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  • : Blog d'un voyageur égaré à Valparaiso, au Chili, qui a crapahuté en Argentine et Pérou et voyagé aussi en Cargo. Résultat : textes en tout genre, carnet de voyage, photo, réflexions et même un peu de poésie dans ce monde de brutes.
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Qu'est-ce que j'fous là ?

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Ces petites idées qui changeront le monde

Sábado 21 noviembre 2009 6 21 11 2009 13:48

Il y a quelques tours, un ami me parlait de Facebook.

Je ne comprenais pas tout

Et au fur et à mesure que je m’en rendais compte, je vieillissais et me sentais vieillir.

Cela me rappelait l’époque où, allant souvent au cinéma, je pouvais mesurer combien je vieillissais en remarquant qu’avec le temps, de moins en moins de publicités avant le film m’étaient réellement adressées.

Je sortais du cœur de cible, comme ils disent.

Mais bon, nous savons bien, même si nous nous mentons, d’une part que nous vieillissons tous, tous ensembles, et que le temps va à la même vitesse, seconde par seconde, que l’on soit Golden Boy à Wall street ou Gourou au fin fond du Tarn et Garonne.

D’autre part, nous savons que toute cette mode, cette modernité, cette course à la technologie qui alimente la course au consumérisme n’est pas en mesure de supprimer l’essentiel, même si certains intellectuels frileux le redoutent, même si certaines statistiques sont inquiétantes, même si on en a marre de passer pour un plouc ou un crétin sans téléphone portable, sans Internet ou sans GPS.

La télévision n’a pas tué le livre, le GPS n’a pas tué le bon vieux plan ni la carte Michelin.

L’informatique dans les bureaux n’a pas supprimé le papier. Au contraire !

Le mail ne tuera donc pas la carte postale.

 

D’autant que, il faut bien le reconnaître,
ça fait tellement plaisir de recevoir une carte postale.

Un petit geste, une attention, une pensée qui se matérialise et devient beau.

Une image, un peu de texte, qui va voyager on se sait trop comment, et arriver à destination…

J’ai déjà ici, je le reconnais, fait l’éloge de la carte postale, mais il se trouve qu’il est arrivé récemment une petite histoire qu’il me faut vous conter.

 

D’abord il faut rembobiner le film, revenir à l’époque où je hurlais contre les injustices sociales envers ces pauvres immigrés des centres Sonacotra du Val d’Oise venus en France souffrir sur les chaînes de montage des voituriers français et piégés par la politique d’immigration. Il fallait les voir, ces pauvres ères, seuls dans leur foyer, cassés par les années de travail, usés de solitude et de vie en communautés, rongés par le diabète, la malnutrition et l’ennui.

A l’occasion, j’avais rencontrés une personne formidablement active, volontaire, engagée.

Lorsque je décidais de me sauver de France, on se disait au revoir.

En voyage je lui envoyais une carte postale, comme clin d’œil de la vie et dire que tout va bien.

Et puis ce fut le silence.

Pas de réponse, pas de carte postale, pas de mail, plus rien.

De passage en France une première fois on s’était retrouvé pour raconter nos mésaventures respectives, chacun de son côté du monde gavé d’injustices sociales, mais sauvé par la littérature.

Mais lors de mon second passage plus rien.

Plus rien pendant presque trois ans.

Jusqu’au petit miracle.

Un mail arrive dans ma boîte.

C’est elle, revenue du passé.

Elle a repris un livre dans lequel elle retrouve une carte postale.

Celle envoyée par mes soins il y a trois ans et sur laquelle j’avais pris soin à l’époque, de noter mon adresse mail.

Une vieille adresse Hotmail, peu utilisée…

Elle décide de me recontacter… Grâce à ce petit bout de carton qu’elle avait alors glissé en guise de marque page dans un livre qu’elle a rouvert, comme ça…

 

Les cartes postales sont comme des petites graines que le vent emporte et qui germeront peut-être un jour, ici ou là-bas, selon le soleil, le vent, les oiseaux et le destin.

Il n’y a pas de hasard, juste le coup de pouce de celui qui veut que les choses bougent.

Ici-même, j’avais d’ailleurs proposé de renverser le cours des choses et avait alors demandé au lecteurs de mon blog (à l’époque où je caracolais en tête du TopRank d’Overblog) de m’envoyer une carte postale. Constatant que c’était toujours celui qui partait qui envoyait des cartes et que voyager ne supprimait pas l’envie et le plaisir de recevoir des cartes postales de ceux qui restent.

