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  • : Blog d'un voyageur égaré à Valparaiso, au Chili, qui a crapahuté en Argentine et Pérou et voyagé aussi en Cargo. Résultat : textes en tout genre, carnet de voyage, photo, réflexions et même un peu de poésie dans ce monde de brutes.
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Villes de mes voyages

Viernes 23 octubre 2009

A l’évocation du Chili, nombreux sont ceux qui pensent au vin chilien.

J’ai déjà eu l’occasion sur ce blog de parler en bien et en mal de ce fameux vin.

Mais je suis né à Bordeaux et à l’évocation du nom de cette ville, partout dans le monde on pense bien évidemment au vin.

Mais près de Bordeaux, il est un endroit magnifique, un site exceptionnel, classé par l’Unesco au patrimoine mondial de l’Humanité, comme Valparaiso, un endroit qu’il ne faut rater sous aucun prétexte quand on décide de visiter le sud-ouest de la France : Saint-Emilion.


Saint-Emilion résonne en mon âme comme la magie bienfaitrice d’une sorcière aimante m’ayant baptisé aux cépages les plus fleuris.

Le soleil caresse les vignes qui offrent ses fruits aux presses les plus généreuses pour que nos palais s’ouvrent aux univers les plus enivrants.

La pierre sensible aux rayons de ce soleil généreux, polie de pluies délicatement iodées par la proximité océanique et travaillée par la main d’artisans qui se refusent artistes, parle un langage d’amour à qui sait l’écouter, la caresser, l’apprivoiser.

Le vin, plus que le sang qui coule dans les veines de cette ville aux allures médiévale, ce vin généreux et puissant est sa raison d’être, sa religion, son ultime utopie. Véritable ambroisie que chacun songe à garder pour soi, il offre un pouvoir plus grand que celui des dieux de l’Olympe, parce qu’Emilion n’est pas venu se cacher dans les grottes naturelles de cette magnifique colline pour le pouvoir, sinon pour la liberté.

Voir le village de Saint Emilion ou boire le breuvage que ses coteaux nous offrent, c’est recevoir en cadeau des rêves de liberté, son parfum enivrant et la sensation réelle que le bonheur existe ici sur notre foutue planète bleu.

Il manque deux milles ans au Chili pour faire un autre Saint Emilion,
même s’il possède des collines plus belles, un soleil plus généreux,
un océan plus grand et un air plus pur.

Il manque les hommes, les générations de travail précautionneux et patients,
les tempêtes de grêles, les désespoirs, les guerres fratricides,
le médiévalisme et les croisades, la révolution et les femmes libres.
Il manque l’intuition baroque et le cartésianisme libertin.

Mais le Chili en général et Valkparaiso en particulier,
tient aussi quelque chose de mâgique,
mais ce n'est ni dans le vin, ni sur les coteaux.
Saint Emilion, priez pour nous !
Por Bertrand - Ver los 4 comentarios
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Domingo 27 julio 2008

Il est impossible de se promener dans Valparaiso sans se heurter, ici ou là, à un de ces chiens errants qui font à la fois l'objet d'affection et de critiques de la part des Porteños.
Ils sont partout, dans le centre ville comme sur les colines, dorment n'importe où, dans un recoin sombre comme en plein milieu de la chaussée, et n'importe quand, le matin comme la nuit.
Ils sont le résultats de croisements improbables entre toutes les races et le fruits des résistances à toutes les attaques, au froid, à la famine, aux puces, aux chats, aux rats et aux hommes.
Forcément ils chient partout.
D'ailleurs, ici l'on dit reconnaître un vrai Porteño au fait qu'il marche en regardant par terre et n'écrase jamais de merde. Du coup, mon expérience acquise pendant dix années à Paris n'aura pas été inutile.
Pas question de les chasser,
encore moins des s'en débarasser en les exterminant.
Ils sont un symbole très fort pour les habitants.
Certaines villes plus riches que les autres, développent des programmes de stérilisation pour réduire peu à peu leur nombre, mais elles oublient bien facilement qu'une des sources des contingents de ces chiens sont ceux que leur maîtres lassés ou trop pauvres, abandonnent un jour à l'autre bout de la ville. ET ceux là ne sont pas stériles.

