Bienvenue sur ce blog inclassable d'un type qui "voyage" depuis trois ans
entre
Valparaiso et la Sarkolandia
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Devenu fainéant avec l'âge, régulièrement, ici, un nouveau texte... mais pas forcément tous les jours...
 ca dépend du vent....
et n'oubliez pas de cliquez sur les photos pour voyager...

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Vendredi 4 juillet 2008
Quand on apprend qu'il y a du cuivre chilien dans les médailles des prochains jeux olympiques made in China, on ne peut que rire... jaune.
Quand on apprend que les Israëliens ont participé à la libération de notre Bétancourt, parce que depuis plus d'un an, ils assistent et forment les policiers et services secrets colombiens, on ne peut que sourire... amèrement.
Quand on apprend qu'une fois encore Ségolène Royal a dérapé, on ne peut que soupirer de ne pas l'avoir quand même élue.
Quand on voit le taux de change de l'euro au Chili s'envoler au dessus des 800 pesos, on ne peut que sourire tout court d'être européen.
Mais quand on lit qu'une fois de plus les Ministres des affaires étrangèeres du continent sud américain ont critiqué vertement et officiellement la nouvelle politique d'immigration européenne, on ne peut que frôler les murs.
Et quand je suis monté ce matin au quinzième étage de l'édifice administratif pour aller faire une demande de visa, je me suis senti penaud, un peu coupable et légèrement en danger.
Dans ce cas, je ne suis qu'un Etranger qui demande l'autorisation de rester dans ce pays qui n'est pas le mien et où, finalement, je n'ai pas les mêmes droits que les habitants.
Et si, au Chili, ils sont plutôt satisfaits de voir des Européens venir vouloir s'installer chez eux,
ils sont aussi un peu amers de nous voir arriver avec tant de facilités, d'argent, de bonnes idées, de liberté et de rêves, quand eux-mêmes, malgré les richesses de leur sous-sol et leur politique libérale sous un régime soi-disant démocratique, restent dans la panade.
Mais, je sais aussi que quelques milliers de kilomètres plus au nord sur le continent,
je pourrais aussi représenter une valeur marchande et négociable en devenant un otage francais.
Mais n'oublions pas que Bétancourt est aussi colombienne,
et que le métissage et les multiples nationalités sont l'avenir d'un monde que nous devons ouvrir à tous, plutôt que de le compartimenter comme l'ont fait jadis les Russes, les Chinois, les Allemands et comme le font à présent en construisant des murs, les USA ou les Israéliens.... tiens tiens, ces mêmes Israeliens qui vont aider à libérer nos otages, que font ils avec les Palestiniens ?
Vont-ils les libérer un jour, eux aussi ?
Jeudi 3 juillet 2008
Bettancourt est libre...
Mais cela ne résout en rien le problème des FARC en Colombie
et encore moins le problème de la violence dans ce pays
miné par le trafic de drogue
et qui ne s'en sort pas à cause de la pression des USA
qui trouve là le prétexte de sa politique
d'ingérence militaire sur la partie sud
du continent américain.
Vous avez remarqué qu'il y avait trois otages made in USA
dans le lot des libérés ?
La libération de Bettancourt fait que la France va définitivement
se désintéresser de la Colombie.
Si ce n'est pour l'origine de la cocaïne
qui envahit les party branchées de la capitale.
Au Chili,
c'est super facilede se procurer de la cocaïne
et en plus, non seulement elle est pas chère,
mais elle est bien meilleure parce que bien plus pure
qu'en France.
Et comme ici, l'espérance de s'en sortir,
pour les jeunes en errance, est plus que compliqué..
autant en profiter.
Ici, c'est plus facile de trouver de la coke, que de l'herbe.
On a même vu dans les fêtes,
des types vouloir échanger
leur poudre blanche
contre de la bonne herbe.
C'est fou non ?
Mardi 1 juillet 2008
Au Chili, les pharmacies ressemblent davantage à des drugstores à l'américaine qu'à nos vieilles et respectueuses officines.
Normal, nous sommes en Amérique !
On y trouve donc, outre les médicaments et autres remèdes en tout genre, en plus de ce que l'on a appelé en France la "parapharamacie" (parce que la parapharmacie est à la santé, ce que le para est à l'armée, ce que l'on sacrifie en cas de coup dur), de tout : boissons gazeuses, jouets pour enfants, cartes téléphoniques prépayées, bulletin de loterie, céréales, biscuits, chocolat, lait, etc.
On y trouve donc aussi des produits que n'importe quelle personnes sensibilisée à l'idée de bonne santé trouverait mal placés dans ces endroits.
Mais voilà, nous sommes au Chili et ici, avant tout, bizness is bizness.
Les pharmacies chiliennes appartiennent toutes à des chaînes, franchisées et la concurrence entre elles est féroce.
