J'ai commencé à avoir peur quand, alors Ministre de l'Intérieur, on a vu soudain Paris se remplir de policiers à tous les carrefours, arrêtant à tour de bras pour la moindre infraction, avec l'idée haut perchée dans la hiérarchie de faire monter les statistiques.
J'ai mesuré le pouvoir de son discours et de son attitude populiste, séductrice et perverse, lorsque j'ai entendu le père de mon amie, homme au parcours gauchiste, antimilitariste, écologiste dire un soir "Oui mais quand même, ce Sarkozy travaille et obtient des résultats."
Alors, au delà de mon appartenance à une gauche malade, mon envie de voter à gauche contre Sarkozy se faisait avec la peur.
Cet homme m'inspirait de la peur à l'imaginer Président.
Et à présent, je me rends compte à quel point, mon intuition, cette peur intuitive, trouve dans l'application de sa politique toutes les pires concrétisations.
On tape allégrement sur les pauvres, sur les Etrangers, sur les plus fragiles et ceux qui ne peuvent se défendre, sur les enfants, sur les malades, sur les exclus, les différents, les marginaux, sur les bas salaires, les pensionnées, les retraités... et surtout, surtout, dans un mème temps, on ne touche pas aux riches, aux parvenus, aux nantis.. au contraire, on continue de les favoriser.
Et pendant ce temps, que se passe-t-il à gauche en France ?
Cette photo illustre parfaitement mon désarroi face à une gauche qui reste muette, silencieue (et donc complice ?) de la politique la plus socialement dure que la France
a connu depuis... Pétain ?C'est dimanche, et tout va bien.
Parce que demain lundi, je vais me lever tôt, pour travailler plus, pour gagner plus.
Je vais aussi aller dénoncer les sans-papiers que je connais.
Je vais aussi demander que l'on installe une caméra dans ma rue
et que davantage de policiers patrouillent jour et nuit dans mon quartier.
Je vais aussi arrêter de faire mes courses dans les échoppes voisines, pour acheter tout au supermarché,
car depuis que j'ai un tout terrain, c'est plus facile pour transporter tout d'un coup.
D'autant qu'on a réussi à vider un squat d'artistes pour installer un parking sécurisé dont le gardien est payé par la municipalité, vu que j'ai un cousin, voisin du maire de la ville.
Ce dernier m'a fait quelques fausse factures en échange d'un peu de promotion pour sa prochaine candidature.
Je lui dois bien ca, vu que depuis qu'il est maire, il ne fait rien et que cela me va bien.
Je déteste ceux qui veulent faire des choses, juste pour donner l'impression de travailler et qui, finalement, chamboulent tout ce joli petit équilibre consensuel peinards.
Bon, évidemment, tous ces clochards qui traînent et qui salissent partout où ils passent, on devraient faire quelque chose, car ils font fuir les touristes et donnent une mauvaise image de la ville.
Mais l'alcade m'a bien dit que quelque mesure que ce soit coûterait trop cher et que l'argent de la ville actuellement sert à installer partout des caméras et à refaire quelques trottoirs dans les beaux quartiers.
Je continue, ou vous avez compris que qui je me moque ?
Les parents souhaitent toujours à leurs enfants d'être dans leur vie, plus riches, plus heureux, plus libres, plus forts et de vivrent
plus vieux qu'eux-mêmes.
A leurs enfants en premier, parce que déjà, les enfants du voisin, quand tu passes un peu de temps avec eux, tu te rends compte vite qu'ils méritent moins que tes enfants à toi.
Alors, les enfants des sans-papiers, tu penses bien qu'on n'a même pas à s'en soucier (même Carla Bruni pense d'abord à son prochain disque, c'est dire...).
Tu souris, toi qui lis ces mots, mais tu fais quoi, toi,
en ce moment, pour les enfants de sans-papier ?
Si tu ne sais pas, vas voir là : RESF
Poser l'immigration comme un "problème" est déjà en soi une propagande politique fortement imprégnée de discrimination.
En effet, nous pourrions tous considérer les migrations humaines, sources d'échanges, de mixités, de rencontres et d'enrichissements, comme des aspects positifs de l'Humanité toute entière. La
France est d'ailleurs le plus bel exemple de la mixité, avec le Brésil.
Exemple : regardons jouer les Turcs durant la coupe d'Europe de Football qui se passe dans les deux pays les plus "louches" de l'Europe (la Suisse, la machine à laver l'argent sale du monde avec
dessus un couvercle bien propre de la neutralité et des ONG, et l'Autriche qui, régulièrement aux élections élit des ersatz de nazillons).
Regarder jouer les Turcs permet de voir tout de suite la propagande discriminatoire (pour ne pas dire raciste) de tout ceux qui essayent d'expliquer pourquoi la Turquie ne peut pas ou ne doit pas faire partie de l'Union Européenne (contrairement à la Croatie qu'elle a
battue en quart de finale qui fut le premier pays né de la désintégration de la Yougoslavie à entrer dans l'UE, grâce au très grand appui de l'Allemagne, le prochain adversaire de la Turquie...
Tiens tiens... L'Allemagne, justement qui a la communauté turque la plus importante du monde, les Turcs représentant la première communauté étrangère en Allemagne).
En effet il suffit de regarder les Turcs jouer sur le terrain, ou le banc des remplacants et le staff technique ou encore (et surtout) les supporter turcs dans les tribunes pour se rendre compte
qu'ils passent complètement inapercus (loin des barbus, des foulards, des tapis de prière, des guenilles, des sabres courbes, etc.).
D'ailleurs, j'attends que la Turquie sorte vainqueur de la compétition...
La Coupe d'Europe sera-ce le lot de consolation que Sarkozy envisage d'offrir aux Turcs pour refuser leur entrée dans l'UE ?
"Gegend die Wand" est l'excellent film qui montre un aspect de l'immigration turque en Allemagne. A voir et revoir !
Oui, restons en Allemagne.
Qui garde les petits Allemands quand les grands vont au travail ?
Qui torchent les culs des petits vieux allemands dans le maisons de retraite germaniques ?
Qui ramasse les pòubelles, nettoie les bureaux à pas d'heure et se tape les boulots les moins biens payés ?
Les Turcs, pas les Framcais.
Que se passerait-il si un ministre Allemands osait prononcer les paroles de Brice Hortefeux sur l'immigration ?
A qui pourraient -ils le comparer ?
Comme le chante un groupe de rap courageux, "la chasse à l'homme est ouverte".
Le clip est ici pour écouter les paroles.
Mais si depuis l'élection de Sarkozy j'avais honte d'être francais,
depuis le vote des parlementaires de l'UE, j'ai honte d'être européen.
Ici au Chili depuis un an, ils disent beaucoup de mal des Européens en général et des Espagnols en particulier, qui leur refusent les visas ou les expulsent sans motifs. Vaiement de plus en plus
mala onda.
D'ailleurs, le ministre des affaires extérieures a vivement critiqué l'initiative européenne, disant que les "Nations devaient accepter la globalisation et le libre
mouvement".
Le Chili qui a une des communautés palestinienne les plus importantes du monde.
Le Chili qui et en train de régulariser 50 000 sans-papiers.
Le Chili qui s'est construit avec les colons, les immigrés, les Etrangers, les Européens depuis 500 ans.
Mais attention, cela n'empêche pas les Chiliens de détester les Péruviens ou les Boliviens ou les Argentins.
Mais, si en représailles à l'initiative raciste et discriminatoire de l'UE, le Chili décide de durcir sa politique migratoire avec les ressortissant européens, je trouverais cela des plus
logiques, mème si je devrais en payer, moi-même, les conséquences.
Car, oui, je suis bien un immigré, une expatrié, un Etranger.
Je rêve donc que tous les pays du monde puissent recevoir, accueillir et intégrer les migrants sur leur territopire comme le Chili le fit pour moi.
Et quand je vois jouer l'équipe de France de football, je suis fier d'expliquer aux Chiliens surpris de voir tant de "Noirs" ou de'"Arabes"que c'est ca la France, et pas comme l'Italie ou les
Pays-Bas (très-trop "blancs de blancs").
Ce qui est intéresant dans mon expérience personnelle, c'est l'inversion des faits.
L'immigré en Europe est le pauvre sans-papiers qui vient manger le pain de Francais en travaillant au noir et ruiner la Sécu sans vergogne.
Ici, sur mon cerro, nous sommes très nombreux à venir d'ailleurs (Canada, Allemagne, Argentine, Hollande, France), mais nous sommes tous en situation régulière et aux conditions de
vie confortables, du fait de nos "richesses" plus importantes que celles des locaux.
Mais dans les deux situations, la même ignorance, génère la même peur et les mêmes idées de jalousies, de rejets, de violence latente ou réelle.
Non pas l'Autre, mis LES autres, trop nombreux, trop différents, sont forcément coupables de mon propre mal-être... Il me faut un bouc émissaire.
Donc, les Porteños sont jaloux et aigris de l'arrivée et de l'installation massive d'Etrangers qui viennent ouvrir tout un tas de négoces, dans les jolies maisons patrimoniales que leurs
amis, voisins, cousins ont dû laisser faute de pouvoir payer le coût sans cesse plus élevé de ce genre de bâtisse.
Merci l'Unesco qui a classé la ville et qui a généré une spéculation immobilière dont les porteños snt les premières victimes.
Et les jeunes, des hauts quartiers, ceux qui n'ont rien à perdre, parce que rien à espérer d'un avenir sans porte de sortie, viennent voler, agresser, cambrioler là où se trouve tout ce qui se
vole vite et se revend facile.
