combien d’images dans les livres scolaires représentent des défaites ?
Il y a donc sûrement un Allemand qui est venu s’installer au Chili. qui a jugé important pour lui d’emmener cette gravure avec lui au bout du monde.
Mais cela n’aura peut-être pas empêché ses enfants ou petits-enfants, de devoir apprendre la Marseillaise… qui sait ?
Le destin réserve parfois bien des surprises.
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Published by Bertrand - dans Concours quizz
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20 février 2007 2 20 /02 /février /2007 00:44

Avec la mer du Nord pour dernier terrain vague
Et des vagues de dunes pour arrêter les vagues
Et de vagues rochers que les marées dépassent
Et qui ont à jamais le cœur à marée basse
Avec infiniment de brumes à venir
Avec le vent de l'est écoutez-le tenir
Le plat pays qui est… 
                                                     La solution du jour, une fois !
                                               Clic une fois ?
Il n’y a que Jacques pour présenter la Belgique.
La Belgique, j’y suis souvent allé.
J’ai même passé une fois un mois entier à Bruxelles.
Et puis, après mon premier séjour au Chili, j’y suis allé revoir une Belge croisée à Valparaiso et qui depuis vit avec un Chilien à Arica, tout en haut dans le nord du Chili.
Et puis, enfin, la dernière fois que j’ai posé le pied en Belgique, c’était lors de la première escale en bateau, après avoir quitté Hambourg, on est entré par le long estuaire jusqu’à Anvers (ou Antwerpen pour les flamingants), ville où a été pris ce cliché.
Finalement., lorsque je vous ai dit que le cliché sur l’Argentine avait été le plus meurtrier pour les résultats, je m’étais trompé. C’est celui-ci qui a fait le plus de ravages.
Pourtant, cette façade de pierre, richement ornée, elle sentait bon l’Europe et certains la voyait eu Pérou, au Brésil, en Argentine. Bon, ceux qui proposaient la France ou l’Allemagne ont plutôt manqué de chance. Et il en faut aussi, un peu, de la chance, pour gagner à des concours.
Par exemple, la chance, c’est qu'à Anvers, nous sommes restés plus longtemps à cause d’une grève des dockers. Et bien, avec deux jours de retard sur notre traversée en cargo, cela nous a permis de voir s’éloigner Wilma, la tempête tropicale qui quitta la Jamaïque deux jours avant qu’on y fasse escale. Et quand on parle de fenêtre météorologique…
Tiens en parlant de fenêtre, une petite histoire belge, donc.
                                                  Clic ?
En voilà de drôle de fenêtres… elles ne vous rappellent rien ces fenêtres ?
Si si, souvenez-vous des fenêtre volantes de Windows… (qui veut dire fenêtre en anglais).
Ben voilà, cette photo a été prise sur l’Ile de Chiloé, c’est le tout nouveau complexe culturel de sa capitale, Castro.  Ou, quand un logo devient réalité.
J’aime beaucoup l’audace chilienne en architecture et avec ce bâtiment en forme de baleine à fenêtre volante, je suis servi. Mais c’est l’arbre qui cache la foret chilienne de l’ultralibéralisme, puisque dans un même temps, un certain monsieur Piñera (toujours le même, candidat malheureux à la dernière présidentielle chilienne, mais heureux homme d’affaires) est en train d’acheter la moitié de l’île, de là à ce qu’il y implante un petit aéroport pour y poser les avions de sa compagnie LAN… En fait il veut copier un américain qui a acheté des millions d’hectares en Patagonie pour en faire un parc… mais voilà (c’est là qu’est l’histoire belge), le Chili lui a tellement vendu qu’il est propriétaire d’une tranche complète du pays, entre la côte et la frontière argentine. Résultat, il vient de dire non à la traversée de son parc pour une extension de la carreterra austral. Le Gouvernement est bien emmerdé… une fois !

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