Déjà une semaine que je traîne mes guêtres dans la capitale chilienne.
Les joies des transports en commun bondés ou incompréhensibles,
des queues dans les boutiques ou dans le métro,
du bruit, de la polution,
de la pluie qui rend les chaussés brillantes de graisses saturées,
des gens fatigués, irritables, exténués,
de l'incroyable quantité de nouveaux édifices en construction,
de l'offre culturelle abondante,
de l'offre de malbouffe très abondante,
de l'offre de tentation de consommation débordante...
Que du bonheur.
Mais ce n'est pas encore New York !
Parce que le métro et les bus dysfonctionnent à plein tube ?
Parce que tout est à crédit ?
Parce que les discriminations sont trop grandes et trop criantes ?
Parce que ca ne parle que très rarement une autre langue
(ou alors seulement dans les hôtels remplis d'hommes d'affaires étrangers) ?
Et dire qu'une revue made in USA mais publiée en espagnol,
et spécialisée sur l'Amérique latine,
place Santiago comme la troisième ville où il faut investir et faire du bizness
après Sao Paulo et Mexico, mais avant Buenos Aires, Caracas ou Miami...
Ca laisse rêveur...
Seule question intéressante,
comment la population de la capitale va-t-elle intégrer,
culturellement et socialement,
le passage d'une habitabilité horizontale
(longtemps, ils construisirent à plat, pas plus d'un étage à cause des tremblements de terre mais aussi parce qu'il y avait largement la place de s'étendre),
à une vie verticale dans ces centaines de tours de plus de 25 étages
qu'ils construisent partout où ils peuvent ?
Passer de l'horizontalité à la verticalité est-il l'avenir du Chili ?
Comme un Chili qui se lève et se met au garde à vous ?
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