Les touristes ou les nouveaux arrivants dans le coin se demandent souvent pourquoi on les laisse ainsi à l'abandon et aussi comment font-ils pour se nourrir.
A la première question, plusieurs réponses. Le manque d'argent est une partie de la réponse, mais il en va aussi de la culture locale. Les Porteños vous diront qu'ils ne se sentent pas dérangés par la présences de ces cabots vagabonds et qu'au contraire, sans eux, Valparaiso ne serait plus tout à fait la même.
Et justement, l'époque actuelle est au changement dans le port mythique et à une accélération de ce changement depuis l'inscription au patrimoine de l'humanité par l'Unesco et au développement économique.
Et justement, les critères de la mondialisation cadrent peu avec les chiens errants.
Alors, de même que des Américains tentent d'interdire en France les cloches des villages ou le chant du coq, certains nouveaux installés ici demandent qu'on retire ces chiens galeux, puants, errants. Arguant de considérations hygiénistes.
Et la réponse des habitants répond à la seconde question : ils les nourrissent eux-même en laissant des déchets ou des croquettes aux coins des rues ou devant leur porte.
Aussi pauvre soit-il, le Porteño habitué aux naufrages, aux tempêtes maritimes, au refuges, sait ètre hospitalier ou généreux avec plus nécessiteux que lui.
En l'ocurence, le chien vagabond représente l'échellon inférieur de l'homme qui a un toit.
Il y a toujours plus malheureux que soi.
Et les vagabond eux-mêmes partagent souvent la couche avec un de ces chiens, pour avoir plus chaud l'hiver sur les trottoirs du port.
Alors, quand certains râlent un fois de plus de constater les ravages d 'un chien qui sacage les poubelles et répand partout les ordures, d'autres rappellent que plutôt que d'éduquer le chien à ne pas toucher les poubelles, mieux vaut éduquer l'homme à accrocher en hauteur ses poches de dêchets et de le faire juste avant le passage du camion poubelle.
Un écrivain, parodiant un poète local a écrit dans son livre un truc du genre :
"Les trois calamités de Valparaiso sont les puces, les chiens et les poètes".
Mais le chien a été, est et sera toujours une source d'inspiration pour les artistes passant par Valparaiso.

La preuve donc, cette fameuse xylopgraphie de Loro Coiron.
D'ailleurs, ils ont donné un nom spécial à ces chiens : el Quiltro.
Ouaf ouaf à tous !

PS : pour rire, la première photo n'est pas un chien de Valparaiso, mais de Mendoza !!!!!
Por Bertrand - Ver los 3 comentarios
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Sábado 19 julio 2008

A Valparaiso,
les fils électriques, les câbles de téléphones et autres fils noirs,
forment une immense toile d'araignée désarticulée et sans fin.
Les touristes aiment à prendre des photos des pylônes
où s'aglutinent dans un chaos faussement désordonné
ces kilomètres de fils métaliques entourés de gaines noires.
Ces écheveaux modernes, ces chignons défaits,
comme des perruques arrachées dans la nuit,
ces casse-tête chinois à démêler,
auraient pu faire partie du classement par l'Unseco
comme élément du patrimoine humain.

Il faut voir les électriciens et autres ouvriers de la telecomunication,
à l'époque du satelite et du I-Phone,
pour admirer leur talent, leur patience et leur ingénuosité
à changer, couper, réparer un câble au milieu de cinquant autres,
sans fair d'erreur.
Et tandis qu'en France on a fait payer des milliards aux contribuables,
au travers de la facture de téléphone,
pour ensevelir les câbles téléphoniques
au nom d'une certaine esthétique fascisante
et d'une soi-disante protection,
en Amérique,
nombreux sont les pays qui ne se soucient en rien
de l'apparence des ces câbles,
pas même aux Etats-Unis.

Por Bertrand - Ver los 0 comentarios
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Martes 28 agosto 2007

Paris est une femme.
Paris est une femme qui vous prend de haut au début, 
parce qu'elle connaît sa force et ses faiblesses.
Paris est une femme qui n'accepte de vous parler
que si vous parlez le premier,
avec tact, courtoisie et talent.
Paris est une femme qui peut vous regarder et vous écouter
pendant des heures, sans rien dire.
Paris est une femme qui evoûte mais vous écoute.
Paris est une femme que l'on rêve d'aimer
et qui se laisserait aimer,
si seulement vous acceptiez tous ses défauts.
Paris est une femme qui fait peur à tous les hommes sensés.
Paris est une femme qui l'on ne peut que trahir,
parce que lui mentir permet de rester vivant
et libre.
Paris est une femme.
Paris est la femme.
Paris n'est pas ma femme.
Paris fut ma flamme,
elle demeure belle
séduisante, envoutqnte, déroutante
ennivrante,
belle riche et cultivée,
intelligente et raffinée
sophistiquée, trop sans doute.
Et quand vous vous rendez compte qu'elle semble ne plus vous écouter,
alors, n'attendez pas,
il est temps de fuir, de partir.
Il est temps de vous sauver.
Paris, Pénélope capitale saura vous attendre.
Du moins, vous en donnera-t-elle l'illusion.
Paris est une femme,
et mon voyage continue.