J’avais alors reçu de nombreuses cartes de partout : Londres, Saint Petersbourg, Paris, etc.

Le nom de Valparaiso fait rêver les Européens, mais les noms de Paris, Londres, Berlin font rêver les Latinos. Alors, pourquoi ne pas nous envoyer une carte postale de votre ville, de votre patelin, de votre village ?
Comme la première fois que j’avais lancé l’idée, vous recevrez une carte postale de Valparaiso en retour
[mon adresse Bertrand Coustou - Galos 685 - Cerro Alegre - Valparaiso - Chili ].

Et c’est ainsi que nous sèmerons aux quatre coins du globe, de petites graines de sourires.
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Martes 6 octubre 2009 2 06 10 2009 20:03
L'art provoque des émotions pures,
pourvu que l'on laisse ses émotions et sa sensibilité outrepasser
les pressions sociales, familiales ou culturelles qui nous accablent.
Il est dans le monde des lieux où il est parfois difficile
de ne pas se laisser submerger par le beau et l'intense.
Les deux salles Goya du musée Prado à Madrid par exemple.
L'immense salle du Guernica de Picasso pour donner une autre exemple.
Au milieu de l''immense couloir du Louvre
où l'on peut s'assoir en face du radeau de la Méduse de Géricault.
La salle Matisse du musée Georges Pompidou de Paris.
Extrait d'une oeuvre de Beto Martinez

Accrocher des toiles sur un mur nécessite des clous, du fil et une échelle.
Peindre une toile nécessite une toile sur châssis, de la peinture à l'huile et des pinceaux.
Ecrire une livre se fait avec un stylo et du papier.
Un chanson se compose à l'aide d'une guitare.
Chatouiller la muse exite les sens et boulverse les repères.
Mais l'art et la culture, toujours,
seront plus importants que les guerres ou le sport.
Exposition de l'artiste Mauricio Ojeda dans la Galeria de Arte Bahia Utopica de Valparaiso

Créons tous des lieux où surgiront les émotions
et le monde n'en sera que plus doux.
Por Bertrand - Ver los 1 comentarios
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Jueves 24 septiembre 2009 4 24 09 2009 16:26
Lors de ma dernière virée parisienne,
fut volé un carnet de croquis de Picasso au musée Picasso.
Hier, fut volé un Magrite au musée Magrite.
Le monde ne serait-il pas plus beau
si tous les voleurs du monde ne volaient que des oeuvres d'art ?
Por Bertrand - Ver los 2 comentarios
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Sábado 1 agosto 2009 6 01 08 2009 16:24
Tandis que ce blog était silencieux le mois dernier,
tandis que le monde retenait son souffle pour célébrer en grande pompe le premier alunissage,
discrêtement et sans faire de bruit je me quarantenarisais.
Né à Bordeaux mais élevé en liberté non loin de Saint Sever où l'on fait de même avec les poulets
dans les Landes, département numéro 40,
me rappelant que, comme l'écrivit Pagnol,
 "c'est dans la marine qu'il ya le plus de cocus...40 !",
je savais que cela arriverait un jour,
qu'il faudrait me résoudre à l'inéluctable et venir grossir la troupe des quarantenaires.
Je passais ainsi de l'icône Che au bon vieux Commandant Cousteau,
de là à changer de nom, il n'y a qu'un pas,
je n'ai pas encore de bonnet rouge, mais le béret me sied.

