Bienvenue sur ce blog inclassable d'un type qui "voyage" depuis trois ans
entre
Valparaiso et la Sarkolandia
entete-1.jpgentete-2.jpgentete3.JPG







Devenu fainéant avec l'âge, régulièrement, ici, un nouveau texte... mais pas forcément tous les jours...
 ca dépend du vent....
et n'oubliez pas de cliquez sur les photos pour voyager...

Algunos textos apparecen en mi sitio en castellano por AQUI

 

Présentation

Qu'est-ce que j'fous là ?

Ce BLOG,
pour partager
les émotions du voyage,
les envies d'ailleurs.
Vous offrir 
le désir de partir,
de voyager.
JUILLET 2008 ?
Vive la croissance !
 

 
  Les Catégories :
Sarkolandia
Ô mon païs !
Le voyage de Beltran
 
Mes voyages en 38 mois
Chili con carnet
ma vision franco-chilienne
Phrases à moudre
se presser le citron sans se claquer les muscles
Idées et prises de tête
un peu en colère
Livres, littérature et cinéma
coin culture
Ces petites idées qui changeront le monde
Tout est expliqué dans le titre !
Autoportrait ?
Une tentative de me reconnaître
Pourquoi Valparaiso ?
Comprendre pourquoi j’aime cette ville... et vous la faire aimer.
Les mots des autres
la parole des autres
Dimanche de A à Z
l’OVNI du blog
Villes de mes voyages
Portrait de villes qui comptent pour moi
Bahia Utopica
Tout sur ma productora

Vos questions sur
l'esprit du voyage
le Chili 
et Valparaiso,
ou pour papoter :
bertrand.valpo@gmail.com

Clin d'oeil photo

Restez au courant

Inscription à la newsletter

W3C

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0
 
Lundi 30 juin 2008
Bon, de temps en temps il est sage de dépoussiérer, d'épousseter.
J'entreprends donc quelques petits nettoyages de ce blog.
La grande majorité des "voyageurs" de ce blog ne se rendront compte de rien,
mais peu m'importe.
J'ai commencé par actualiser en colonne de gauche
les liens de mes favoris "A chacun son voyage".
Des nouveaux géniaux et de l'ancien "incontournable".
Et puis, en colonne de droite,
j'ai rajouté une nouvel album de photo
intitulé "Belle Valparaiso",
c'est une sélection personnelle de mes clichés préférés
de ce foutu port mythique.
Je vais poursuivre les petits changements cosmétiques de ce Blog,
mais je ne vous en dirai pas davantage.
Juste cette fois, histoire de vous prévenir.
Mais petit à petit, je vais changer des choses,
sur la forme et peut-être aussi sur le fond.
D'ailleurs, j'ai réactivé la version espagnole de ce Blog,
avec une nouvelle traduction (provisoire) d'un texte d'ici.
Faut dire que je m'occupe de trois Blogs à la fois,
si l'on compte celui de ma Productora Bahia Utopica.
C'est lundi, début de semaine,
c'est le 30 juin, fin de mois,
c'est aussi le milieu de l'année.
Mais le temps est toujours ailleurs dans la sphère bloguesque.
Bienvenue dans le voyage !
Mercredi 11 juin 2008
Faut-il être son propre patron pour être libre ?
Rien n'est moins sûr.
Mais qui qu'il en soit,
comme je suis ici mon propre patron,
parce que j'ai obtenu un visa temporaire pour "inversiones",
en créant una Productora (la Bahia Utopica),
je me décrête aujourd'hui,
à titre exceptionnel,
un jour de congé !
Pas de grève,
pas de piquet de grève,
pas de CRS,
pas de jaunes,
pas de manif, ni banderolles, ni fumigènes...
Juste la tranquillité de la baie de Valparaiso
ensoleillée en ce matin d'automne.
De toute facon, c'est toujours Paco qui creuse !
Vendredi 21 mars 2008

