En réponse à ta lettre de la semaine dernière, je me dois de te répondre avec toute ma franchise. Tu fais chier !
Tu voyages, tu déambules, erres et te perds, pas seulement physiquement ou géographiquement mais aussi idéologiquement et intellectuellement.
Comment peux-tu m’en vouloir, moi la première ville chilienne qui t’ai accueilli, avec le sourire du soleil et de ses gens ?
Comment peux-tu m’insulter, moi qui restai polie, discrète et élégante autant que la pauvreté de ma population me le permette ?
Ma beauté ne doit rien aux ors de la Républiques comme dans ton foutu pays donneur de leçons.
Cliquer pour aller à Paris ?Mais ma belle taille me permet de te regarder de haut et de ne pas rougir de ma richesse d’âme et de cœur quand, dans un même temps, le gaspillage de ta capitale me rend triste à défaut de me faire vomir.
Alors, si j’ai faim, pour manger, je veux bien sacrifier quelques terrains pour construire des tours qui sont après tout le reflet d’une certaine réussite économique et un rajout de confort non négligeable. Et je ne fais que suivre la trajectoire que suivirent toutes les villes importantes de ton pays où les rois du béton font des télévisions, de la communication et de la politique.
Clic pour aller en ville ?Et puis, que dire de ta mauvaise foi quand tu dis t’ennuyer ou te perdre alors que je vois bien que chaque fois que tu reviens arpenter mes rues et mes parcs, c’est pour t’émerveiller de découvrir de nouveaux lieux intéressants, sympathiques, distrayants et d’une qualité qui n’a rien à envier à tes endroit à bobos parisiens.
Alors, avant de m’envoyer par Blog interposé, une lettre ridiculement haineuse et gratuite, appelle moi qu’on discute, je sais que tu as fait des progrès en espagnol, nous devrions pouvoir nous entendre.
J’ai même appris que tu reviens aujourd’hui pour visiter mon salon du livre ?
Allez, souris, et buvons à la joie de nous retrouver.
Santiago de Chile







déterminé ou tranporté par le hasard,