"En avril 2008 Faut que j'exil' !"
Donc, demain dimanche, à l`heure où blanchit la campagne,
mais sans Victor Hugo,
(savez-vous d'ailleurs qu'il y a au moins trois Victor Hugo à Valparaiso ?)
je m'en irai... à Santiago..
du Chili !
Ca faisait bien longtemps que je n'y avais plus mis les pieds...
Etonnant quand on sait que c'est la capitale,
qu'elle n'est qu'à 120 kilomètres de Valparaiso
et qu'il y a tant de belles choses à voir et à vivre.
En vérité, je rêve d'aller à Santiago...
de Cuba !
J'ai quelque part dans ce qui fut ma chambre d'enfant et d'adolescent,
une superbe peinture représentant Santiago de Cuba.
Mais c'est un autre voyage.
Pour le moment, je me contenterai de Santiago du Chili.
J'y vais avant tout pour des raisons professionnelles,
mais cela ne m'empêchera pas de mesurer l'amélioration du Transiantiago
(nouveau système de transport qui mit la Presidenta au bord du goufre),
de goûter les joies des musées, galeries d'arts, boutiques, cinema,
de découvrir d'autres bons restaurants et d'autres bars agréables,
de prendre le poul de cette population chiliennes
(puisque près d'un Chilien sur trois vit à Santiago)...
Bref, je ne vais pas m'ennuyer.
D'autant que je sais que cette capitale a encore de nombreuses zones d'ombre dans mes connaissances partielles acquises au fur et à mesure de mes déambulations épisodiques de voyageur infatigable.
On ne visite pas une ville de plus de cinq millions d'habitants en claquand des doigts, il faut à la fois le temps et l'énergie, la volonté et le désir, et aussi une part de chance.
Et puis, le développement du pays est tel, qu'il se contruit actuellement des tours et des édifices (de logement ou de bureau), ainsi que toute sorte de centres commerciaux (les fameux malls) dans tous les coins, modifiant les paysages, les perspectives, les quartiers, les routes.
Cela prend d'ailleurs une allure qui pour moi, petit Francais de son sud-ouest, est complètement folle. Je me souviens du leitmotiv " Quand le bâtiment va, tout va", mais je sais à présnt que c'est partiellement faux.
Certes, actuellement le bâtiment va très bien, mais peu nombreux sont ceux qui en profite vraiment, à part les gros promoteurs immobiliers, les commerciaux, les agences (qui sont souvent d ela même compagnies que les promoteurs).
Parce que les ouvriers sont toujours aussi mal payés,
les Chiliens qui achètent ces logements neufs s'endettent dangereusement,
la hauteurs des tours, même s'il est dit qu'elles ont les dernières caractéristiques antisismiques, me semblent dangereusement hautes
(et je ne suis pas le seul à le dire),
sans compter la qualité des matériaux...
Et à Valparaiso ou sur la côte, cette profusion de construstion en hauteur est en train de massacrer les paysages et les belles vues.
Les Chiliens rêvent sans doute de faire de Santiago
un nouveau New York...
Moi, ca m'irait bien à condition que Santiago, à l'instar de New York, deviennent aussi un des plus gros marché de l'art.
Mais, comme on peut le voir, tout cela est encore en construction.
Sur le papier, le Chili se développe et s'enrichit.
La réalité pour la population est toute autre.
Et comme un échos au texte précédent,
j'aurais envie d'imager un nouveau concept : une dictature sans dictateur.










déterminé ou tranporté par le hasard,