Je suis retourné, ce soir, dans un des lieux les plus typiques de Valparaiso, un petit restaurant populaire à la décoration pitoresque.
J'y vais depuis presque trois ans. Depuis que j'ai commencé de patauger dans les eaux tièdes et faussement mouvementées du Chili moderne.
Il est clair que je ne me sens plus ni touriste, ni étranger, ni même démesurément émerveillé par tant d'exotisme.
Ce que l'on ne ressent plus n'a pas pour autant disparu, mais s'est dilué lentement pour devenir un peu de soi.
Ces lieux sont aussi les miens parce que je suis devenu un élément local. Certes un Franchute qui parle mal et fort, certes un Gringo qui fait sans doute plein de trucs vu qu'on le voit passer dans tous les sens, un jour avec des tableaux, un autres jour avec des tubes en carton, une autre fois avec de grands cartons...
"Et en plus, il apparait parfois dans le journal... !!!"
Le sentiment d'exotisme a disparu, ce qui pourrait voiloir dire que je suis un peu devenu exotique à moi-même.
Mais il me faudrait revenir en arrière pour pouvoir me jauger aujourd'hui avec un regard neutre. Impossible (et inutile).
Mais qui regarde qui ?
Valparaiso est une grande agglomération,
mais le coeur de Valparaiso est comme un gros village où tout le monde finit par savoir toujours tout sur tout le monde.
Et je participe, moi aussi à ce partage des informations, de même que je participe à l'information elle-même.
Mais qui regarde qui ?
Et les arbres, tels des iris, me regardent profiter de leur ombre.
J'ai de plus en plus la sensation de devenir un élément du décor local, il ne manquerait plus que les touristes me prennent en photo et me montrent ensuite en disant : "tiens, regarde, chéri, c'est un Chilien typique de Valparaiso, avec a barbe et ses cheveux en bataille".
Il faut bien reconnaître que je fais partie du décor, parce qu'ils sont de plus en plus nombreux à me saluer dans la rue, à me parler (et sans doute aussi à parler de moi).
J'ai juste chercher à rester et à faire ce que je voulais ou pouvais faire... et voilà...
Et l'on vient m'interviewer pour savoir coment et pourquoi je suis là, et ce que je pense du Chili, des Chileins, de Valparaiso...
Et comme je suis bavard, donneur de lecon et "monsieur je sais-tout", j'en raconte des choses... Et je me prends à rêver d'un Chili à l'éducation gratuite, avec des femmes ayant davantages de liberté,. de droit et de respect, une politique sociale et sanitaire digne de ce nom, une répartition des richesses juste et équitable, un doit à l'avortment, un acc`pes à la contraception, une séparation de l'Eglise et de l'état, un éradication de l'Opus Dei, une nationalisation entière et totale des mines de cuivre, des universités et des entreprises portuaires, plus de pouvoir et dargent pour les collectivités locale et pour commencer un changement radical de constitution.
Et puis, je me rends compte qu'il ne sert à rien de racontyer tout cela à des Chiliens, parce qu'ils ont besoin de temps et de courage avant de se lancer dans tant de réformes qui, en plus, ne leur conviendraient peut-être pas.
Non, décidément, il vaut que je continue de me fondre dans la masse et le décor sans demander mon reste et accepter les défauts ainsi que les qualités d'un pays qui a bien voulu de moi et qui ne m'a pas renvoyé dans un charter...
Le Chili qui est entré dans un vaste plan de régulariation des immigrés illégaux est bien plus accueillant que la France dont un rapport récent à montrer qu'elle devenai un pays d'émigration, tant sont de plus en plus nombreux les jeunes à quitter le pays de Voltaire.
Quitter la France ne serait donc plus ni une idiotie, ni une utopie, ni le fait d'un cas isolé... Des jeunes qui trouvent plus facilement du travail à l'étranger, d'autres qui en ont marre de l'ambiande délétère à la saucesarko, d'autres qui sentent bien qu'on est moins racistes ou discriminant au Canada ou ailleurs que dans l'hexagone...
Douce France, cher pays de mon enfance... Tu parles !
Tu sens le repli sur soi, le populisme, la peur...
Et ton rayonnement terni...
Et moi, je me fonds lentement sur les murs de Valparaiso,
fuyant parfois ces autres Francais égarés dans l'autre hémisphère.
Je ne suis pas là pour voir des Francais,
je ne suis pas là pour être francais,
je ne suis pas là pour me faire remarquer,
je ne suis pas là pour me faire emmerder, ni pour voir le défilé.
Je suis juste là pour ne pas être ailleurs.
A Valparaiso, je vis... quel boulot !
 