Je ferais pareil moi-même.
Valparaiso n'en finit pas de mourir sous une pauvreté occultée par une apparente illusion de réussite exhibée par la propagnade politique et touristique et libérale.
Et la France, elle, est en passe de devenir un paradis perdu.
Mais heureusement, il est des gens qui tentent de réveiller les cerveaux de ceux qui restent hypnotisés par le discours populiste et quasi-pervers
du mari de Carla Bruni.
Lisez Olivier Bonnet et surtout son dernier livre "Sarkozy la grande manipulation".
Lisez Sébastien Fontenelle sur son blog.
Regardez ces video exceptionnelles, lundi, mardi.. on attend avec impatience la suite de la semaine.
Moi, je lis Hannah Arendt "Du mensonge à la violence", texte qui a mon âge mais qui est hélas terriblement d'actualité, prémonitoire et que je conseille à ceux qui s'interessent à
comprendre non pas pourquoi (inutile perte de temps) mais comment on en arrive à faire la guerre pour rien (comme en Irak aujourd'hui et ailleurs bientôt... bientôt ?).
Conclusion sous forme de deux remarques.
1- La Coupe d'Europe de football regardée en famille devrait permettre aux parents d'expliquer un peu l'histoire de l'UE, la construction de l'Europe malgré les guerres et les politiques
discriminatoires. Parce qu'à regarder les équipes et les supporters, on voit vite ceux qui furent colonisateurs ou colonisés, on sait que les joueurs sont le plus souvent issus des couches
sociales basses de la population, mais pas les supporters de ce genre d'évènement internationnal.
Alors, pour une fois que le football sert à quelque chose, profitons-en.
2- La première chose à tuer en soi pour comprendre et agir au mieux,
c'est sa propre peur.
La seule et unique parole de feu Jean-paul II que j'ai appréciée est son :
"N'ayez pas peur".
Putain Bertrand termine son texte sur une citation du pape ?
Tsss...
Les temps sont pour moi graves et tristement dangereux, parce que je trouve qu'il y a une radicalisation actuelle des politiques et des idées et que la crise du prix du pétrole ou des denrées
alimentaires, ne va faire qu'accentuer cette radicalisation.
C'est pour cela que je ne peux pas rester muet ni rester caché dans mon garage.
Clic ou
clap de fin ?
Avait-on indiqué au président Sarkozy que la Turquie participerait à la compétition ?
Tiens, la Turquie participe à la Coupe d'Europe de football et personne n'y trouve rien à redire ?
- Tête de turc toi-même !
D'ailleurs, j'aime bien les questions que les gens me laissent là.
Je pense que j'y répondrai prochainement, comme par défi ou provocation.
Ce blog prend donc des allures de moulins à questions...
Photo de Campet-Lamolère après le projet de Henri Emanuelli ?Remarque en ce dimanche ensoleillé pour les uns, pluvieux pur les autres :
tandis que l'excellentissime Philip Roth raconte dans "La tache" l'histoire d'un "noir"qui se fait passer pour blanc aux USA, l'histoire de Barak Obama nous montre l'histoire d'un "blanc" que la société américaine catégorise comme "noir".
"Alles ist relativ !", disait ce cher Albert, ce qui ne l'a pas empêché de participer (involontairement à l'arme la moins relative qui soit).
Bon dimanche, sous vos applaudissements, et ce blog est votre blog, vous revenez ici, quand vous voulez, en ce dimanche, sous vos applaudissements..."
comme disait ce cher Jacques.
Alors voilà, je n'avais pas de texte à publier
ces jours-ci,
mais voilà que le Président de la République francaise
est apparu une nouvelle fois à la télévision nationale
pour répondre à des "journalistes" (qui ont failli faire leur travail de journaliste)...
Je n'ai pas vu et à peine écouté cette interview et ca m'a suffit.
Et ma suffisance fut confirmée par les premiers articles parus sur Internet.
Et puis, ces jours-ci sur le Chili, ca chauffe dans tous les sens
pour le gouvernement : remise en cause de la pilule du lendemain et des autres moyens de contraception, dollar trop bas, la Ministre de l'Education destituée par le Parlement, manifestations des
étudiants...
Et puis, je suis à la fois en train de relire l'épopée du Che (par Kalfon) et d'organiser de petits débats à la maison entre Chiliens pour comprendre les fonctionnements politiques et sociaux du
Chili...
Et puis, je me suis souvenu que j'avais rédigé un texte
que j'avais intitulé "Au pays de Candy".
Le voici...
Mais attention aux âmes sensibles...
"Comme dans toute bonne dictature, Sarkozy a muselé les médias, soit en placant des amis aux bons postes, soit en étant ami avec certains patrons qui le lui rendent bien.
