Comment apparaîtra l'Europe si la finale de la compétition actuelle de footbal oppose la Russie à la Turquie ?
Comment apparaîtront les Etats-Unis si Barak Obama est élu comme premier président noir ?
Comment apparaîtra la ville de Valparaiso si l'on continue de construire des tours et de hauts édifices tout autour de la baie?
Qui prendra l'avion si le pétrole continue d'être de plus en plus cher ?
Comment apparaîtra la France dans qautre ans, après la présidence du mari de Carla B. ?
Autant de questions pièges auxquelles je me refuse de répondre.
La perplexité m'habite encore (sans contrepet).
Comme une poule qui a trouvé un couteau.
Comme un lecteur de Libé devant son journal favori
contenant 7 pages dédiées à Carla Bruni.
Comme un touriste égaré à Valparaiso durant l'hiver gris, froid, pluvieux,
un dimanche soir, quand tout est fermé.
Comme un supporter de football devant l'attitude d'un sélectionneur
aux choix incompréhensibles qui font perdre son équipe.
Comme un chômeur qui voit ses allocations revalorisées moins que l'inflation.
Comme un malade chronique qui lit que le Directeur Général de la Sécu
envisage de moins rembourser son traitement.
Comme un pacifiste qui lit que le Présient syrien est invité
pour le défilé du 14 juillet.
Comme un architecte qui voit s'ériger dans un pays sismique comme le Chili
des tours de 25 étages.
La perplexité a de terrible qu'elle inhibe toute réaction,de colère, de révolte ou de rire.
C'est en tous les cas ce que semble vouloir nous faire croire (ou nous imposer) à la fois les responsables politiques et les grandes multinationales.
- en planifiant pour nous notre emploi du temps quoditien, hebdomadaire et mensuel par le travail et le divertissement populaire,
- en planifiant pour nous notre plan de vie : mariage, maison, crédit, travail, retraite,
- en nous faisant croire que si l'on fait le choix d'un emploi fixe, d'un crédit long, d'un bon fonds de pension (etc.), tout ira pour le mieux et les soucis s'envoleront.
- en nous faisant croire qu'en installant des caméras partout, des flics à chaque coin de rue, des filtres sur Internet et des prisons partout bien remplies, le crime, la délinquance, les viols, inceste et autres atrocités disparaîtront,
- en nous martelant que si ca va mal, c'est la faute de l'autre, du différent, du marginal, de celui qui ne joue pas le jeu et vient chez nous profiter de notre paradis à nous au lieu de rester sagement chez lui sous les bombes ou la famine qui (soit dit en passant, il doit bien mériter une peu),
...
Bref, si on a peur, c'est qu'on a raison d'avoir peur, il y a bien plein de raisons.
Mais il ne faut plus avoir peur, puisque des gens ont pensé à la fois à amplifier nos peurs, pour mieux les résoudre ensuite.
Croire, obéir et s'enchaîner dans le travail et le crédit à vie en laissant les autres décider de tout ce qui est embêtant de décider... Voilà le Paradis que l'on nous promet à nous tous, soit-disant les nantis.
C'est vrai en France, c'est vrai au Chili.
Résultat, il y a des manifestations et des grèves dans l'Education en France ET au Chili, alors que d'un côté l'Education est largement payante et de l'autre largement gratuite...
L'Education est l'enjeu majeur de toutes les sociétés, sa gestion, sa qualité, son ampleur et son niveau faconne un pays, l'enrichit ou le laisse dans la misère.
Qu'ont fait les dictateurs chiliens en 1973 ? Ils ont multiplié les petites universités en brisant les grandes et en les privatisant, tout en prenant soin de détruire beaucoup, beaucoup, beaucoup de livres. (rappelons-nous qu'après mai 68, on installa des casernes de gendarmes à proximités de toutes les facs).
Le savoir allié à la réflexion est le pire ennemi des dictatures.
Mais aujourd'hui, il semble bien qu'ils sont aussi devenues les ennemis déclarés des démocraties livrées au capitalisme économique tout puissant.
Ne réfléchissez plus et achetez en confiance ce que l'on vous vend, épargnez-vous la triste et pénible réflexion en vous consacrant aux loisirs que l'on prend tant de mal à vous concevoir, rien que pour vous.
Le plus bel exemple de ce que je raconte ici aura lieu prochainement, dans le plus vieux
pays du monde, la Chine, durant les jeux Olympiques.Nous regarderons tous, émerveillés, de superbes images pleines de couleurs, de joies et de peines, de suspense intenable, de compétitiones haletantes, des images remplies de publicités en un immense matraquage abrutissant, au nom de la paix dans le monde pour la beauté du sport,
et dans le pays qui exécute le plus de personnes par an par peine de mort,
dans un pays qui interdit aux gens d'avoir plus d'un enfant,
dans un pays qui fait payer la balle qui exécute les condamnés à mort par la famille,
dans un pays qui censure Internet, qui emprisonne les journalistes et les opposants politiques,
dans un pays qui ne tolère pas d'autre parti que celui au pouvoir,
dans un pays qui n'est pas démocratique,
dans un pays qui déplace des millions de gens pour construire des barrages,
un pays qui interdit aux paysans victimes de famines de rejoindre les villes pour travailler,
...