Jeudi 6 mars 2008
Valparaiso Valparaiso
deux minutes d'arrêt !
Ici, au mois de mars, c'est la rentrée scolaire,
la fin des grandes vacances,
la queue dans les boutiques de fournitures,
les promotions de la rentrée.
les grises mines,
donc le retour au Chili qui se lève tôt pour gagner trop peu.
Mais ici à Valparaiso ces jours-ci,
l'ambiance rentrée se cumule avec l'ambiance cataclysmique.
En effet, d'immenses incendies autour de la ville 
sont en train de ravager les forêts avoisinantes,
et le vent ramène sur la ville
une forte odeur de feu de bois,
une petite pluie fine de particules de cendres comme de la neige,
un immense nuage de fumée au travers duquel 
le soleil apparaît rouge comme sur les photos de la planète Mars.
L'air est irrespirable par moment,
vieux et bambins présentent quelques troubles respiratoires,
les jeunes râlent contre la rentrée 
en se faisant couper les cheveux à la mode pokemon,
et moi je continue de croire que l'art peut changer la face du monde.
Y'a pas le feu au lac !
undefined
Mercredi 16 janvier 2008
Lu dans Libé :
-
 Et ça vous dérange qu’on vous associe tout le temps à la défonce ? 
- Non. Parler de drogue, c’est toujours mieux que de parler de Sarkozy.
La réponse est signé Daniel Darc, un des derniers artistes francais que j'ai eu la chance de voir sur scène à Paris, il y a déjà presque trois ans.
Et puis ca m'a rappelé un commentaire posté ici il ya quelques jours :
"Bertrand, pourquoi tu parles tant de Sarkozy ... ".
Est-ce que pour moi, parler de Sarkozy serait comme une drogue ?
Un addiction ? 
Une de plus dans cette vie d'expatrié complètement débridée ?
Alors, c'est décidé, demain j'arrête !
Sarkozy a chuté dans les sondages, il est en train de rentrer dans la banalité présidentielle et a confirmé après seulement huit mois en tant que Président toutes les craintes qu'il pouvait susciter auparavant.
Il n'y a plus rien à dire.
En revanche on peut admirer comment Anne Roumanoff le dit avec beaucoup d'humour mais en lui rentrant vraiment dans la  tronche :
http://www.dailymotion.com/cluster/news/video/x3zk2m_anne-roumanoff-alume-sarkozy_news?from=rss
Pour moi, Sarkozy est déjà du passé parce qu'il va enraciner mon pays dans l'obscurantisme pour de longues années, un obscurantisme raciste, discriminatoire, arrogant, cynique, ultralibéral, populiste, lâche, prosélyte, donneur de lecons et de morale chrétienne.
Pour moi, l'avenir de l'Homme est en Amérique.
Il est donc beaucoup plus pertinent de regarder Lula rendre visite à Fidel Castro et par-là même de ne pas oublier combien, malgré le marketing malodorant de l'imagerie du Che partout dans le monde, les Barbudos ont pu influencer le cours de l'Histoire de la seconde moitié du XXe siècle et poursuivre au moins jusqu'en 2008...
Et cela a un secret : la persévérance (la même dont usa sans relâche Sarkozy pour se faire élire président ?).
C'est ce que me disait un artiste il y a quelque jours, lorsqu'il évoquait les trajectoires des grands artistes devenus fameux parce qu'il avaient simplement su persévérer dans leur action et donc enrichir leur talent par le travail, la sincérité, la confiance en soi, etc.
Bon, je m'égare...
Si l'Amérique est l'avenir de l'Homme après en avoir été un rêve d'El Dorado, ce n'est que justice et juste retour des choses.
Il faudrait relire "Les veines ouvertes de l'Amérique latine" de Galeano, tous les livres de Coloane, "Fuegia" d'Eduardo Belgrano Rawson, tout Vargas Llossa et Garcia Marquez, Carlos Fuentes, Asturias et Juan Rulfo...
Il faudrait rendre nos bijoux de familles en argent et en or aux terres d'où ils furent extraits au prix de la sueur, du sang, des larmes et des vies de milliers (millions ?) d'indigènes, d'autochtones, d'Indiens, d'esclaves et de pauvres êtres égarés au mauvais endroit et au mauvais moment.
Comment peut-on continuer de réclamer des remboursements de dettes à des pays que l'on a pillés durant des siècles ? C'est comme faire un hold-up dans sa propre banque avant d'aller ensuite retirer le contenu de son coffre.
Et comment dit-on "le cul entre deux chaises" en espagnol ?
