Il m'est arrivé aujourd'hui quelque chose d'étrange.
Disposant d'un peu de temps tranquille, je décidai d'écrire un mail à un ami artiste
parti du Chili, il y a environ trois mois, pour aller s'installer vivre avec sa famille en Italie.
Je commence à écrire le mail, lui contant les événements de sa Valparaiso natale,
ainsi que les aventures de ma Productora del Arte, la Bahia Utopica.
Tranquillement installé dans une salle d'exposition où j'ai monté une expo,
opérant une permanence pour recevoir les visiteurs,
j'entends entrer quelqu'un,
je lève la tête,
et je vois entrer la personne à qui je suis en train d'écrire un mail,
et qui est supposée se trouver à quelques 10 000 kilomètres d'ici.
Une drôle de sensation, mêlée au plaisir de la bonne surprise.
A l'instar de ce foutu Chili qui n'arrête pas de me surprendre,
de m'intriguer, de laisser perplexe aussi parfois.
Comme un pays, non pas d'un autre continent,
mais d'une autre planète.

Tout comme cette photo qui est devenue trafiquée comme cela, sans que je cherche à le faire.
Cette drôle de photo que j'avais prise il y a plus d'un an et qui me semblait prise dans une autre ville d'un autre pays, d'un autre continent d'une autre époque.
Sans que je voyage physiquement et géographiquement,
je vis parfois quelques "dépaïsements"...
Le voyage a changé de dimension.
Disposant d'un peu de temps tranquille, je décidai d'écrire un mail à un ami artiste
parti du Chili, il y a environ trois mois, pour aller s'installer vivre avec sa famille en Italie.
Je commence à écrire le mail, lui contant les événements de sa Valparaiso natale,
ainsi que les aventures de ma Productora del Arte, la Bahia Utopica.
Tranquillement installé dans une salle d'exposition où j'ai monté une expo,
opérant une permanence pour recevoir les visiteurs,
j'entends entrer quelqu'un,
je lève la tête,
et je vois entrer la personne à qui je suis en train d'écrire un mail,
et qui est supposée se trouver à quelques 10 000 kilomètres d'ici.
Une drôle de sensation, mêlée au plaisir de la bonne surprise.
A l'instar de ce foutu Chili qui n'arrête pas de me surprendre,
de m'intriguer, de laisser perplexe aussi parfois.
Comme un pays, non pas d'un autre continent,
mais d'une autre planète.

Tout comme cette photo qui est devenue trafiquée comme cela, sans que je cherche à le faire.
Cette drôle de photo que j'avais prise il y a plus d'un an et qui me semblait prise dans une autre ville d'un autre pays, d'un autre continent d'une autre époque.
Sans que je voyage physiquement et géographiquement,
je vis parfois quelques "dépaïsements"...
Le voyage a changé de dimension.
par Bertrand
publié dans :
Le voyage de Beltran
Comme toujours, le voyage exerce sur moi ses effets consistants, positifs et imprévus.
Ainsi, ma dernière échappée dans cette argentine voisine de Mendoza produit ces jours-ci sur moi, tandis que je remets le pieds à l'étrier de mon cheval de course "Bahia Utopica", des effets contradictoires et étranges.
Cela faisait six mois que je n'étais pas ressorti du Chili depuis mon dernier séjour enEurope. Six mois que j'avais quasi exclusivement consacrés à trouver une voie personnelle de respect du "contrat social" si cher à Rousseau (et que j'ai avec moi avec le souhait de trouver le temps de le (re)lire).
Ainsi, sortir du Chili m'a procuré une bouffée d'oxygène,
a réveillé en moi cette foutue drogue de l'échappée belle, a réactivé la partie de mon cerveau qui me sert à lire un plan, à changer de monnaie, à adapter mon comportement aux us et coutumes locaux, à avoir un regard neuf et ouvert sur tout ce qui m'entoure, à aller parler avec les inconnus pour satisfaire ma curiosité, etc.
Et revenir d'Argentine m'a donnée un autre rythme, un nouveau souffle mais aussi une autre vision de moi-même et de mon activité dans l'art actuelle.