Por Bertrand - Ver los 7 comentarios
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Sábado 24 febrero 2007
J’ai mangé mes meilleures sardines grillées dans des rues en pentes, sous un soleil généreux et dangereux, sur des trottoirs remplis d’escaliers qu’arpentaient de petites femmes brunes résolues à grimper sans cesse jusqu’au ciel, jusque chez elles.
Les  maisons colorées d’azulejos s’y empilent jusqu’en haut des collines et s’écroulent dans la faille centrale de cette capitale, jusqu’à sombrer dans l’océan.
                                                                Clic ?
Bien que ces drôles de poissons soient sortis de l'eau du lac le plus haut du monde (le Titicaca) et que nous pourrions croire qu’il s’agit, dans cette description introductive, de cette Valparaiso maintes fois décrite ici, il n’en est rien, nous sommes en Europe, à 12 000 kilomètres de Valparaiso.
Nous sommes à Lisboa, Lisbonne comme nous l’appelons en France, parce que les Français font chier tout le monde à vouloir changer le nom des capitales, de London en Londres, de Roma en Rome, de Hamburg en Hambourg, de Köln en (eau de) Cologne… et de Chile en Chili !
Je reste persuadé que Lisbonne aura beaucoup influencé Valparaiso.
Même si cette dernière fut aussi bâtie, développée et enrichie par les "apports étrangers " des Allemands, Anglais, Français et Espagnols, les Portugais ne sont pas en reste. En témoignent d’abord les noms portugais présents sur de nombreuses tombes des vieux cimetières.
Mais ce qui, à moi, me frappe le plus, c’est une sorte de ressemblance (comme entre deux cousins) entre les Chiliens et les Portugais, pas seulement d’un point de vue physique que par un attitude.
Les Chiliens sont trop timides, humbles, discrets et peu sûrs d’eux pour être vraiment italiens ou allemands. Ils ne supportent pas la critique ou l’esprit critique et donc ne sont pas comme les Français. Et ils manquent de confiance en eux pour être espagnols. Ils sont modestes, humbles et généreux, vous ouvrent les bras et leur cœur facilement et, en ce sens, me font penser aux habitants de Lisbonne rencontrés durant ce court séjour que je fis il y a quelques années.
Lisbonne m’apparut comme une des plus belles villes d’Europe, construite en bordure de l’océan Atlantique sur des collines escarpées, à l’instar d’une Valparaiso sur le Pacifique. Et, à Lisbonne aussi, se mélangent les riches et les pauvres, le moderne et l’ancien, les couleurs des maisons et les musiques du voisinage, les odeurs de cuisine délicieuses et les rires des enfants dans les rues. Comme à Paris ou à Valparaiso, il faut déambuler pour apprécier Lisbonne. Il faut monter et descendre sans cesse, tourner pour découvrir d’autres ruelles, d’autres quartiers pittoresques, d’autres ambiances et s’immerger pleinement dans l’âme du Fado.
Et ce tango Porteño de Valparaiso, plus dans le lamento que celui
de Buenos Aires me rappelle les lamentations  sublimes des chanteuses de Fado entendues à Lisbonne.
Lisbonne est une ville qui me fascina, tant par son riche patrimoine que par la gentillesse de ses habitants.
                                                                Clic ?
Je me rends comte aujourd’hui que cette vision positive du port portugais m’aida sans doute à apprécier Valparaiso sa cousine chilienne.
Lisbonne est une ville qui garde une place privilégier dans la trajectoire de mes voyages.
Por Bertrand - Ver los 6 comentarios
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Oublions 2012

J'aurais bien voulu être le clown, le joker, le troublion, le porteur d'idées, le chevalier errant à l'illustre figure de proue du bateau qui naviguerait à contre-courant du libéralisme rampant pour proposer un monde meilleur.
J'aurais voulu croire en des matins meilleurs en 2012.
Mais un an de Sarkozy, la crise qui va faire des ravages en 2009, Obama aux USA et la prochaine mort de Fidel Castro après 50 ans d'une révolution cubaine à moitié réussie... auront eu raison de mes utopies idéologiques, politiques et humanistes.
Je n'aurai pas davantage la force de croire accéder un jour à la mairie de Valparaiso*.
Vous pouvez toujours lire les ouvrages suivant :

-Les ambitions désavouées d'Alain Fleischer
-La peur en occident de Jean Delummeau
-Les veines ouvertes de l'Amérique latine de Eduardo Galeano
-La stratégie du choc de Naomie Klein
-Aimer, s'aimer, nous aimer de Bernard Stiegler
-Kaddish pour l'enfant qui ne naîtra pas de Imre Kertész
-La lutte avec l'ange de J.P. Kauffmann
-La tache
de Philip Roth
Mais ne comptez plus sur moi pour vous mâcher le travail !
2012. c'est trop loin, trop haut, trop bête !
Bonne année 2009.

*.PS : à lire au dixième degré, of course !

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