Cruz Verde, Ahumada, Salco Brandt, Dr. Simi et aussi, les pharmacies dites "Mapuche" (dont il faudra aue je pqrle ici plus longuement).
Chacune des cinq est un empire économique, un lobby, une entreprise.
Ainsi, apparaissent régulièrement à la télévision des spots publicitaires
vantant telle ou telle officine.
Oui car ici, le prix des médicaments sont libres.
Parce qu'ils ne sont pas remboursés par la "sécu" locale.
Pour l'avoir vérifié moi-même, le prix peut varier de 50% d'une officine à l'autre et comme, contrairement à la tradition francaise, les boutiques ici ont tendance à se regrouper par spécialité, vous pouvez rencontrer cinq pharmacies de suite en moins de 50 mètres.
Il est un carrefour que tous les habitants de Valparaiso connaissent, car sur les quatre coins, trois sont occupés par une pharmacie (je vous laisse deviner quel est le quatrième commerce). Mais, au contraire, il n'y a pas une seule officine à proximité directe du principal hôpital de Valparaiso.
Oui, ici, leur "sécu" ne rembourse qu'une partie de la consultation médicale (sauf le psy et le dentiste) et une partie de tout ce qui est examen et hospitalisation.
Pour les médicaments, veuillez sortir votre porte-monnaie ou souscrire à une assurance privée.
Le Chili est donc en avance sur la France sur ce point-là.
Car, ne nous trompons pas, l'ultime décision de mettre en vente libre plus de 200 médicaments dans les pharmacies francaises, décision que l'on nous vend comme une politique de santé publique matinée de liberté, n'est en fait que le début d'une privatisation des pharmacies en France et une politique visant à faire des économies pour la sécurité sociale en habituant les gens à payer leur médicaments.
On sait, en regardant au Chili, que cela produit deux catégories de personnes :
celles qui peuvent acheter et qui, par réflexe de peur, d'autodéfense ou d'ignorance, vont acheter et consommer trop (au bon plaisir des laboratoires) et celles qui, faute d'argent, vont se priver de besoins réels.
Ici, on sait très bien que les Chiliens vont le plus souvent voir le médecin en dernier recours et une fois payée la consultation, ils n'ont souvent pas les moyens de se payer les médicaments prescrits, et les bobos persistent, les maux empires... et tout le monde se retrouve solidaire, comme toujours, vont bon train  les conseils de voisines, les remèdes de bonne femme, les échqnges de médicaments, les traffics en tout genre, les médicaments vendus dans la rue, sans que l'on sache vraiment s'ils sont vrais ou de pâles (et dangereuses ?) copies.
D'où aussi, l'apparition fulgurante et amusante du Dr Simi, cette chaîne (péruvienne ?) qui ne fait que dans le médicament générique, donc soi-disant moins cher. Et ca marche !
Et si au Chili, les pharmaciens des officines continuent d'assurer un service de "consultation médicale" pour celles et ceux qui n'ayant pas les moyen d'aller voir un médecin s'adressent directement à eux, en France, ils deviennent le plus souvent de "simples" commercants ayant appris à déchiffrer les ordonnances illisibles et à mettre en avant sur le comptoir le dernier substitut de je-ne-sais-quoi.
A noter aussi, qu'à l'instar des Universités privées qui font du bizness dans l'immobilier (scandaleuse pratique que le gouvernement n'arrive pàs à combattre), les groupes pharmaceutiques investissent dans la construction.
Il m'a ainsi été raconté que Cruz Verde était un des responsables de la consstruction des nouvelles et horribles tours sur Valparaiso..
Vous cherchez un nouvel appartement ?
Demandez conseil à votre pharmacien.

Jeudi 26 juin 2008
Aujourd'hui, Salvador Allende aurait eu 100 ans.
Et si on ne l'avait pas suicidé dans son palais présidentiel,
il serait sans doute mort quand même aujourd'hui.
Du reste, il doit se retourner en permanence dans sa tombe
de voir tant d'abus, d'imbécilité, de bêtises, d'injustice
de la part de la classe politique chilienne depuis la fin de la dictature.
Et s'il ne pleure pas de dépit, alors rit-il devant le spectacle affligeant
d'une Concertacion au pouvoir empêtrée dans une Constitution construite par Pinochet, incapable de faire autre chose que de gérer les affaires courantes, en n'abordant jamais les sujets qui fâchent en interne, pas plus que ceux qui risqueraient de fâcher ceux qui n'ont pas directement en main les manettes du pouvoir politique, mais celles bien plus intéressantes du pouvoir économique; dans un pays où les inégalités sont criantes, et les politiques antisociales.