A trop pédaler le nez dans le guidon,
on en oublie parfois la route ou le corps ou les deux.
Ainsi à Mendoza, il m'a fallu utiliser quatre monnaies : changer des euros étant plus intéresant que les pesos chiliens ; les argentins faisant souvent référence au dollar ; moi comparant les prix
entre les pesos chiliens et argentins, etc.
J'ai dû aussi parler quatre langues parce qu'en tant que ville touristique, on croise à Mendoza des Américains, des Francais,
des Allemands, etc.
J'ai aussi redécouvert le plaisir de manger de la viande, rien que de la viande et encore de la viande, arrosée de vins argentins aussi bons mais bien moins chers que les chiliens.
Et puis, j'avais apporté avec moi ""Che" de Pierre Kalfon, afin de relire la biographie du célèbre Argentin et de la comparer avec celle talentueuse mais "universitaire" de Paco Ignacio Taibo II.
Cette lecture m'a permis de mieux apprécier mon passage en Argentine juste après les grands mouvements de grèves des agriculteurs et producteurs agricoles dans tout le pays
et dont les effets se faisaient encore sentir lors de mon séjour puisque dans certains grands magasins, de nombreux produits de première nécessité (beurre, lait, fromage) étaient absents ou encore rationnés (pas plus de deux par personne).
Car l'Argentine qui vient d'élire à la présidence la femme du Président précédent a le triste privilège d'être l'un des plus importants exportateurs de viande au monde et d'avoir une partie de sa population qui meurt de faim, sept ans après la terrible crise qui a ruiné une grande partie des classes moyennes.
Mais Mendoza, ville plutôt riche et aisée dans son centre (capitale viticole du pays, ca aide !) respire le bien être et le calme, les maisons sont basses (à cause des tremblements de terre, ils construisent très peu en hauteur, et montrent ainsi leur raisonabilité face à des Chiliens qui multiplient les tours de plus de 20 étages),
et toutes les rues sont bordées d'arbres survivant grâce à un ingénieux système d'irrigation en forme de caniveaux ouverts dans tout le centre ville (car n'oublions pas que la canicule sévit dans ces contrées).
Voir un peu ailleurs m'a réouvert les yeux et l'esprit sur le monde,
pouvant juger trois pays (Chili, Argentine et France) et ne rien comprendre, ou presque de ce qui fit, fait ou fera qu'un pays ou une ville respirera le calme, le bonheur ou l'aigreur et la haine.
Je n'ai pas assez lu, ni assez appris, ni assez dialogué, ni même assez voyager pour que ma réflexion soit juste et complète.
Qu'importe, du peu que j'ai pu vivre, le sentiment d'injustice persiste partout, de Hambourg à Cuzco, de Paris à La Havane, de Madrid à Valparaiso, de Ushuaïa à San Francisco...
Je ne sais pas si c'est dû à l'individualisme, je serais tenté de le croire et Sébastien Cambouvile aussi qui a su dans son travail photographique montré la solitude urbaine comme personne (c'est ici que je l'ai trouvé).
Je continue de penser que nous construisons un monde dans lequel rencontrer des gens, leur parler et avoir le temps de partager du temps en leur compagnie en toute disponibilité sera un luxe réservé à quelques privilégiers. Les autres sernt au travail, crevés chez eux devant leur télé ou leur ordi, ou pas assez riche pour sortir boire un verre ou aller au restaurant ni même inviter chez eux des amis...
La vie est ailleurs que devant un ordinateur ou devant la télé (dit-il sur son blog en toute contradiction), l'homme est bien cet animal social, il a besoin des autres pour se construire et se différencier suffisemment pour se construire et s'aimer. Or nous construisons
une société qui supprime les différences, harmonise, globalise, mondialise, au mépris des goûts, des cultures, des calendriers religieux, culturels, temporels et saisonniers, faisant des hommes davantages des esclaves tous identiques dans leur goûts, les habitudes, leurs vêtements, leur nourriture et leurs modes de vie,
que des individus uniques, ce qu'ils sont tous.
