Les maisons colorées d’azulejos s’y empilent jusqu’en haut des collines et s’écroulent dans la faille centrale de cette capitale, jusqu’à sombrer dans l’océan.
Clic ?Bien que ces drôles de poissons soient sortis de l'eau du lac le plus haut du monde (le Titicaca) et que nous pourrions croire qu’il s’agit, dans cette description introductive, de cette Valparaiso maintes fois décrite ici, il n’en est rien, nous sommes en Europe, à 12 000 kilomètres de Valparaiso.
Nous sommes à Lisboa, Lisbonne comme nous l’appelons en France, parce que les Français font chier tout le monde à vouloir changer le nom des capitales, de London en Londres, de Roma en Rome, de Hamburg en Hambourg, de Köln en (eau de) Cologne… et de Chile en Chili !
Je reste persuadé que Lisbonne aura beaucoup influencé Valparaiso.
Même si cette dernière fut aussi bâtie, développée et enrichie par les "apports étrangers " des Allemands, Anglais, Français et Espagnols, les Portugais ne sont pas en reste. En témoignent d’abord les noms portugais présents sur de nombreuses tombes des vieux cimetières.
Mais ce qui, à moi, me frappe le plus, c’est une sorte de ressemblance (comme entre deux cousins) entre les Chiliens et les Portugais, pas seulement d’un point de vue physique que par un attitude.
Les Chiliens sont trop timides, humbles, discrets et peu sûrs d’eux pour être vraiment italiens ou allemands. Ils ne supportent pas la critique ou l’esprit critique et donc ne sont pas comme les Français. Et ils manquent de confiance en eux pour être espagnols. Ils sont modestes, humbles et généreux, vous ouvrent les bras et leur cœur facilement et, en ce sens, me font penser aux habitants de Lisbonne rencontrés durant ce court séjour que je fis il y a quelques années.
Lisbonne m’apparut comme une des plus belles villes d’Europe, construite en bordure de l’océan Atlantique sur des collines escarpées, à l’instar d’une Valparaiso sur le Pacifique. Et, à Lisbonne aussi, se mélangent les riches et les pauvres, le moderne et l’ancien, les couleurs des maisons et les musiques du voisinage, les odeurs de cuisine délicieuses et les rires des enfants dans les rues. Comme à Paris ou à Valparaiso, il faut déambuler pour apprécier Lisbonne. Il faut monter et descendre sans cesse, tourner pour découvrir d’autres ruelles, d’autres quartiers pittoresques, d’autres ambiances et s’immerger pleinement dans l’âme du Fado.
Et ce tango Porteño de Valparaiso, plus dans le lamento que celui
de Buenos Aires me rappelle les lamentations sublimes des chanteuses de Fado entendues à Lisbonne.
Lisbonne est une ville qui me fascina, tant par son riche patrimoine que par la gentillesse de ses habitants.
Clic ?Je me rends comte aujourd’hui que cette vision positive du port portugais m’aida sans doute à apprécier Valparaiso sa cousine chilienne.
Lisbonne est une ville qui garde une place privilégier dans la trajectoire de mes voyages.







déterminé ou tranporté par le hasard,