Alors, les mouvements étudiants se suivent et se ressemblent,
les salariés, eux, subissent une douce exploitation en silence,
les forces arméées continuent de récolter 10 % du c hiffre d'affaire du cuivre,
l'idée de nationaliser l'éducation reste une idée en l'air,
les riches sont de plus en plus riches et les pauvres de plus en plus nombreux,
61% des Chiliens ont plusieurs crédit sur le dos,
les compagnies de télécommunication se font des couilles en or,
les organimes de crédits et les banques aussi.
et il ne semble y avoir personne
de la carure d'un Allende pour dire haut et fort "ca suffit !".

Un ami artiste francais, Loro Coiron, me disait "Pour qu'il y ait des changements ou une révolution, il faut qu'une génération entière accepte de se sacrifier".
Un autre ami artiste, Chilien parti vivre 22 ans en Colombie, me disait aussi " Le Chili est un pays qui n'existe pas."
Les statistiques des revenus des Chiliens montrent que les 10% gagnant les revenus les plus élevés gagnent autant ques les 90% restant.
Un autre ami Chilien me dit un jour : " Les Chili est un pays d'esclavagistes".
Aujourd'hui, Salvador Allende aurait eu 100 ans.
Les commémorations sont rares et surtout bien encadrées.
L'accident d'hélicpotère qui coûta la vie au général en chef des carabineros del Chili a occupé beaucoup plus d'espace médiatique que cet anniversaire.
Que reste-t-il d'Allende aujourd'hui au Chili,
à part quelques graffitis et un nom qu'à peine quelques rues occupent ?
Rien.
Il semble ne rien rester.
Ou sinon, ce qu'il reste est faux, transformé par 17 ans de lavages de cerveau et de nettoyage de bibliothèque ou d'archive.
Et ce n'est pas un anniversaire, dans un monde qui souffre aujourd'hui d'anniversairite aiguë qui va changer les choses.
Car en dehors de dire qu'Allende aurait eu 100 ans, il ne se dit rien de politique ou d'idéologique
Vendredi 20 juin 2008
Le Chili a bien quelques problèmes avec l'immigration, le fort développpement, que connaît depuis quelques années le pays, attire forcément des habitants des pays plus ou moins voisins affamés dans leur pays et qui espèrent ici trouver un travail pour vivre.
La France aussi connait des problèmes avec l'immigration.
Heureusement on a Sarkozy !
Le Chili a bien des problèmes actuellement avec l'éducation de ses jeunes.
Les étudiants sont dans la rue, les professeurs des colegios sont dans la rue,
les Universités sont occupées, les CRS locaux jouent du canon à eau et de la grande lacrymogène.
La France aussi a quelques problèmes avec sa politiques éducative.
Heureusement on a Sarkozy !
Le Chili est un pays démocratique et capitaliste où les banques usent et abusent de leurs droits. Une étude récente montre que 61 % des ménages chiliens sont endettés. Ici, on favorise d'abord ceux qui acceptent de s'endetter... étonnant non ? Et la première raison de s'endetter, c'est pour l'école et le collège des enfants.
La France aussi connait le surendettement des ménages.
Heureusement on a Sarkozy !
Le gouvernement chilien vient de faire voter une loi pour augmenter le salaire minimum de 10 %... Ce salaire passe de 144 000 pesos à 159 000 pesos.
Pour info, il y a trois mois, un mouvement social des fonctionnaires réclamait pour tous un salaire dit "éthique" de 250 000 pesos... (appuyé en cela par l'Eglise).
La France aussi a des problèmes de justice sociale avec le niveau des salaires.
Heureusement on a Sarkozy !
Le Chili signe à tour de bras des contrat de libre échange avec de nombreux pays du monde. Ainsi, il joue avec le feu, car s'il exporte beaucoup, le Chili exporte uniquement des matières premières (comme du cuivre) ou des produits agricoles. Le Chili ne fabrique quasiment rien et importe donc énormément (surtout de Chine). La hausse du prix du pétrole et l'loignement du Chili va rendre les distances et le transport de plus en plus cher, ce qui risque de nuire à la compétitivité des produits chiliens sur le marché internationnal et réduire aussi le tourisme si le prix des billets d'avion continue de flamber.
La France, soi-disant première destination mondiale du tourisme) doit se méfier des accords de libre échange et de l'impact touristique.
Heureusement on a Sarkozy !
Le Chili a élu à sa tête une femme du parti socialiste chilien au sein d'une coalition, appelée Concertacion, utile au sortir de la dictature, mais à présent un énorme handicap pour développer une politique social et humaine et s'attaquant aux vrais problèmes.
La France a élu à sa tête un homme du principal parti de droite qui fait ce qu'il veut.
Le Chili prend souvent modèle sur la France, la France rêve d'une présidence socialiste.
Heureusement on a Sarkozy !
On échange ?
 

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