Nous construisons une société qui accepte de moins en moins l'autre, le marginal ou celui qui est différent. La différence et la marginalité apparaît suspecte, parce qu'elle représente un danger à l'ordement des choses.
Ne pas porter de cravate, ne pas se raser, ne pas regarder la télé, ne pas avoir de téléphone portable ou d'ordinateur, ne pas avoir de mail, ne pas acheter de Barbie ni aller au Mac Do, ne pas avoir de coca chez soi ou ne pas boire d'alcool pendant une fête, ne pas se maquiller... sont autant de petites choses qui excluent...
Pourquoi ?
Comme vous le voyez, le voyage me pousse toujours à la réflexion.
Un proverbe chinois glané dans un livre de Francisco Coloane dit :
"Ce que j'entends je l'oublie,
ce que je vois je m'en souviens
ce que je fais je le sais."
Plus je "voyage" et plus je le crois.
Ainsi, ma dernière échappée dans cette argentine voisine de Mendoza produit ces jours-ci sur moi, tandis que je remets le pieds à l'étrier de mon cheval de course "Bahia Utopica", des effets contradictoires et étranges.
Cela faisait six mois que je n'étais pas ressorti du Chili depuis mon dernier séjour enEurope. Six mois que j'avais quasi exclusivement consacrés à trouver une voie personnelle de respect du "contrat social" si cher à Rousseau (et que j'ai avec moi avec le souhait de trouver le temps de le (re)lire).
Ainsi, sortir du Chili m'a procuré une bouffée d'oxygène,
a réveillé en moi cette foutue drogue de l'échappée belle, a réactivé la partie de mon cerveau qui me sert à lire un plan, à changer de monnaie, à adapter mon comportement aux us et coutumes locaux, à avoir un regard neuf et ouvert sur tout ce qui m'entoure, à aller parler avec les inconnus pour satisfaire ma curiosité, etc.
Et revenir d'Argentine m'a donnée un autre rythme, un nouveau souffle mais aussi une autre vision de moi-même et de mon activité dans l'art actuelle.
A trop pédaler le nez dans le guidon,
on en oublie parfois la route ou le corps ou les deux.
Ainsi à Mendoza, il m'a fallu utiliser quatre monnaies : changer des euros étant plus intéresant que les pesos chiliens ; les argentins faisant souvent référence au dollar ; moi comparant les prix
entre les pesos chiliens et argentins, etc.
J'ai dû aussi parler quatre langues parce qu'en tant que ville touristique, on croise à Mendoza des Américains, des Francais,
des Allemands, etc.
J'ai aussi redécouvert le plaisir de manger de la viande, rien que de la viande et encore de la viande, arrosée de vins argentins aussi bons mais bien moins chers que les chiliens.
Et puis, j'avais apporté avec moi ""Che" de Pierre Kalfon, afin de relire la biographie du célèbre Argentin et de la comparer avec celle talentueuse mais "universitaire" de Paco Ignacio Taibo II.
Cette lecture m'a permis de mieux apprécier mon passage en Argentine juste après les grands mouvements de grèves des agriculteurs et producteurs agricoles dans tout le pays
et dont les effets se faisaient encore sentir lors de mon séjour puisque dans certains grands magasins, de nombreux produits de première nécessité (beurre, lait, fromage) étaient absents ou encore rationnés (pas plus de deux par personne).
Car l'Argentine qui vient d'élire à la présidence la femme du Président précédent a le triste privilège d'être l'un des plus importants exportateurs de viande au monde et d'avoir une partie de sa population qui meurt de faim, sept ans après la terrible crise qui a ruiné une grande partie des classes moyennes.
Mais Mendoza, ville plutôt riche et aisée dans son centre (capitale viticole du pays, ca aide !) respire le bien être et le calme, les maisons sont basses (à cause des tremblements de terre, ils construisent très peu en hauteur, et montrent ainsi leur raisonabilité face à des Chiliens qui multiplient les tours de plus de 20 étages),
et toutes les rues sont bordées d'arbres survivant grâce à un ingénieux système d'irrigation en forme de caniveaux ouverts dans tout le centre ville (car n'oublions pas que la canicule sévit dans ces contrées).
