Mais je ne vais pas vous refaire le même coup.
Juste rapporter ici quelques informations glanées ici et là, autour de moi ou sur Internet, dans la presse ou en discutant avec les gens.
Parce que ces derniers temps, la femme, la condition féminine, ou le sexe féminin était dans toutes les bouches (si j’ose dire).
Ici bien sûr, on ne parle que d’elle, de cette femme argentine, première femme élue président en Argentine et qui prend (ceci n’est pas anodin non plus) la succession de son mari, je veux parler de Cristina Kirchner. Alors, pour une fois, les Chiliens peuvent s’enorgueillir d’avoir précédé les argentins sur un point : ils ont déjà élu une femme à la plus haute fonction et sans avoir eu recourt à une épouse de président sortant.
L’histoire amour-haine entre Argentins et Chiliens, un peu comme celles que les Français entretiennent avec les Anglais, se poursuit donc, sur fonds de victoire nette en football des Argentins lors de la dernières confrontations que les Chiliens sont allés digérer en battant à leur tour les Péruviens, autres rivaux historique et traditionnels (comme les Français avec les Allemands).
Un ami poète me fit alors part de sa réflexion sur les élections de femmes présidente, se demandant avec
beaucoup de sagesse pourquoi les pays réputés machistes sont-ils les premiers à avoir élu des femmes ? Bien sûr il ne faudra jamais comparer les pays nordiques avec les pays d’Asie les pays
d’Amérique latine et encore moins, sur un même continent, les pays entre eux ; comparaison n’est pas raison et chaque élection est une histoire unique. Mais élit-on un homme comme on élit
une femme ? Madame Royal, looser, semble s’être fait une spécialité d’aller encourager ou féliciter celles qui parviennent là où elle a elle-même échoué. Elle était au Chili pour Bachelet,
elle revient d’Argentine. Au moins, pour les autres, elle ne porte pas la poisse, mais nul n’est prophète en son pays.
(petite dédicace pour Gwen...)
Du reste, je ne sais pas si j’agis en machiste en voulant faire une distinction des hommes et des femmes en politique. Depuis que des femmes sont aux manettes, il n’y a pas moins de guerres, de
misères ou de malheur dans notre monde. Je serai curieux tout de même de savoir si la condition de la femme a progressé de façon constante depuis la seconde moitié du XXe siècle. Je lis ainsi
qu’il y aurait actuellement sur le territoire français 50000 femmes excisées.
J’apprends par ailleurs que le taux de natalité au Chili est de l’ordre de 1,7, ce qui est très bas et ne permet pas le renouvellement des générations, ce qui en fait un pays développé d’un point de vue déformée de la statistique démographique pour débutant. Cela n’empêche pas qu’à peine autorisée, la pilule du lendemain fasse de nouveau débat. Ils se demandent ici si cette pilule est abortive, ce qui serait alors contraire à la loi (la plus intolérante en matière d’avortement puisque ce dernier est interdit, quelque soient les circonstances).
Alors, ajoutons à cela ces femmes moins bien payées que les hommes à travail équivalent, celles couchant sous des tentes dans les rues de Paris, celle qui dans les rues aux frontières de Paris tapinent pour le compte de mafia esclavagistes, celles que l’on marient de force ou renvoie en charter, celles que l’on voilent ou que l’on viole, que l’on montre nues pour vendre des tronçonneuses ou que l’on pousse à l’anorexie par dictature marketing… et on se rend compte que la Cristina argentine, sous ses faux air d’Eva Peron populiste,, n’est qu’un joli arbre qui cache la forêt de femmes maltraitées.
Evidemment, il me semble inutile de parler plus longuement ici : de l’augmentation de 140% du salaire du Président Sarko quand dans le même temps il appelle les gens à travailler plus pour gagner plus ; de la gestion des évacuations des femmes des tentes de la rue de la Banque ; des mensonges ou des « ya pas de fumée sans feu » concernant le bizness de notre nouveau Ministre des sports ou des diplômes de notre Ministre de la Justice.
Enfin, notons l’étrange rapprochement de deux thèmes : d’un côté le test ADN inscrit dans une loi pour réglementer encore davantage l’immigration en général et les regroupements familiaux en particulier, et de l’autre cette histoire d’Arche de Zoé qui semble vouloir sauver des enfants dont on s’empresse (heureusement ?) de chercher des proches plutôt que de les recevoir en France.








déterminé ou tranporté par le hasard,