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  • : Blog d'un voyageur égaré à Valparaiso, au Chili, qui a crapahuté en Argentine et Pérou et voyagé aussi en Cargo. Résultat : textes en tout genre, carnet de voyage, photo, réflexions et même un peu de poésie dans ce monde de brutes.
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Qu'est-ce que j'fous là ?

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Le voyage de Beltran

Martes 10 noviembre 2009
(prononcez Kooohhlcrout')
Ne demandez pas pourquoi un tel titre,
c'est une vieille histoire familiale d'un mot (presque) inventé
pour décrire un plat cuisiné fait de restes en fourre-tout, indigeste et étouffe-chrétien.
Un peu comme le texte d'aujourd'hui.
Grâce à Beto Martínez, nous pouvons imaginer ce plat !

Parce que le Chili s'apprête à élire son nouveau président de la République,
tandis que l'actuelle Presidenta, Michelle Bachelet, caracole dans les sondages
et ne peut pas se représenter,
et que quatre hommes tentent de lui succéder à coups de discrours creux,
de promesses à la "demain on rase gratis",
et de sourires hypocrites,
parce que la Constitution chilienne "made in Pinochet"
et le système économique ultralibéral les empêche d'être ambitieux et révolutionnaires.
Rien de choquant, pas même les coupures publicitaires
en plein débats télévisé entre les quatre candidats
.
Qui portera le chapeau du "Viva Puro Chile" ?

Parce que l'on a beau vivre depuis plusieurs années dans un autre pays,
avec une autre langue, un autre vin et sans fromage,
on n'en oublie jamais vraiment sa culture, sa langue maternelle,
sa personnalité forgée de mille et une subtilités exagérées et critiquables,
parce que trop francais...
Et surtout parce que les locaux, les Indigènes,
ceux qui étaient là avant,
ceux qui ne vous attendez pas,
ne vous pardonneront jamais que vous êtes un immigrant.
Le Francais coloniserait-il  malgré lui ?
Pris en flagrant délire de consommation alègre de vin chilien !

Parce que l'art est un sport de haute voltige.
Artistes ou amateurs, acheteurs, collectionneurs ou visiteurs de galeries,
marchand ou commissaire priseur,
esthète ou barbouilleurs,
combien de muscles entre les pinceaux ?
L'oeil, un muscle de plus pour entre dans l'art.
L'art n'est jamais inaccessible !

Et vous pouvez de nouveau cliquez sur les photos pour poursuivre le voyage.
Et vous pouvez aussi aller lire les réponses à vos commentaires les plus récents.
Et vous pouvez aussi :
- arrêter de boire de l'eau en bouteille
- supprimer le repassage
- regarder moins la télé
- m'envoyer une carte postale pour ma collection et faire de même pour vos grands parents
- passer une journée sans prononcer le nom de Sarkozy
- acheter votre première oeuvre d'art

Vous pouvez aussi laisser un commentaire...
Et terminer votre Kohlkrut !
Por Bertrand - Ver los 2 comentarios
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Lunes 2 noviembre 2009
Il va falloir agir !
Ce n'est plus possible...
Un texte moins d'une fois par semaine sur ce blog...
Alors que dans le même temps :
- la Justice francaise met les bouchées doubles en condamnant Pasqua et en renvoyant Chirac devant le tribunal,
- la grippe A fait des remous dans le footbañll francais,
- l'élection présidentielle chilienne promet une belle et inédite bagarre,
- le nouveau numéro de la revue XXI est paru,
- etc.
Promis juré craché, je reprend le flambeau
et peux même vous dire que prochainement on reparle de carte postale...

"Elle vendait des cartes postales... et aussi des crayons..."

Por Bertrand - Ver los 2 comentarios
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Sábado 10 octubre 2009

Comme chaque fois que le rythme se ralentit, que les retards s’accumulent, je me rends compte des thèmes mis de côté pour les aborder et que finalement je n’aborderai que superficiellement, dans une sorte de pot pourri.

Je me souviens de Cheb Mami condamner à 5 ans pour avoir forcé son ami à avorter parce qu’hier à la télévision chilienne j’ai vu l’histoire de cette femme dont le fœtus est mort et à quoi l’hôpital a dit qu’il ne ferait rien pour extraire le fœtus mort de son utérus estimant que le meilleur et de laisser le processus naturel créer une hémorragie.

