Le tremblement de Terre en Chine et son immense cortège de victimes.
Le typhon en Birmanie et son similaire cortège.
Le volcan Chaiten au Chili et ses répercussions hors d'échelle.
Cela me donne le blues,
l'envie de me lamenter avec la langueur des musiques des steppes...
Parce que je passe ces jours-ci
beaucoup de temps dans cette bulle incroyablement cynique,hors du monde et du temps réel, qu'est le lobby d'un hotel de luxe.
Ici, tout est neutre, propre, sans risque, sans particularité, lisse à en mourir.
Parce que je lis les journaux économiques ou politiques à dispositions des clients de l'hotel et que les nouvelles sont toujours alarmantes, tristes mais sans fin.
Parce que l'instruction pour rechercher l'assassin de Victor Jara a été close sans trouver le coupable.
Parce que le Chili se prépare à célébrer dans deux ans son bicentenaire avec une constitution made in Pinochet.
Et parce que Berlusconi, après Sarkozy, nous refait le coup de la lutte contre les clandestins et l'immigration...
Ca fleure bon les années trente.
Et je tombe sur cette publicité :
Quel cynisme ou quel manque de culture ou
d'éducation ou de respect pour ceux qui souffrent.Cette publicité est bien à l'image du cynisme empresarial mondial qui se gave de plus en plus tandis que la famine et les restrictions guêtent les plus fragiles qui sont aussi les plus nombreux.
Et ce stupide toro rouge qui réveille en moi les désirs morbides d'aficionado de corridas, me rappelle le massacre immense de vaches au seul nom de ce foutu principe de précaution qui préfèra que l'on tue des millions de bovins sous les yeux de ceux qui n'ont pas assez à bouffer plutôt que de risquer de cotaminer trois pelés et un tondu ?
Meeeeuuuuuuuuuuuuuuuhhhhhhhhhh
Meuuuuuuuuuhhhhhhhhh
Meuuuuuuuuuuuuuuhhhh
Meuh, que fait la police ?
Evidemment, le dimanche, on est davantage enclin à ne rien faire...
Alors, bien sûr, il y a le QUIZZ,
mais un dimanche sans QUIZZ est-il plus amusant
qu'un dimanche à la campagne,
qu'un dimanche de A à Z
ou qu'un dimanche de pioche ?
Bien sûr, le QUIZZ eut été plus simple avec ce genre de photo :
Personne n'aurait dit Jean-Pierre Rive ou Serge Blanco...
Cette pub, je l'ai volée dans un Libé que m'a laissé
une touriste de passage à Valparaiso.
Je la trouve franchement nullissime.
Parce que franchement, si c'est "l'art de porter du Caron",
c'est pas l'art de porter le ballon de rugby.
Alors, forcément, les jeunes crétins de l'agence de pub
responsable de cette superbe mise en scène
se sont sans doute dit que de montrer Chabal sans ballon,
le coeur de cible ne le reconnaîtrait pas...
Ou alors, ils se sont dit qu'un Chabal sans ballon,
c'est comme montrer un chapon quand on voudrait exhiber un coq.
Je me souviens de la blague (un peu grasse)
d'une revue satyrique du Chili pour les premières fêtes de Pâques
de la Presidenta Bachelet : "Premières Pâques sans les oeufs".
Et puis, c'est quoi ce regard ténébreux de ce barbu
pas plus révolutionnaire que mes antiques professeurs
forcément communistes d'histoire géographie ?
Les plus crétins, lisant la devise "l'art de porter du Caron",
se demanderont si le truc ovoïde noir dans les mains du gorille
est le fameux Caron en question.
Bon allez, suffit les gémériades.
Mais je lance ici un défi,
si quelqu'un trouve les neuf bonnes réponses du QUIZZ,
je vous fais le remake de "L'art de porter du Carton"
avec ma bobine
et mon regard de Gascon ténébreux.
pour, dans un plaisir sadique,
proposer un nouveau QUIZZZZZZ.
Et puisque je suis à Santiago pour suivre une exposition,
baignant actuellement dans l'art et la culture,
bref, puisque je suis en plein bouillon,
et que je suis tombé presque par hasard sur un lieu amusant...
Je vous propose neuf bustes d'hommes célèbres
qui se trouvaient sur le péron du centre culturel
d'un quartier de Santiago.
Le premier qui me donne la liste de ces neufs personnages
gagnera un souvenir du Chili (et toute mon estime)
Bien évidemment, un peu de jugeotte est nécessaire,
car c'est bien plus simple qu'il n'y paraît... lalalalalala....lalala...
Enfin, ceux que les quizz emmerde profondément,
je les invite alors à simplement cliquer sur ces illutres pour
répondre à l'invitation au voyage...
Déjà une semaine que je traîne mes guêtres dans la capitale chilienne.
Les joies des transports en commun bondés ou incompréhensibles,
des queues dans les boutiques ou dans le métro,
du bruit, de la polution,
de la pluie qui rend les chaussés brillantes de graisses saturées,
des gens fatigués, irritables, exténués,
de l'incroyable quantité de nouveaux édifices en construction,
de l'offre culturelle abondante,
de l'offre de malbouffe très abondante,
de l'offre de tentation de consommation débordante...
Que du bonheur.
Mais ce n'est pas encore New York !
Parce que le métro et les bus dysfonctionnent à plein tube ?
Parce que tout est à crédit ?
Parce que les discriminations sont trop grandes et trop criantes ?
Parce que ca ne parle que très rarement une autre langue
(ou alors seulement dans les hôtels remplis d'hommes d'affaires étrangers) ?
Et dire qu'une revue made in USA mais publiée en espagnol,
et spécialisée sur l'Amérique latine,
place Santiago comme la troisième ville où il faut investir et faire du bizness
après Sao Paulo et Mexico, mais avant Buenos Aires, Caracas ou Miami...
Ca laisse rêveur...
Seule question intéressante,
comment la population de la capitale va-t-elle intégrer,
culturellement et socialement,
le passage d'une habitabilité horizontale
(longtemps, ils construisirent à plat, pas plus d'un étage à cause des tremblements de terre mais aussi parce qu'il y avait largement la place de s'étendre),
à une vie verticale dans ces centaines de tours de plus de 25 étages
qu'ils construisent partout où ils peuvent ?
Passer de l'horizontalité à la verticalité est-il l'avenir du Chili ?
Comme un Chili qui se lève et se met au garde à vous ?
"En avril 2008 Faut que j'exil' !"
Donc, demain dimanche, à l`heure où blanchit la campagne,
mais sans Victor Hugo,
(savez-vous d'ailleurs qu'il y a au moins trois Victor Hugo à Valparaiso ?)
je m'en irai... à Santiago..
du Chili !
Ca faisait bien longtemps que je n'y avais plus mis les pieds...
Etonnant quand on sait que c'est la capitale,
qu'elle n'est qu'à 120 kilomètres de Valparaiso
et qu'il y a tant de belles choses à voir et à vivre.
En vérité, je rêve d'aller à Santiago...
de Cuba !
J'ai quelque part dans ce qui fut ma chambre d'enfant et d'adolescent,
une superbe peinture représentant Santiago de Cuba.
Mais c'est un autre voyage.
Pour le moment, je me contenterai de Santiago du Chili.
J'y vais avant tout pour des raisons professionnelles,
mais cela ne m'empêchera pas de mesurer l'amélioration du Transiantiago
(nouveau système de transport qui mit la Presidenta au bord du goufre),
de goûter les joies des musées, galeries d'arts, boutiques, cinema,
de découvrir d'autres bons restaurants et d'autres bars agréables,
de prendre le poul de cette population chiliennes
(puisque près d'un Chilien sur trois vit à Santiago)...
Bref, je ne vais pas m'ennuyer.
D'autant que je sais que cette capitale a encore de nombreuses zones d'ombre dans mes connaissances partielles acquises au fur et à mesure de mes déambulations épisodiques de voyageur infatigable.
On ne visite pas une ville de plus de cinq millions d'habitants en claquand des doigts, il faut à la fois le temps et l'énergie, la volonté et le désir, et aussi une part de chance.
Et puis, le développement du pays est tel, qu'il se contruit actuellement des tours et des édifices (de logement ou de bureau), ainsi que toute sorte de centres commerciaux (les fameux malls) dans tous les coins, modifiant les paysages, les perspectives, les quartiers, les routes.
Cela prend d'ailleurs une allure qui pour moi, petit Francais de son sud-ouest, est complètement folle. Je me souviens du leitmotiv " Quand le bâtiment va, tout va", mais je sais à présnt que c'est partiellement faux.
Certes, actuellement le bâtiment va très bien, mais peu nombreux sont ceux qui en profite vraiment, à part les gros promoteurs immobiliers, les commerciaux, les agences (qui sont souvent d ela même compagnies que les promoteurs).
Parce que les ouvriers sont toujours aussi mal payés,
les Chiliens qui achètent ces logements neufs s'endettent dangereusement,
la hauteurs des tours, même s'il est dit qu'elles ont les dernières caractéristiques antisismiques, me semblent dangereusement hautes
(et je ne suis pas le seul à le dire),
sans compter la qualité des matériaux...
Et à Valparaiso ou sur la côte, cette profusion de construstion en hauteur est en train de massacrer les paysages et les belles vues.
Les Chiliens rêvent sans doute de faire de Santiago
un nouveau New York...
Moi, ca m'irait bien à condition que Santiago, à l'instar de New York, deviennent aussi un des plus gros marché de l'art.
Mais, comme on peut le voir, tout cela est encore en construction.
Sur le papier, le Chili se développe et s'enrichit.
La réalité pour la population est toute autre.
Et comme un échos au texte précédent,
j'aurais envie d'imager un nouveau concept : une dictature sans dictateur.






















déterminé ou tranporté par le hasard,