Vive le sport.Le Baron de Coubertin avait dit que l'important est de participer...
Je pense que l'important est de collaborer.
Y aura-t-il de l'imprévu ou de l'inattendu à Pékin pour les JO ?
Personne ne le souhaite.
Personne ?
Rajout exemplaire : je lis ce matin "Inondations meutrières en Chine" et je me dis... tsss tsss... ON ne peut pas imputer l'idée de meurtre ou de crime à un phénomène "naturel"...
D'autant que l'on sait pertinemment aujourd'hui que les inondations sont plus ou moins créées par l'Homme, soit par le réchauffement climatique dont il est au moins pour une partie responsable, soit parce que la déforestation, les barrages et autres constructions détruisant le paysage provoquent le plus souvent lors des fortes précipitations, des ruissellements provoquant des inondations en plaine. CQFD.
Alors, dire "inondations meurtrières" c'est disculper les vrais coupables...
je ne sais pas trop quoi penser des dernières nouvelles d'Europe.
Pleurer sur une équipe de France de football qui joue bien mais qui ne marque pas, qui perd donc avec panache.. mais qui perd... ? (je rappelle encore une fois qu'au football, ce sont ceux qui marquent des buts qui gagnent).
Pleurer de voir qu'après avoir très bien recu Khadafi en France, avec les honneurs qui vont bien à un "dictateur", Sarkozy s'apprête à recevoir avec les mêmes honneurs le président (dictateur ?) syrien ? (je rappelle encore une fois que Bernard Kouchner est Ministre des Affaires étrangères, qui a fermé sa gueule avec Khadafi, qui a fermé sa gueule sur la Birmanie parce qu'il ya quelques temps il avait signé un beau rapport sur les intérêts de Total au Myanmar et qui fermera encore sa gueule pour continuer de percevoir son salaire de ministre).
Rire (à moitié) de voir Sarkozy prendre deux baffes dans la figure avec le désaveu de son "ami" Kahdafi sur l'Union Méditerranéenne, et le "Non" irlandais au référendum ? (Je rappelle encore une fois que Sarkozy fait beaucoup de bruit et de vent, mais ne concrétise rien)
Je ne sais pas...
J'ai appris que la loi chilienne oblige toute entreprise étrangère s'installant au Chili à embaucher au moins 50% d'employés chiliens.
Je vois ici le prix du litre d'essence à quasi 1 euro.
Je vois ici des banques qui ne s'intéressent qu'à cribler de dettes de pauvres Chiliens ignorants et naïfs.
Je vois l'aspect pittoresque des colines de Valparaiso disparaître sous un tapis de tours et d'édifices modernes.
Je vois que le monde dépense plus pour vendre et acheter des armes que pour lutter contre la faim ou la pauvreté.
Je vois la lune.
Et quand je vois la lune, je sais que je suis à Valparaiso,
parce qu'elle est différente de celle que j'ai toujours apercue en France.
de recompiler et imprimer tous les mots, toutes les phrases et idées de ce blog,
et ce depuis presque le début.
J'avais déjà commencer ce travail éléphantesque, mais je m'étais interrompu à la date du 16 novembre 2006.
Oui, parce que ca fait plus de tois ans que je raconte n'importe quoi ici.
Soit 748 post depuis le début.
Alors, en acharné du copié-coller-imprimer,
je vois passer rapidement des mots, des idées, des illustrations,
des photos qui me ramènbent en arrièr, dans des lieux oubliés parfois...

Et puis ces derniers jours, j'ai une crise de questionnite aiguë..
Non non non, pas des questionnements personnels personnels sur moi-même personnellement.. non non non..
Des questions plus triviales comme :
- Qu'est devenu Jacques Chirac depuis l'élection de Sarkozy ?
- Que fait Zinedine Zidane de tout son argent et de son emploi du temps sans match ?
- Comment un patron du CAC 40 prend-il le temps de dépenser tout l'argent qu'il gagne ?
- Est-ce que les UA seront assez "courageux" pour élire Obama
plutôt que Mc Cain ?
- Quand va mourir (officiellement) Fidel Castro ?
- Trouvera-t-on un jour un vaccin contre le sida ou bien découvrira-t-on
avant un virus bien pire ?
Des questions parfois, les longs jours de pluies torrentielles sur Valparaiso,
elles fleurissent dans ma tête...
Et vous, c'est quoi vos questions du jour ?







déterminé ou tranporté par le hasard,