Je me souviens de cette queue interminable au centre Georges Pompidou de Paris alors qu’il serait si simple de mettre des machines comme celles des péages autoroutiers qui lisent et encaissent les paiements de CB en un clin d’œil et que l’on pourrait installer dans tous les musées de Paris.

Je me souviens avoir croisé en France un convoi de camions transportant des morceaux d’une éolienne gigantesque et me suis ensuite posé la question du bilan carbone de la fabrication et du transport et de l’installation d’une telle éolienne en traversant le nord de l’Allemagne au immenses champs où ces éoliennes poussent comme des champignons.

Et puis voilà, le temps file et je n’ai le temps de ne rien développer sur ce blog,

bercé par le ronron des ascenseurs porteños... enfin, quand ils fonctionnent...
Alors ces thèmes sont bradés, tout comme sont bradés actuellement tous les thèmes politique au Chili, puisque à la fin de l’année ce sont les élections présidentielles.

Par le truchement de ces nouvelles élections, le Chili post dictature est en train de découvrir que s’il est une République, il tient encore, plus de 18 ans après la fin de la dictature Pinochet, davantage de la République oligarchique que démocratique.

Enfin les candidats parlent de changer la constitution (qui date de 1981) instaurée sous Pinochet.

Quand une voiture devient poussive, il est bon parfois de changer le moteur.

Il serait temps que le Chili change de Constitution.
Por Bertrand - Ver los 2 comentarios
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Jueves 27 agosto 2009
- Dis, papa...
- Oui mon fils ?
- Dis, c'est loin l'Europe ?
- Tais-toi.. et rêve !


Por Bertrand - Ver los 2 comentarios
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Sábado 15 agosto 2009
"Et quand les tirailleurs sénégalais voyaient un avion pour la première fois ils croyaient que c'etait un oiseau apprivoisé et un soldat sénégalais découpait des morceaux de viande dans les chevaux morts et les lancait le plus loin possible pour détourner les avions." in (l'excellentissime et hyper recommandable voire indispensable)  "Une brève histoire du XXe siècle", de Patrik Ourednik (Editions Allia)


Non, ne tirez pas sur l'avion, je suis dedant,
comme Georges qui se trouvait derrière la femme adultère.
Comme nous sommes ici entre personnes civilisées,
nous ne parlerons que de l'aviation civile... ou presque.
Lors de mon premier voyage à Hambourg,
le père de mon correspondant a trouvé intéressant
de nous emmener à l'aéroport voir les avions.
Quelques mois plus tôt ou plus tard,
peureux et souffrant du vertige,
je refuser de monter dans le bi-plan d'un ami qui,
avant dêtre addict à la voltige aérienne,
avait dû faire valoir ses talents de pilote pendant la guerre d'Algérie.
Pourtant, durant mon service militaire, j'ai adoré observer le sol
depuis la cabine de pilotage du "Transal des cocus"
qui emmenait les vendredis soirs les militaires de Toulouse à Paris.
Mon bilan carbone est sûrement désastreux.
Je ne compte plus les heures en avion.
Je ne suis pas sûr que toutes ces années passées sans voiture
à privilégier les transports en commun ou la marche
le fasse baisser suffisamment pour annuler le décompte écologiquement macabre
de ma présence répétée en classe éco
de la Lufthansa, d'Air France ou d'Iberia.