Voir un peu ailleurs m'a réouvert les yeux et l'esprit sur le monde,
pouvant juger trois pays (Chili, Argentine et France) et ne rien comprendre, ou presque de ce qui fit, fait ou fera qu'un pays ou une ville respirera le calme, le bonheur ou l'aigreur et la haine.
Je n'ai pas assez lu, ni assez appris, ni assez dialogué, ni même assez voyager pour que ma réflexion soit juste et complète.
Qu'importe, du peu que j'ai pu vivre, le sentiment d'injustice persiste partout, de Hambourg à Cuzco, de Paris à La Havane, de Madrid à Valparaiso, de Ushuaïa à San Francisco...
Je ne sais pas si c'est dû à l'individualisme, je serais tenté de le croire et Sébastien Cambouvile aussi qui a su dans son travail photographique montré la solitude urbaine comme personne (c'est ici que je l'ai trouvé).
Je continue de penser que nous construisons un monde dans lequel rencontrer des gens, leur parler et avoir le temps de partager du temps en leur compagnie en toute disponibilité sera un luxe réservé à quelques privilégiers. Les autres sernt au travail, crevés chez eux devant leur télé ou leur ordi, ou pas assez riche pour sortir boire un verre ou aller au restaurant ni même inviter chez eux des amis...
La vie est ailleurs que devant un ordinateur ou devant la télé (dit-il sur son blog en toute contradiction), l'homme est bien cet animal social, il a besoin des autres pour se construire et se différencier suffisemment pour se construire et s'aimer. Or nous construisons
une société qui supprime les différences, harmonise, globalise, mondialise, au mépris des goûts, des cultures, des calendriers religieux, culturels, temporels et saisonniers, faisant des hommes davantages des esclaves tous identiques dans leur goûts, les habitudes, leurs vêtements, leur nourriture et leurs modes de vie,
que des individus uniques, ce qu'ils sont tous.
Nous construisons une société qui accepte de moins en moins l'autre, le marginal ou celui qui est différent. La différence et la marginalité apparaît suspecte, parce qu'elle représente un danger à l'ordement des choses.
Ne pas porter de cravate, ne pas se raser, ne pas regarder la télé, ne pas avoir de téléphone portable ou d'ordinateur, ne pas avoir de mail, ne pas acheter de Barbie ni aller au Mac Do, ne pas avoir de coca chez soi ou ne pas boire d'alcool pendant une fête, ne pas se maquiller... sont autant de petites choses qui excluent...
Pourquoi ?
Comme vous le voyez, le voyage me pousse toujours à la réflexion.
Un proverbe chinois glané dans un livre de Francisco Coloane dit :
"Ce que j'entends je l'oublie,
ce que je vois je m'en souviens
ce que je fais je le sais."
Plus je "voyage" et plus je le crois.
par Bertrand
publié dans :
Le voyage de Beltran
Tandis que l'Italie attrapait de nouveau la berlue,
je suis allé dans un pays que les Italiens ont largement construit,
de l'autre côté de l'Atlantique, en d'autres temps plus anciens : l'Argentine.
Il y a quelques temps, un sondage nationale demandait aux Argentins de choisir le personnage le plus important de leur pays.
On aurait pu s'attendre à Maradona, à Che Guevara,
ou encore à Éva Peron.
Non, celui qui fut choisi, c'est le Général San Martin,
celui qui lutta pour l'indépendance de l'Argentine et aussi contribua à celle du Chili en aidant son ami O'Higgins.
mini quizz : San Martin ou O Higgins ?
Si vous lisez la biographie de San Martin, en plus de trouver sa vie passionnante et folle, vous aurez comme moi la surprise de voir
qu'il est mort à Boulogne sur mer (d'où le post précédent).
Et moi, j'étais à Mendoza où le héros est autant célébré que partout ailleurs dans le pays, sauf que Mendoza est la ville avant la frontière avec le Chili que forme la Cordillière des Andes et que ce grand monsieur a franchi à cheval et avec son armée à plusieurs reprises.
Et il y a donc une avenue Boulogne sur mer à Mendoza qui longe un grand parc, le plus grand de la ville à l'entrée duquel il y a un immense portail en fer forgé et deux statues équestres.