Ca se dit "Chili", parce que ce pays, plus ilien que continental (entre l'océan pacifique et la Cordillère), n'a jamais vraiment reconnu son indigénité (bien qu'une étude récente annonce que 84% des Chiliens auraient du sang indien), ni sa latinité (en dehors de la Sainte église), englué qu'il est dans ses relations (plus commerciales que culturelles) avec les USA ou l'Espagne.
C'est ainsi que le Chili refuse pour le moment de faire partie des pays constituant la nouvelle banque internationnale d'Amérique du sud qui doit contrer la Banque mondiale et le FMI coupables d'être trop Yankee.
C'est ainsi que le Chili ne change pas sa Constitution "made in Pinochet" et continue d'appliquer un politique économique ultralibérale qui enrichit les riches (5% de la population) et endette tous les autres.
C'est ainsi que le Chili peut à la fois afficher des exportations records de son cuivre et de ses produits agricoles (dont les Chiliens eux-mêmes ignorent la qualité faute de la trouver dans leurs boutiques) et se voir envahi (inondé) de tous les produits manufacturés provenant de Chine avec qui il a eu l'inconscience de signer un accord de libre échange.
Et Valparaiso est l'une de ses gueules ouvertes de force par les pognes des gérants des grands négoces chiliens pour le gavage pervers d'un pays qui croit aux mirages de la mondialisation et du développement économique que leur vend si bien les gens soi-disant au pouvoir... parce qu'ils n'ont pas d'autres perspectives plus souriantes.
Et Valparaiso recoit des milliers de containers remplis des milles et une solutions éphémères à la tristesse passagère entretenue par la publicité.
Et Valparaiso redevient ce port qu'elle a toujours été, porte ouverte sur le monde, lieu d'échanges et de va-et-vient permanents, lieu de courants contraires, ce qui rentre, ce qui sort... avec, chose nouvelle, une mécanicisation et une efficacité totale, obtenu avec la généralisation du container et de la grue.
C'en est fini des escales qui durent, les cargos arrivent, chargent et déchargent aussi vite que les marins chanceux qui peuvent aller voir les rares putes qui restent encore dans le vieux et soi-disant patrimonial quartier du port.
Efficacité, rapidité, rentabilité. Amen !
C'en est fini des voyages romantiques à bord des cargos... les escales ne sont que des arrêts pipi au bord des autoroutes.
Mais Valparaiso en redevenant un port industriel, un vrai, accentue la schyzophrénie récente qui l'accable, partagée entre le développement touristique né artificiellement du classement par l'UNESCO d'une partie de son corps malade et un développement portuaire encouragé par les investisseurs patentés.
Valparaiso est-elle une ville touristique ou un port ?
Développer le port industriel, c'est prendre le risque de casser l'image patrimoniale qu'on essaie de nous vendre à grand coup de marketing (intéressé).
Développer le tourisme c'est faire une croix sur des investissements couteux mais nécessaires pour améliorer l'activité du port.
Des grues ou des hôtels ? Des camions ou des bus de touristes ?
Valparaiso n'est ni assez riche, ni assez grande pour avoir les deux...
Il va falloir choisir...
Mais en ce moment, la ville revêt des couleurs inédites sur ses maisons que les propriétaires peignent avec des peintures que lui envieraient les meilleurs coloristes de Wall Dysney. Ils sont en train de fabriquer un Valparaiso de pacotille, artificiel, coloré à la mode Benetton... parce que c'est vendeur...
Alors que l'on dit que les riches n'habitent pas à Valparaiso (lui préférant la Viña del Mar voisine), il s'ouvre un hôtel de luxe tous les deux mois.
Et l'on ne compte plus les incendies qui ravagent régiulièrement les anciens immeubles vétustes que les tremblements de terre, le canal de Panama, l'inertie politique, la pauvreté et les promoteurs poussent depuis un siècle vers les cendres.
Et depuis ma fenêtre, je peux désormais compter 18 nouveaux édifices de plus de 20 étages qui ont poussé depuis ma première arrivée en avril 2005.
Valparaiso se cherche, change beaucoup. 
La mue est actuellement rapide et douloureuse.
Pour le Chili aussi.
Pour l'Amérique aussi.
America America !
Quand tu nous tiens !
undefined
 

Images Aléatoires

Calendrier

Juillet 2008
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Recherche

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog
 
 
referencement gratuit site sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus