
"A cet égard, nous sommes plus proches d'un ensemble de problèmes déjà examinés au XIXe siècle que nous ne le sommes de la grande histoire des révolutions du XXe siècle. Nous avons affaire, comme à partir de 1840, à des capitalistes absoluement cyniques, de plus en plus animés pas l'idée qu'il n'y a que la richesse qui compte, que les pauvres ne sont que des paresseux, que les Africains sont des arrièrés, et que l'avenir, sans limite discernable, appartient aux bourgeois "civilisés" du monde occidental. Toutes sortes de phénomènes du XIXe siècle réapparaissent : des zones de misère extraorinairement étendues, à l'intérieur des pays riches comme dans les zones délaissées ou pillées, des inégalités sans cesse grandissantes, une coupure radicale entre le peuple ouvrier ou sans travail, et les classes intermédiaires, la dissolution complète du pouvoir politique dans le service des biens, la désorganisation des révolutionnaires, le désespoir nihiliste de fractions étendues de la jeunesse, la servilité d'une large majorité des intellectueels, l'activité expérimentale serrée, mais très encerclée, de quelques groupes à la recherche de moyens contemporains de l'hypothèse communiste..."
Cet extrait tiré du dernier chapitre de"De quoi Sarkozy est-il le nom ?" d'Alain Badiou,
est comme une vision éclairante de la situation que j'observe depuis le Chili
après avoir passé dix ans à Paris.
Et si vous n'êtes pas convaincus, je vous invite à cliquer sur les deux photos,
vous serez alors invités à écouter deux chansons de Saez avec des images bien loin des clips officiels et aseptisés.
Les images et les mots sont des arguments qui illustrent aussi les émotions de ceux qui n'ont pas encore totalement abdiqué.
Et tandis que le Chili est passé à l'huere d'hiver,
tandis qu'un touriste suédois a osé coupé une oreille d'un Moaï (statue géante de l'île de Pâques),
tandis que l'on dépêche (enfin) un avion sanitaire en Guyane pour l'éventuelle libération de Betancourt,
tandis que l'Europe chie dans son froc en regardant souffrir le Tibet plutôt que d'oser critiquer la Chine,
tandis que Sarkozy se rêve en JFK depuis que l'on compare Carla à Grace Kelly ou Lady Di,
tandis que l'on copntinue en France de bousiller des familles en expulsant le mêre snas les enfants ou la mêre sans le père, etc,
tandis qu'un immense bloc de glace de l'Antartique se détache pour venir à notre rencontre et nous conter les mésfaits du réchauffement climatique qui est sans doute dû à l'exagération égoïste de l'activité humaine...
Je reste à contempler les remous de la mer.
Et je relis mes classiques...
Bon dimanche !
Traduction approximative de la plaque
pour les non-languedecervantesalasaucechiliphone :
"L'océan est le pays de tous les rêveurs en lutte toute la vie
contre le quotidien... (je laisse aux expert le rôle de la marée)
Et c'est un sillon ouvert pour les bateaux
où germent les graines des plus beaux rêves"
En ce moment, tandis que je concrétise des idées de travail dans l'art (et pas
dans le cochon),
je me rends davantage compte que c'est bien aux pieds du mur que l'on reconnait le macon.
Et que les murs ont des oreilles et que la rue est bavarde.
Les discussions vont bon train entre la rue et les murs
Les murs ont la parole.
Parole de murs, mots de la rue.
Un vrai bonheur pour le promeneur qui n'a besoin ni de walk man,
ni de traducteur.
Paris, septembre 2007
Ainsi même au Paradis il est interdit d'afficher et de s'afficher.
Et au Val Paradis ¿
Mais poursuivons notre route.
Paris, septembre 2007
Bon d'accord, il faut réfléchir à deux fois avant de saisir l'intéret de ce panneau, sinon qu'il unique.
D'autant que pour en rire (car il faut en rire),
il est nécesaire d'avoir l'esprit (très) mal tourné.
Et du rire gras et gaulois au rire jaune,
il n'y a qu'un pas de 12 000 kilomètres à faire.
Valparaiso, hiver 2007
Désolé, mais je ne traduirai pas...
Mais cet affichage sauvage est des plus intéresant dans un pays qui demeure terriblement silencieux.
...
...
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Pucha ! Ce Blog respire...
Encore ?
“Icebergs, icebergs, cathédrales sans religion de l'hiver éternel. »
clama Henri Michaux. Bravo, j'adore Michaux !
Heureusement, ici, sur « Valparaiso city plage bourg sur Viña »,
l’hiver ne fera que passer, païen, athée et éphémère. Amen !
Donc pour répondre à Phil, je cherche à illustrer l’hiver,
je recherche à produire des illustrations de l’hiver,
je cherche comment montrer l’hiver en photo… pas facile !
Mais j’aime bien la remarque d’hier de YuYu qui disait « Des images hivernales sont-ce obligatoirement des images de tristesse? Allez que diable ! Donne-nous des images hivernales d'hiver joyeux ! » (voir photo 2)
Et aussi le commentaire de Brigetoun qui disait, en parlant de la France :
« Tu sais l'hibernation est générale ici elle se nomme vacances »
Donc, voici la livraison du jour, trois photos pour illustrer cet hiver…


Mais, l’hibernation ne me fait pas peur parce qu’Albert Camus a écrit
« Au milieu de l'hiver, j'ai découvert en moi un invincible été. »
Lorsque le lecteur tombe sur un passage qu’il aurait pu écrire lui-même, il peut avoir deux types de réactions.
Ou bien il se sent fier ou content parce qu’il se dit ne pas être seul à voir l’idée ou le style (ou les deux) et que, se sentant moins seul, il aimera davantage sa vie.
Ou bien il se sent copié ou jaloux et regrettera d’avoir tant tardé pour écrire ce qu’il avait déjà dans sa tête depuis si longtemps.
La différence se fera selon le type d’écriture.
Ainsi, le poète ou le romancier aura l’inconsciente amertume d’avoir été doublé, et pour lui il sera trop tard.
Pour l’essayiste ou le politologue, ce sera plutôt une confirmation qu’il se dirige sur la bonne voix, celle du partage et de la communion des idées.
Hier, j’ai lu le passage qui suit :
»Si le problème est une crise morale elle peut être l’occasion de découvrir notre imagination morale,que l’on peut concevoir comme la motivation d’agir non pas pour nous-mêmes mais pour quelque chose que nous aimons encore plus, comme nos enfants. Cela nécessitera de franchir les obstacles à notre créativité que sont les habitudes ancrées, les conversations en impasse permanente ou encore les règles sociales, pour réinventer un langage et une culture […]. Nous aurons besoin pour cela d’artistes, de conteurs, de philosophes tout autant que de scientifiques et de sociologues. Si le problème est au-delà de tout ce que la civilisation a connu jusqu’ici, alors la résolution ne peut venir que de quelque chose que nous n’avions pas encore envisagé.
[…] Résistez à la pression de faire une proposition. Refusez le piège du paradigme problème/solution. Donnez libre cours à votre imagination pour faire que chacun de vos actions soit importante pour les petits-enfants de vos petits-enfants, tout en osant ne pas avoir de réponse. Eteignez votre télévision. Fermez les yeux. Posez votre journal et arrêtez d’accepter le sujet de conversation d’autrui pour le débat du dîner su soir. Promenez-vous et commencez à écouter d’autres voix, essayez de nouvelles idées […] «
Je vous laisse deviner l’effet que m’a procuré un tel passage de lecture.
Et pour ne pas occulter le contenu de ce texte, exceptionnellement (pardon à l’auteur), je ne citerai pas ma source et je n’en dirai pas plus.









déterminé ou tranporté par le hasard,