Alors, voilà, le 13 juillet dernier, j'avais 40 ans, et alors ?
Oui, et alors, pourquoi ce texte est-il classé dans la catégorie "ces petites idées qui changeront le monde" ?
Que je sache, rappeler mon anniversaire ne changera pas le monde
tout comme la mort de Michael Klaxon ne changera rien non plus,
bien qu'on veuille nous faire croire le contraire.
Non, de mon installation au Chili, j'ai constaté que certains y célébraient la maman en même temps que celui fêtant son anniversaire.
C'est vrai que la mère est sans doute la personne la plus importante de la naissance.
Et que pour chaque mère, le jour de la naissance d'un enfant est un jour important, primordial, inoubliable.
Alors, voilà.
Désormais, pour chaque anniversaire il est temps de faire un signe, un cadeau, un geste, une pensée pour la mère qui non pas se cache derrière chaque naissance, mais qui était bien aux avant-postes.
et que l'on entende à chaque anniversaire un "Bon anniversaire Maman".
D'autant que remettre la femme au centre de la naissance permettrait aussi de faire évoluer et avancer les débats sur la sexualité, la contraception, la conception et l'avortement, débats beaucoup trop souvent accaparés par les hommes quand c'est d'abord et avant tou aux femmes de dire ce qu'elles croients, ce qu'elles pensent, ce qu'elles ressentent et ce qu'elles désirent. 
Por Bertrand - Ver los 0 comentarios
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Lunes 8 diciembre 2008 1 08 12 2008 12:36
Hier s'est terminé au Chili la coupe du monde de football féminin
des moins de 20 ans.
Je dois reconnaître que j'ai pris un certain plaisir à regarder quelques parties
et notamment celles des équipes francaise et chilienne.
Cela a suscité plusieurs observations que je vous livre.
D'abord le football féminin n'est pas (encore?) quelque chose qui se prend trop au sérieux comme le masculin et c'est tant mieux. Pas de geste stupidement dangereux et brutal, pas de faux semblant ou de cinéma et pas trop de "je la joue comme ca parce que de toute facon je suis millionaire et je m'en fous".
Donc, regarder ces parties avait quelque chose de rafraîchissant, comme redécouvrrir un sport vierge des turpitudes de l'argent et de la stupidité des hommes (avec un petit h).
Et à ce jeu là, les Chiliennes qui participaient parce que le Chili était pays organisateur, ont largement gagné en sympathie, bonne humeur et volontarisme, terminant leur compétition avant-dernière mais avec le sourire car ayant conquis tout un pays, voire plus.
A ce même jeu les Francaises ont été plus appliquées, plus sérieuses,
et un peu plus tristes, voire décues. Mais finissent quatrièmes de la compétition alors qu'elles auraient pu prétendre à la finale.
Le football féminin  des moins de 20 ans, comme je le disais, est rafraîchissant,
parce qu'il ya plein de jeu, plein d'actions et plein de buts.
C'est moins ennuyeux à regarder qu'un Sochaux-PSG du championnat de France.
Ainsi la petit finale entre l'Allemagne et la France (ca ne vous rappelle rien ?) s'est soldée par un 5-3 pour les Allemandes et la finale, par un 2-1 pour les USA contre la Corée du Nord.
Oui, vous lisez bien, la Corée du Nord, tenante du titre, était en finale, dernier relends d'une politique communiste du sport ????
Alors, finalement, il y a quand même une image que je n'oublierai pas et qui me reste malgré tout en travers de la gorge, parce que le football est avant tout un sport, un spectacle, un divertissement et ca l'est encore plus quand il n'y a pas tout ce bizness comme dans le professionnel masculin.
L'image, c'est nos jeunes francaises de moins de vingt ans, chantant la Marseillaise :
"entendez-vous dans nos campagnes, mûgir ces féroces soldats,
qui viennent jusque dans nos bras,
égorgez nos femmes et nos compagnes
...
Qu'un sang impur abreuve nos sillons"...
juste à côté des Allemandes...
Quand cessera-t-on de chanter ces férocités archaïques
dans ce genre de situation ?
Por Bertrand - Ver los 0 comentarios
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Oublions 2012

J'aurais bien voulu être le clown, le joker, le troublion, le porteur d'idées, le chevalier errant à l'illustre figure de proue du bateau qui naviguerait à contre-courant du libéralisme rampant pour proposer un monde meilleur.
J'aurais voulu croire en des matins meilleurs en 2012.
Mais un an de Sarkozy, la crise qui va faire des ravages en 2009, Obama aux USA et la prochaine mort de Fidel Castro après 50 ans d'une révolution cubaine à moitié réussie... auront eu raison de mes utopies idéologiques, politiques et humanistes.
Je n'aurai pas davantage la force de croire accéder un jour à la mairie de Valparaiso*.
Vous pouvez toujours lire les ouvrages suivant :

-Les ambitions désavouées d'Alain Fleischer
-La peur en occident de Jean Delummeau
-Les veines ouvertes de l'Amérique latine de Eduardo Galeano
-La stratégie du choc de Naomie Klein
-Aimer, s'aimer, nous aimer de Bernard Stiegler
-Kaddish pour l'enfant qui ne naîtra pas de Imre Kertész
-La lutte avec l'ange de J.P. Kauffmann
-La tache
de Philip Roth
Mais ne comptez plus sur moi pour vous mâcher le travail !
2012. c'est trop loin, trop haut, trop bête !
Bonne année 2009.

*.PS : à lire au dixième degré, of course !

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