de Viña del Mar, soeur siamoise de Valparaiso.
Aujourd’hui, une série de photo vaut mieux qu’un long discours
sur l’architecture « torresque » de la cité jardin.
Il se construit beaucoup de tours à Viña
et les raisons en sont diverses et variées.
Viña est la première station balnéaire du Chili, parce que la plus proche et la plus accessible de la capitale qui compte 5 millions d’habitants qui, eux, rêvent de plage, d’océan et de promenades côtières.
Viña a un très gros casino et une activité culturelle assez importante.
Le marché de l’immobilier est à l’image du développement économique
du pays tout entier, tourné de façon incroyablement forte et aveuglément vers un développement connu en Europe dans les années 60 et 70,
à coup de béton, ciment et automobile.
On construit donc beaucoup de routes, de pont et de building.
Il faut rectifier une idée. La tour, au Chili a une bonne image, contrairement à nous les Français (de Paris) pour qui une tour est synonyme de surpopulation, de cité, de cages à lapin et je ne sais quoi d’autre de négatif.
Ici, ces immeubles sont pour les Chiliens synonymes de modernité, de progrès et de confort, avec des prix qui permettent (moyennant un inévitable crédit pour la plupart) le fameux accès à la propriété.
Les Chiliens, il faut les comprendre, en ont marre de regarder le progrès
et le confort uniquement à la télévision dans leurs masures tremblantes et mal isolées, remplies de termites, puces ou fuites d’eau.
Ils veulent aussi en profiter, en bénéficier.
C’est pourquoi, l’offre des promoteurs immobilier est intelligente et séduisante (et différente de la celle en France), puisque tout y est pensé
pour rendre le produit attractif : des cuisines entièrement équipées, des salles de bains confortables et bien équipées, plusieurs toilettes (voire salles de bain), le parking intérieur sécurisé. Le gardien à l’entrée, des salles communes à disposition (plus ou moins payante), voire une piscine ou divers services en sus (laverie, salle de jeu ou gym), etc.
Le Chilien adore !
Alors, avant de critiquer la construction de tours qui gâchent la vue de nos pauvres rétines hypersensibles d’Européens surgavés de confort et de progrès, regardons ce que veulent les Chiliens. Bien sûr, n’oublions pas de dire que les plus riches et les plus cultivés ou instruits des Chiliens continuent pour la plupart de s’acheter, non pas des appartement dans de superbes tours, mais des maisons dans des coins isolés et tranquilles…
N'omettons pas de préciser que les désirs des Chiliens sont aussi en partie manipulés par la publicité et la promotion que les constructeurs déploient pour fourgueur leur merde en tours.
N'oublions pas non plus de préciser que l'endroit où les tours sont construites devrait faire quand même l'objet d'une attention pour le moment inexistante, on construit donc actuellement sur un site de dunes immenses et superbes.
Mais nous parlions ici avant tout de ces fameuses classes moyennes
qui sont considérées comme les classes moteur de ce foutu développement que l’on nous vend partout dans le monde comme celui du progrès,
alors que, ne soyons pas dupes, développement et progrès ne vont
pas toujours de pair.
Car, mon opinion toute personnelle sur ces tours qui envahissent le Chili est partagée en deux craintes : celle de les voir tomber sous un ou plusieurs tremblements de terre (le Chili n’a, durant son histoire jamais construit autant et aussi haut), et celle de voir ces familles endettées finir aux pieds des tours criblées de dettes après un mauvais coup du sort que les assurances chiliennes ne s’évertuent pas à protéger.
Qui vivra verra.
Toutes ces photos (sur lesquelles cliquer) de tour furent toutes prises
à Viña del Mar, bien sûr !
Et demain, la suite de ce "tour d’horizon" de cette ville (pit)torresque.







déterminé ou tranporté par le hasard,