La famille de ma mère était de la bourgeoisie des villes, catholique aimant la modernité, le progrès, la pêche et le rugby.
La famille de mon père était de la bourgeoisie de la campagne. Protestante aimant la rigueur et la tradition, la chasse et le football.
Je vous laisse imaginer les conversations au repas de mariage entre les deux familles !
Et puis, six ans plus tard, comme l’a si bien écrit un ami de mes parents en introduction de sa thèse en médecine intitulée « Enurésie et latéralité » (en gros les gauchers contrariés feraient davantage pipi au lit) :
" Il aura suffi d’un taunus."
Clic ? (si vous ne comprenez pas, c’est normal, mais vous pouvez me proposer vos interprétation sur le terme de taunus).Je suis donc né bourgeois, je ne vais ni le regretter, ni le nier, ni le refouler.
Le terme de bourgeois sera interprété avec des a priori positifs ou négatifs par chacun selon ses origines sociales, sa culture, ses idées politiques, etc.
L’Histoire de France a eu ses bourgeois de Calais, puis ces bourgeois qui firent la révolutions puis ceux qui furent la cible de mai 68…
Parfois, sournois, j’aime à rappeler que les grand révolutionnaires furent quasiment tous des personnes issues de familles dites bourgeoises (Lénine, Guevara, Castro, Danton…).
Mais, c’est à moi et à moi seul de porter le fardeau hérité de mes deux familles.
Clic ? (tiens c'est où ca ?)Alors, quand une chilienne passant par chez moi me raconte que lors d’un travail d’enquête sociale elle vit des familles se partager des logement exigus, m’expliquant que dans mon appartement actuel peuvent s’entasser trois ou quatre familles entières, soit une vingtaine de personne, alors que je l’occupe seul, forcément mes origines bourgeoise apparaissent au grand jour. C’est aussi pour cela que je fais de mon leu de vie un lieu ouvert aux autres. Un ami en sous loue une partie pour en faire un local professionnel, une autre pièce sert à la fois de chambre d’ami permanente et de lieu de réunion ou de rencontre pour refaire le monde et, voire, faire la révolution.
Mais, je me souviens avoir vu. La semaine dernière, amarré dans le port de Valparaiso, un yacht immense (environ 80 mètres de longs) qu’occupait une famille de 8 personnes.
Me voilà petit bourgeois non frustré de ne pas apparaître aussi insultant avec la modeste vie des Porteños.
Or il faut ben reconnaître qu’actuellement, contrairement aux idées républicaines, le pouvoir en France (et encore plus au Chili qui se targue pourtant d’être une république) appartient avant tout aux possédant et non au peuple tout entier. Et ceux-ci ont la chance d’être représentés autant par la droite que par la gauche modéré type socialiste caviar.
J’abhorre un Fabius, non pas pour ses origines familiales, il n’y peut rien, mais pour être responsable d’une loi sur l’impôt sur la grande fortune dont le calcul ne tient pas compte des œuvres d’art… Comme ces bourgeois gras et fat qui diraient en montrant négligemment de leurs doigts boudinés :
- Ces croûtes-là ? Non, une bouchée de pain…
Il est des pays où certains rêvent tous les jours de la bouchée de pain.
Il ne tient qu’à ceux qui ont, de partager avec ceux qui n’ont pas.







déterminé ou tranporté par le hasard,