Mais que voulez-vous,
quand on choisit comme moi de vivre sur un autre continent,
à moins de prendre le bateau (ce que j'ai fait au moins une fois, je sauve l'honneur),
il ne reste que l'avion pour se rendre d'un point à un autre.
Le voyage s'en retrouve certes compressé dans un espace-temps dont les dimensions ne correspondront jamais à la réalité bassement humaine, mais il demeure aussi relativement magique, car l'Homme ne pourra jamais être totalement indifférent à pouvoir aussi facilement réaliser le rêve d'Icare et voir le monde d'en-haut.
Le prix à payer en accidents ou autres débilités et détournements terroristes n'atteindra jamais le désir fou et à présent immortel de voler.
J'ai donc pris l'avion à plusieurs reprises durant ce dernier périple
et notamment pour aller de Santiago à Madrid.
Madrid qui s'ennorgueillit d'avoir un nouveau terminal, immense, superbe, complètement disproportionné où il semble que l'on n'a absolument pas tenu compte dans sa conception des voyageurs mais seulement des avions, de la sécurité antiterroriste et de l'argent récolté dans les boutiques.
Ce nouveau terminal ressemble à un centre commercial dont il faudrait parcourir obligatoirement dans les deux sens ses longs couloirs avant de pouvoir acheter la moindre friandise.
De nombreuses bornes Internet neuves qui ne fonctionnent pas (et qui d'ailleurs sont hors de prix), le rendent déjà obsolète.
Un joli train sans pilote le relie à l'ancien terminal.
Et quand on vient du Chili,
on a la joie de devoir repasser la douane et les détecteurs,
ce qui fait que si j'avais acheter du vin au duty free de Santiago, ils me l'auraient confisqué à Madrid.
On vit une époque formidable où il est interdit de garder avec soi une bouteille d'Orangina aux trois-quart vide pour embarquer dans un avion, quand dans un même temps on peut acheter deux bouteilles de vin qui feront une fois brisées, des tessons bien pratiques pour semer la panique dans l'avion.
De qui se moque-t-on avec ces mesures de merde qui font enlever les chaussures au gens quand dans un même temps on ne regarde même pas sous le voile de la burqa d'une femme qui montre son ticket d'embarquement (véridique) ?


Et sur le trajet Madrid Paris, j'ai eu la désagréable surprise de découvrir les joies de la crise. Iberia n'offrait rien, pas même un verre d'eau,
mais invite les passagers désireux de consommer, 
à consulter la carte d'offres promotionnelles : des prix de merde pour de la marchandise rétrécie.
Ils offrent la presse tout de même.
Mais ils pourraient au moins prévenir avant l'embarquement,
notamment les gens qui, comme moi,
viennent d'un pays sans euros en poche.
Plus tard dans le séjour, je ferai un aller-retour en avion avec Air France
entre Paris et Hambourg,
et sans être chauvin, entre Air France et Iberia, y'a pas photo.
Un jour, sans doute, on simplifiera encore davantage les procédures d'embarquement, et soit on supprimera le droit d'embarquer quoi que ce soit,
soit les bagages voleront dans des avions cargo, à part.
Pour finir, j'ai beau vieillir, je ne dors toujours pas durant les vols transatlantiques,
mais ce n'est pas grave car le spectacle des nuages, des étoiles,
de la lune ou des paysages reste un des plus beaux à voir.


On aura beau le critiquer parce qu'il polue
et dénoncer les excès des nouveaux énormes avions type A380,
on n'est pas prêt de supprimer l'avion.
Le XXIe siècle sera celui de l'avion !
Je conserve donc mes actions EADS acquises après mes années d'étude
à Toulouse, comme nostalgique de la ville rose où,
comme le chantait si bien Claude Nougaro,
"tes avions volent haut ho hooooooooooooooooo", in Ô Toulouse.
Por Bertrand - Ver los 1 comentarios
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Oublions 2012

J'aurais bien voulu être le clown, le joker, le troublion, le porteur d'idées, le chevalier errant à l'illustre figure de proue du bateau qui naviguerait à contre-courant du libéralisme rampant pour proposer un monde meilleur.
J'aurais voulu croire en des matins meilleurs en 2012.
Mais un an de Sarkozy, la crise qui va faire des ravages en 2009, Obama aux USA et la prochaine mort de Fidel Castro après 50 ans d'une révolution cubaine à moitié réussie... auront eu raison de mes utopies idéologiques, politiques et humanistes.
Je n'aurai pas davantage la force de croire accéder un jour à la mairie de Valparaiso*.
Vous pouvez toujours lire les ouvrages suivant :

-Les ambitions désavouées d'Alain Fleischer
-La peur en occident de Jean Delummeau
-Les veines ouvertes de l'Amérique latine de Eduardo Galeano
-La stratégie du choc de Naomie Klein
-Aimer, s'aimer, nous aimer de Bernard Stiegler
-Kaddish pour l'enfant qui ne naîtra pas de Imre Kertész
-La lutte avec l'ange de J.P. Kauffmann
-La tache
de Philip Roth
Mais ne comptez plus sur moi pour vous mâcher le travail !
2012. c'est trop loin, trop haut, trop bête !
Bonne année 2009.

*.PS : à lire au dixième degré, of course !

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