Comme dans toute bonne dictature, Sarkozy s’attaque aux plus faibles et à ceux qui lui tiennent tête : sans-papier, malades, étrangers, immigrés, chômeurs, rmistes, intermitents du spectacles, bloggeurs ou grandes-gueules.
Comme dans toute bonne dictature, Sarkozy s’attaque désormais à la culture et donc, aux intellectuels (que de gauche ?)
Comme dans toute bonne dictature, Sarkozy joue la corde sensible de la peur, de la sécurité pour faire passer ses lois discrimatrices, xénophobes, répressives et pour créer un état de surveillance généralisée.
Comme dans toute bonne dictature, Sarkozy s’attaque
à l’Etranger,
à l’autre, à celui qui n’est pas de chez nous, avec charter, quotas et rafles, sous les bon office du Ministre Hortefeux et avec le consentement passif d'une population partiellement indifférente
ou incrédule.
Comme dans toute bonne dictature, Sarkozy revoit les lois et la Constitution à son avantage : augmentation de salaire, service minimum, traité européen simplifié, modifications constitutionnelles, etc.
Comme dans toute bonne dictature, Sarkozy applique
une politique répressive et coercitive qui remplit les prisons au lieu de les vider (voir les statistiques pénitencières et les actions médiatiques de police pour s'en convaincre), favorisant la
coercition à la prévention
Comme dans toute bonne dictature, Sarkozy envoie les policiers en face des manisfestations de lycéens, d'étudiants ou de syndicalistes.
Comme dans toute bonne dictature, Sarkozy nous
explique la vie, ce que nous devons penser et faire et se présente comme le sauver de tous et la solution à tous les problèmes : otages en Libye, nucléaire en Iran, constitution de l’Union
européenne, Ingrid Bettancourt, pouvoir d'achat, Arche de Zoé...
Acceptant de reconnaître ses erreurs (mea culpa) mais sans jamais remettre en cause ses idées ou sa feuille de route.
Comme dans toute bonne dictature, Sarkozy
rend visite ou reçoit en premier ses amis : Afrique du sud, Khadafi, Poutine...
Comme dans toute bonne dictature, Sarkozy fait ce qu'il veut comme il veut : avion privé, yacht, divorce mariage, interview tronqué ou réécrit, intervention télévisé, procès, "casse toi
pauv'con", et autre discours fleuri...
Comme dans toute dictature, Sarkozy ne prend pas en considérations les résultats électoraux, ou sinon pour son propre compte.
Comme dans toute bonne dictature, Sarkozy favorise en premier lieu non pas ceux qui l'ont élu mais ses amis, ses proches et ceux de son clans : les riches patrons, les hommes politiques de
droites, les faux-culs de gauche, ceux qui s'en mettent plein les poches sur le dos de ceux qui triment plus pour gagner toujours aussi peu.
Comme dans toute bonne dictature, Sarkozy est celui qui a raison, qui nous rappelle sans cesse qu'il écoute, qu'il entend, qu'il tient compte de..., qu'il sait, qu'il a confiance, qu'il promet,
qu'il faut savoir faire des efforts, etc...
Et pourtant, Sarkozy est président de la République francaise
au moins jusqu'en mai 2012...
Il n'y a pas de dictature en France,
il n'y a pas de dictature en France,
il n'y a pas de dictature en France, puisqu'il a été élu.
il n'y a pas de dictature en France,
il n'y a pas de dictature en France,
il n'y a pas de dictature en France, puisqu'il a été élu.
il n'y a pas de dictature en France,
il n'y a pas de dictature en France,
il n'y a pas de dictature en France, puisqu'il a été élu.
il n'y a pas de dictature en France,
il n'y a pas de dictature en France,
il n'y a pas de dictature en France, puisqu'il a été élu.
il n'y a pas de dictature en France,
il n'y a pas de dictature en France,
il n'y a pas de dictature en France, puisqu'il a été élu.
il n'y a pas de dictature en France,
il n'y a pas de dictature en France,
il n'y a pas de dictature en France, puisqu'il a été élu.
il n'y a pas de dictature en France,
il n'y a pas de dictature en France.
Nous pouvons donc dormir tranquille.
Il ne se passera rien de grave.
Rien.
Vraiment rien.
Au pays de Candy
Comme dans tous les pays
On s'amuse on pleure on rit
Il y a des méchants et des gentils
Et pour sortir des moments difficiles
Avoir des amis c'est très utile
Un peu d'astuce, d'espièglerie
C'est la vie de Candy
"
Je vous avais prévenus...
Après le Président divorce,
après le président se marie
...
Le Président Papa...
Si vous ne me croyez pas...
lisez le ici : http://www.lanacion.cl/prontus_noticias_v2/site/
artic/20080204/pags/20080204213809.html