Et là... énorme surprise...
Non, vous ne comprenez pas ?
Lisez ici : http://bertrand-bertrand.over-blog.com/article-733151.html
Incroyable mais vrai...
Je tombe nez à nez avec une reproduction des célèbres chevaux de Marly,
cette paire de palfreniers nus (sans contrepèterie s'il vous plaît voyons)
domptant de superbes montures sauvages
les mêmes qui ornent l'entrée du célèbre Chateau de Marly,
mais que l'on peut aussi retrouver en bas des Champs Elysées
ainsi qu'a l'intérieur du musée du Louvre.
Et rappelez vous, le nom du sculpteur... Coustou !
Si si, comme moi... rire...
Bon, contrairement à certains membres de ma famille,
je n'aurai pas le culot d'aller raconter que c'est un ancêtre...
Les Coustou pulullent dans le sud ouest (ici non plus y'a pas de contrepet).
Mais, je dois reconnaître que cette rencontre m'a bluffé,
là-bas, à Mendoza, capitale du vin argentin, comme Bordeaux où je suis né,
de retrouver des statues de mon homonyme, à 12 000 kilkomètres de Paris
où pendant dix ans j'avais l'habitude de les apercevoir...
Moi, je dis et je le répète, il n'y a pas de hasard.
Et ca, le Che, San Martin et Maradona l'ont toujours su.
je suis allé dans un pays que les Italiens ont largement construit,
de l'autre côté de l'Atlantique, en d'autres temps plus anciens : l'Argentine.
Il y a quelques temps, un sondage nationale demandait aux Argentins de choisir le personnage le plus important de leur pays.
On aurait pu s'attendre à Maradona, à Che Guevara,
ou encore à Éva Peron.
Non, celui qui fut choisi, c'est le Général San Martin,
celui qui lutta pour l'indépendance de l'Argentine et aussi contribua à celle du Chili en aidant son ami O'Higgins.
Si vous lisez la biographie de San Martin, en plus de trouver sa vie passionnante et folle, vous aurez comme moi la surprise de voir
qu'il est mort à Boulogne sur mer (d'où le post précédent).
Et moi, j'étais à Mendoza où le héros est autant célébré que partout ailleurs dans le pays, sauf que Mendoza est la ville avant la frontière avec le Chili que forme la Cordillière des Andes et que ce grand monsieur a franchi à cheval et avec son armée à plusieurs reprises.
Et il y a donc une avenue Boulogne sur mer à Mendoza qui longe un grand parc, le plus grand de la ville à l'entrée duquel il y a un immense portail en fer forgé et deux statues équestres.
Et là... énorme surprise...
Non, vous ne comprenez pas ?
Lisez ici : http://bertrand-bertrand.over-blog.com/article-733151.html
Incroyable mais vrai...
Je tombe nez à nez avec une reproduction des célèbres chevaux de Marly,cette paire de palfreniers nus (sans contrepèterie s'il vous plaît voyons)
domptant de superbes montures sauvages
les mêmes qui ornent l'entrée du célèbre Chateau de Marly,
mais que l'on peut aussi retrouver en bas des Champs Elysées
ainsi qu'a l'intérieur du musée du Louvre.
Et rappelez vous, le nom du sculpteur... Coustou !
Si si, comme moi... rire...
Bon, contrairement à certains membres de ma famille,
je n'aurai pas le culot d'aller raconter que c'est un ancêtre...
Les Coustou pulullent dans le sud ouest (ici non plus y'a pas de contrepet).
Mais, je dois reconnaître que cette rencontre m'a bluffé,
là-bas, à Mendoza, capitale du vin argentin, comme Bordeaux où je suis né,
de retrouver des statues de mon homonyme, à 12 000 kilkomètres de Paris
où pendant dix ans j'avais l'habitude de les apercevoir...
Moi, je dis et je le répète, il n'y a pas de hasard.
Et ca, le Che, San Martin et Maradona l'ont toujours su.
par Bertrand
publié dans :
Le voyage de Beltran
Il y a trois ans,
je montais dans un avion,
à l'aéroport Charles de Gaulle de Paris,
pour prendre un avion à destination de Francfort,
pour ensuite changer d'avion
pour en prendre un autre
à destination de Santiago du Chili.
Il y a trois ans, je ne savais que baragouiner la langue de Cervantès.
Il ya trois ans, je ne savais finalement rien du Chili
autre qu'un certain Pinochet,
un certain Allende,
un fameux pianiste Claudio Arau,
les noms de Punta Arenas et Valparaiso.
Il y a trois ans, je ne savais pas pourquoi j'allais au Chili.
Aujourd'hui non plus.
Il y a trois ans,
je ne faisais que prendre un avion
pour prendre la fuite
pour prendre les devants,
pour prendre le temps
de voyager.
Il y a trois ans,
par ce blog,
commencait l'invitation au voyage...
Question quizz :
Où serai-je pour fêter les trois ans de mon entrer au Chili ?
(vous avez quatre jours pour répondre par une ville et/ou un pays)
je montais dans un avion,
à l'aéroport Charles de Gaulle de Paris,
pour prendre un avion à destination de Francfort,
pour ensuite changer d'avion
pour en prendre un autre
à destination de Santiago du Chili.
Il y a trois ans, je ne savais que baragouiner la langue de Cervantès.
Il ya trois ans, je ne savais finalement rien du Chili
autre qu'un certain Pinochet,
un certain Allende,
un fameux pianiste Claudio Arau,
les noms de Punta Arenas et Valparaiso.
Il y a trois ans, je ne savais pas pourquoi j'allais au Chili.
Aujourd'hui non plus.
Il y a trois ans,
je ne faisais que prendre un avion
pour prendre la fuite
pour prendre les devants,
pour prendre le temps
de voyager.
Il y a trois ans,
par ce blog,
commencait l'invitation au voyage...
Question quizz :
Où serai-je pour fêter les trois ans de mon entrer au Chili ?
(vous avez quatre jours pour répondre par une ville et/ou un pays)
par Bertrand
publié dans :
Le voyage de Beltran
Au Chili en général et à Valparaiso en particulier,
les banques sont en réalité des succursales des grands magasins,
qui font crédits pour fourguer leurs marchandises.
Ca c'est Paris !
L'anarchiste
qui a graphité "il faut détruire le kapital" a dû le faire en courant... mais lui, contrairement à Attali, est crédible quand il écrit et moins nocif que le trader qui a escroqué 5
milliards à la banque du rugby.
-
Au Chili en général et à Valparaiso en particulier,
les pharmacies appartiennent à des chaînes franchisées
qui appartiennent à de grands groupes financiers.
Il y a donc une concurence permanente qui n'aide pas les Chiliens à se procurer les médicaments aux meilleurs prix (et ne songeons pas à un remboursement...), dans des boutiques qui ressemblent à des drugstores dans lesquels on trouve aussi de la bouffe, de la lessive, des jouets...
Et puis est venu se mêler à ce marché la tradition indienne Mapuche...
C'est
naturel, ancestral, c'est bien et ca marche...
-
Au Chili en général et à Valparaiso en particulier,
on n'aime pas la diplomatie... l'adjectif "diplomate" est pérojatif dans la bouche des Chiliens... Cela m'a valu bien des malentendus lorsque je voulais complimenter l'attitude de quelqu'un de diplomate... ils comprenaient "hypocrite", "menteur" ou "magouilleur" quand je voulais dire "aimable", "malin" et "non conflictuel".
Comme quoi, les voyages ne rendent pas forcément diplomate...
Cette
agence parisienne se spécialise-t-elle dans la Première classe ?
-
Au Chili en général et à Valparaiso en particulier,
l'inflation est à la mode. Les prix flambent de toute part, les gens ne savent pas pourquoi et de toute facon à quoi bon comprendre puisqu'on n'a pas d'autre choix que de subir et de suivre... Ici aussi, les discussions sur le pouvoir d'achat vont bon train et chose étrange, tandis que des soi-disant éminences grises lorgnent vers une économie libérale (comme celle sévissant au Chili) et pondent des rapports stupides, les Chiliens rêvent d'une économie plus généreuse, sociale et humaine (comme en France)... Mais il faut manger pour vivre... du coup, on mange de plus en plus mal quand on est appauvri par l'inflation qui galope quand les salaires stagnent.
Au Chili 80% du commerce est tenu par les grands chaînes de magasins...
Le mot monopole est à la mode.
-
Au Chili en général et à Valparaiso en particulier,
j'aime à photographier le quotidien, les détails non touristique, la réalité.
Parce que je cherche une vérité cachée sous un vernis ancestral
lustré par les années de pauvreté que l'humilité à préservé de la honte.
Mais aujourd'hui, le "marketing touristique" envagit et défigure le port,
avec des couleurs et des architectures irrespectueuse, laides, inutiles.
Alors, je photographie l'ailleurs,
un ailleurs dans lequel je ne me cache pas.
(il suffit de regarder attentivement)
Des boutiques ouvrent, des magasins ferment,
des échoppes réssistent...
Quand les responsables politiques comprendront-ils qu'une rue pleine de boutiques sera toujours plus sympathique qu'un centre commercial énorme à la périphérie des communes ?
les banques sont en réalité des succursales des grands magasins,
qui font crédits pour fourguer leurs marchandises.
Ca c'est Paris !
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Au Chili en général et à Valparaiso en particulier,
les pharmacies appartiennent à des chaînes franchisées
qui appartiennent à de grands groupes financiers.
Il y a donc une concurence permanente qui n'aide pas les Chiliens à se procurer les médicaments aux meilleurs prix (et ne songeons pas à un remboursement...), dans des boutiques qui ressemblent à des drugstores dans lesquels on trouve aussi de la bouffe, de la lessive, des jouets...
Et puis est venu se mêler à ce marché la tradition indienne Mapuche...
-
Au Chili en général et à Valparaiso en particulier,
on n'aime pas la diplomatie... l'adjectif "diplomate" est pérojatif dans la bouche des Chiliens... Cela m'a valu bien des malentendus lorsque je voulais complimenter l'attitude de quelqu'un de diplomate... ils comprenaient "hypocrite", "menteur" ou "magouilleur" quand je voulais dire "aimable", "malin" et "non conflictuel".
Comme quoi, les voyages ne rendent pas forcément diplomate...
Cette
agence parisienne se spécialise-t-elle dans la Première classe ?-
Au Chili en général et à Valparaiso en particulier,
l'inflation est à la mode. Les prix flambent de toute part, les gens ne savent pas pourquoi et de toute facon à quoi bon comprendre puisqu'on n'a pas d'autre choix que de subir et de suivre... Ici aussi, les discussions sur le pouvoir d'achat vont bon train et chose étrange, tandis que des soi-disant éminences grises lorgnent vers une économie libérale (comme celle sévissant au Chili) et pondent des rapports stupides, les Chiliens rêvent d'une économie plus généreuse, sociale et humaine (comme en France)... Mais il faut manger pour vivre... du coup, on mange de plus en plus mal quand on est appauvri par l'inflation qui galope quand les salaires stagnent.
Au Chili 80% du commerce est tenu par les grands chaînes de magasins... Le mot monopole est à la mode.
-
Au Chili en général et à Valparaiso en particulier,
j'aime à photographier le quotidien, les détails non touristique, la réalité.
Parce que je cherche une vérité cachée sous un vernis ancestral
lustré par les années de pauvreté que l'humilité à préservé de la honte.
Mais aujourd'hui, le "marketing touristique" envagit et défigure le port,
avec des couleurs et des architectures irrespectueuse, laides, inutiles.
Alors, je photographie l'ailleurs,
un ailleurs dans lequel je ne me cache pas.
(il suffit de regarder attentivement)Des boutiques ouvrent, des magasins ferment,
des échoppes réssistent...
Quand les responsables politiques comprendront-ils qu'une rue pleine de boutiques sera toujours plus sympathique qu'un centre commercial énorme à la périphérie des communes ?
par Bertrand
publié dans :
Le voyage de Beltran













